L'Agence canadienne d'inspection des aliments met en place des mesures de contrôle des maladies pour prévenir la propagation de la myiase à Cochliomyia hominivorax
EnglishOTTAWA, ON, le 5 juin 2026 /CNW/ - À la suite de la découverte confirmée de la myiase à Cochliomyia hominivorax chez un veau au Texas, l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) a annoncé aujourd'hui la mise en œuvre de restrictions temporaires à l'importation de bétail, y compris de chevaux, en provenance des régions touchées. Les animaux originaires du Texas ou y ayant séjourné dans les 21 jours précédant leur arrivée à la frontière ne seront pas admis au Canada. Plusieurs États américains ont également pris des mesures pour limiter le risque de propagation. L'ACIA continuera de travailler en étroite collaboration avec ses homologues des États-Unis pour évaluer l'évolution de la situation et adapter les mesures au besoin.
Les larves carnivores de la mouche parasite responsable de cette maladie (lucilie bouchère du Nouveau Monde) représentent une menace pour la vie des animaux hôtes. Bien que notre climat plus froid ne soit pas propice à l'établissement à long terme de la mouche au Canada, cette dernière peut survivre pendant de plus courtes périodes au cours des mois d'été. Une intervention immédiate est une mesure d'atténuation des risques appropriée pour prévenir son introduction et protéger la santé animale.
Les propriétaires d'animaux de même que les vétérinaires sont encouragés à porter une attention particulière aux signes d'infestation éventuelle de larves de lucilie bouchère chez le bétail. La maladie se caractérise généralement par une plaie qui s'aggrave avec le temps et s'accompagne d'un écoulement ou d'une odeur nauséabonde. Par ailleurs, les Canadiennes et Canadiens qui voyagent au Texas avec leurs animaux de compagnie sont invités à faire preuve de vigilance et à les examiner de façon régulière pour détecter tout signe de la présence de larves.
Au Canada, la myiase à Cochliomyia hominivorax est une maladie à notification immédiate aux termes de la Loi sur la santé des animaux. Les propriétaires d'animaux doivent communiquer avec leur vétérinaire s'ils soupçonnent la présence de la maladie, car l'identification de la mouche ne peut être confirmée qu'au moyen de tests de laboratoire. Les responsables de laboratoire sont en outre tenus d'aviser l'ACIA de tout cas soupçonné ou avéré d'infestation.
Faits en bref
- La lucilie bouchère du Nouveau Monde est une mouche parasite dont les larves (asticots) se nourrissent des tissus vivants d'animaux à sang chaud. Lorsque les larves s'enfoncent dans la chair d'un animal vivant, elles causent des lésions graves, souvent mortelles.
- Elles peuvent infester le bétail, les animaux domestiques, la faune sauvage, parfois les oiseaux et, dans de rares cas, les humains.
- La lucilie bouchère du Nouveau Monde n'est pas présente au Canada et ne peut pas survivre à nos hivers. Elle préfère les milieux chauds et humides où la température de l'air se situe entre 25 et 30 degrés Celsius.
- Elle est endémique dans les pays d'Amérique du Sud et des Caraïbes.
- Le Mexique a également signalé des cas de myiase à Cochliomyia hominivorax. À l'heure actuelle, le Canada interdit l'importation de bovins, de bisons, de moutons, de chèvres, de cervidés et de porcs en provenance du Mexique et impose des conditions strictes pour l'importation de chevaux en provenance de ce pays afin d'empêcher l'introduction de maladies animales sur le territoire canadien.
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Chaque jour, les membres du personnel dévoués de l'ACIA, dont les inspectrices et les inspecteurs, les vétérinaires et les scientifiques, inspectent les aliments pour en vérifier la salubrité, protègent les végétaux contre les ravageurs et les espèces envahissantes et interviennent dans les cas de maladie animale qui pourraient menacer le cheptel national et la santé humaine au Canada. Guidée par un processus décisionnel axé sur la science et une réglementation moderne, l'Agence vérifie que les aliments vendus au Canada sont salubres, tout en favorisant l'accès aux marchés internationaux de nos produits agricoles de qualité supérieure. Pour en savoir plus, consultez le site de l'Agence canadienne d'inspection des aliments.
SOURCE Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA)

Personnes‑ressources : Relations avec les médias, Agence canadienne d'inspection des aliments, 613-773-6600, [email protected]
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