Journée nationale des patriotes - Deux désignations en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel
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Cabinet du ministre de la Culture et des Communications11 mai, 2026, 10:30 ET
QUÉBEC, le 11 mai 2026 /CNW/ - Le ministre de la Culture et des Communications, M. Mathieu Lacombe, annonce la désignation de Jean-Olivier Chénier, figure marquante du mouvement patriote et des rébellions de 1837-1838, comme personnage historique en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel. Le ministre annonce également la désignation de la pendaison des patriotes à titre d'événement historique. Par ces désignations, le ministre souhaite rappeler la mémoire de ces figures marquantes qui ont perdu leur vie en luttant pour l'obtention d'institutions plus démocratiques pour le Bas-Canada, devenu le Québec.
Jean-Olivier Chénier
Né le 9 décembre 1806, Jean-Olivier Chénier devient médecin puis s'établit à Saint-Eustache. Chénier s'intéresse de près à la politique et développe des convictions démocratiques et anticolonialistes. Il appuie le Parti patriote, qui réclame une réforme des institutions du Bas-Canada et en devient un organisateur politique, soutenant l'élection de députés du Parti à compter de 1829. Au printemps de 1837, il est un des chefs patriotes du comté de Deux-Montagnes. En novembre, craignant une insurrection, les autorités coloniales lancent des mandats d'arrestation pour haute trahison contre les chefs patriotes, dont Chénier. Le 14 décembre 1837, 1 500 soldats britanniques et volontaires loyaux arrivent à Saint-Eustache, contre seulement 250 rebelles. Chénier mène courageusement les troupes patriotes, et y laissera sa vie, abattu en tentant de fuir l'église du village incendiée par les troupes adverses, où lui et 60 de ses hommes s'étaient réfugiés. Jean-Olivier Chénier est reconnu comme symbole de la sincérité et du courage des patriotes face à l'oppression coloniale.
Pendaisons des patriotes
En 1837 et en 1838, les soulèvements patriotes sont réprimés par l'armée britannique et des volontaires loyaux. Ils marquent l'aboutissement d'une longue crise politique, née des revendications du Parti patriote en faveur d'institutions plus démocratiques. Le mouvement des patriotes milite notamment pour la reconnaissance de leur nationalité et l'obtention d'un gouvernement responsable, où le pouvoir politique et le contrôle des finances seraient exercés par des représentants élus du peuple, plutôt que par des marchands et hommes de loi rassemblés autour du gouverneur.
À la suite des soulèvements, des procès sont tenus à Montréal sous la loi martiale : sur 108 accusés, 99 sont condamnés à mort. Ces exécutions publiques ont lieu sur un échafaud installé au-dessus du mur d'enceinte de la prison commune du district de Montréal, connue maintenant sous le nom de prison des Patriotes-au-Pied-du-Courant. Elles suscitent une vive émotion parmi la population. Les pendaisons du 15 février 1839 marquent la fin des exécutions, mais les châtiments à l'encontre des patriotes se poursuivent en 1839, la majorité des autres condamnés à mort étant déportés en Australie.
Citation
« Les désignations annoncées aujourd'hui appellent à un moment solennel à la mémoire des patriotes, nombre d'entre eux ayant fait le sacrifice ultime pour la lutte des droits et libertés et la mise en place d'un système de gouvernement démocratique et représentatif. Ce que nous tenons comme acquis aujourd'hui s'est bâti grâce au courage et à la détermination des générations de démocrates qui nous ont précédés, et je souhaite perpétuer la mémoire de ces figures marquantes de notre histoire collective. »
Mathieu Lacombe, ministre de la Culture et des Communications
Faits saillants
- Le 18 mai 2026 marque la Journée nationale des patriotes.
- Instaurée par le gouvernement du Québec en 2002, cette journée vise à souligner l'importance de la lutte des patriotes de 1837-1838 pour la reconnaissance de leur nation, pour la liberté politique de celle-ci et pour l'établissement d'un gouvernement démocratique.
- La désignation représente l'un des cinq statuts légaux qu'il est possible d'attribuer à un élément du patrimoine culturel au Québec en vertu de la Loi sur le patrimoine culturel.
- Le ministre de la Culture et des Communications peut désigner un élément du patrimoine immatériel, un personnage, un événement ou un lieu historique pour reconnaître formellement son intérêt patrimonial, le mettre en valeur et encourager sa transmission de génération en génération.
Liens connexes
Répertoire du patrimoine culturel du Québec
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SOURCE Cabinet du ministre de la Culture et des Communications

Source : Delphine Mantha, Conseillère aux communications, Cabinet du ministre de la Culture et des Communications, 514 585-8068, [email protected]; Information : Équipe des relations médias, Ministère de la Culture et des Communications, 418 380-2388, [email protected]
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