Jeunesse, J'écoute écrit une lettre ouverte pour demander à tous les Canadiens et Canadiennes de soutenir les jeunes Autochtones à l'approche de la Journée nationale des Autochtones, qui aura lieu le vendredi 21 juin

TORONTO, le 11 juin 2013 /CNW/ - Imaginez si, dans votre communauté, 50 % des gens étaient touchés par le suicide. Ce pourrait être n'importe qui : l'homme qui se trouve derrière vous dans la file à l'épicerie, la bibliothécaire préférée de votre enfant, votre voisin, la femme qui vient vous porter votre courrier chaque matin.

Pour les membres de la Première Nation de Neskantaga, il ne s'agit pas d'un scénario hypothétique. Le suicide est ce qui a amené cette petite communauté isolée du nord-ouest de l'Ontario à déclarer l'état d'urgence plus tôt ce printemps.

Depuis des décennies, le taux de suicide chez les Canadiens autochtones est plusieurs fois supérieur à celui de la population canadienne non autochtone, et il augmente à un rythme alarmant. Une étude a même montré que ce taux a grimpé de 400 % en 10 ans dans certaines communautés du nord de l'Ontario.

À quoi ressemble la vie d'un jeune qui grandit dans une communauté en crise? Chez Jeunesse, J'écoute, les intervenants professionnels parlent régulièrement à des garçons et à des filles qui se trouvent dans cette situation, notamment à des adolescents de communautés isolées, comme Neskantaga, Attawapiskat, Pikangikum, Cat Lake et Eabametoong, et qui font face à la dépression, à la pauvreté et au suicide.

Dix pour cent des clients de Jeunesse, J'écoute déclarent être membres d'une Première Nation, être Autochtones ou Métis, ce qui est approximativement deux fois plus élevé que la proportion qu'ils représentent au sein de la population canadienne. Comme les jeunes de partout au pays et de tous les types de communautés, ces enfants et ces adolescents vivent des pressions sociales, scolaires et émotionnelles, ressentent de l'anxiété et sont confrontés à des incertitudes.

Mais ils nous disent également que, en plus de devoir affronter les difficultés auxquelles on se heurte quotidiennement lorsqu'on grandit, ils mènent une vie extrêmement dure. Ces jeunes sont placés devant des défis énormes et ont l'impression qu'ils ne peuvent rien faire pour apaiser leurs douleurs. Ils se sentent par conséquent de plus en plus désespérés.

En 2010, ils ont informé Jeunesse, J'écoute que les services de soutien en santé mentale auxquels ils avaient accès étaient limités, très peu nombreux, et pas adaptés à leur réalité. Dans les petites communautés où tout le monde se connaît, le respect de la vie privée, l'anonymat et la confidentialité sont des facteurs qui empêchent bien des jeunes de demander de l'aide.

« Beaucoup de jeunes nous ont fait savoir que, dans les communautés éloignées, nous sommes souvent le seul service auquel ils ont accès, rapporte Todd Solomon, directeur des services cliniques en anglais chez Jeunesse, J'écoute. Nous avons donc compris que le contexte faisait en sorte que nous n'avions d'autre choix que d'adapter les services de soutien que nous leur offrons. »

Il faudra plus qu'un seul organisme, un seul gouvernement ou une seule méthode pour résoudre le problème. Chez Jeunesse, J'écoute, nous reconnaissons que les jeunes sont les experts de leur propre vie et que, pour entreprendre le processus de guérison, l'approche utilisée devra être collaborative, axée sur la communauté et encourager la pleine participation des jeunes.

Nous devrions tous être alarmés par le fait que le taux de suicide chez les jeunes Canadiens est le troisième en importance parmi les pays industrialisés. Plus de 70 % des adultes déclarent que leurs problèmes de santé mentale sont apparus pendant l'enfance ou au début de l'adolescence; cependant les services de santé mentale demeurent fragmentés et sous-financés à l'échelle du pays. Si nous voulons que nos jeunes vivent dans des communautés fortes et en santé, nous devons privilégier les solutions à long terme pour soutenir et promouvoir la santé mentale et le bien-être.

Les jeunes et les communautés des Premières Nations ne peuvent y arriver seuls. Nous sommes tous collectivement responsables de prendre soin des jeunes Canadiens, et cela englobe les enfants de partout au pays. Vous pouvez soutenir les jeunes Autochtones canadiens, qu'ils se trouvent à des milliers de kilomètres de chez vous ou au coin de votre rue. Nous vous invitons à inciter les jeunes qui font partie de votre vie à demander de l'aide, soit pour eux-mêmes ou pour leurs amis. Même le plus petit des encouragements peut leur donner de l'espoir, ce qui implique la différence entre la vie et la mort pour certains. Vous pouvez vous renseigner sur les problèmes que vivent les jeunes Autochtones ainsi que sur ce qui fait que la culture et les peuples des Premières Nations constituent une partie importante et intégrante de notre culture et sensibiliser par la suite votre entourage à ce que vous avez appris. En accordant la priorité à la santé mentale et au bien-être des jeunes des Premières Nations, nous pouvons collectivement nous assurer que les prochains grands titres feront état de la résilience de leurs communautés plutôt que de tragédies.

Si vous ou quelqu'un que vous connaissez avez besoin d'aide, n'hésitez pas à communiquer avec Jeunesse, J'écoute en composant le 1 800 668-6868 ou en visitant l'adresse www.jeunessejecoute.ca.

À propos de Jeunesse, J'écoute
Jeunesse, J'écoute est un chef de file canadien et mondial, connu pour son expertise dans la prestation de services de consultation essentiels, novateurs et professionnels aux enfants et aux jeunes. Depuis 1989, nous apportons une aide cruciale, de l'espoir et du soutien aux enfants, aux adolescents et aux jeunes adultes du Canada en leur offrant un service gratuit, anonyme et confidentiel. Nos intervenants professionnels veillent à la santé mentale et au bien-être de jeunes de 5 à 20 ans, qui proviennent de communautés urbaines, rurales et éloignées, en proposant des consultations individuelles, de l'information et des ressources, en ligne et par téléphone. Nos sites Web primés et reconnus internationalement sont considérés comme un modèle de concept interactif pour les jeunes et donnent accès à des forums de consultation en ligne ainsi qu'à des jeux, à des outils et à des renseignements intéressants et thérapeutiques qui favorisent la résilience et encouragent les jeunes à prendre soin d'eux. En tant qu'organisme caritatif communautaire national, Jeunesse, J'écoute ne reçoit aucun financement public de base et dépend du soutien de membres de la communauté et d'entreprises pour garantir l'accessibilité à ce service essentiel. Nous sommes à l'écoute des 6,5 millions* de jeunes au Canada, 24 heures par jour, 365 jours par année, en anglais et en français.

*Source : Nombre de jeunes qui font partie du groupe d'âge servi par Jeunesse, J'écoute (les jeunes de 5 à 20 ans), selon les données de Statistique Canada de 2011.

Pour de plus amples renseignements :
www.facebook.com/JeunesseJecoute
www.twitter.com/JeunesseJecoute
www.youtube.com/JeunesseJecoute1

SOURCE : Jeunesse, J'écoute

Renseignements :

Les médias peuvent adresser leurs questions à :

Yannick Brouillette
Directeur régional
514 948-8355

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