QUÉBEC, le 17 avril 2026 /CNW/ - Aujourd'hui, des groupes anti-tabac, notamment la Coalition québécoise sur le contrôle du tabac (CQCT), tiendront à Ottawa une conférence de presse demandant au gouvernement fédéral et à la ministre de la Santé, Marjorie Michel, d'interdire les saveurs dans les produits de vapotage à l'échelle canadienne. La Coalition des droits des vapoteurs du Québec (CDVQ) tient à réagir fortement et rappelle que si la protection des jeunes doit être une priorité, Ottawa ne doit surtout pas suivre l'exemple du Québec. La CDVQ dénonce une approche déconnectée des réalités observées sur le terrain au Québec, où l'interdiction des saveurs implantée en 2023 a créé une situation qui frôle la catastrophe.
« On nous présente l'interdiction des saveurs comme une solution miracle pour protéger les jeunes. Or, l'expérience du Québec démontre exactement le contraire : cette mesure n'a pas éliminé l'accès, elle l'a simplement déplacé vers des réseaux incontrôlés, en plus de priver des milliers de fumeurs adultes d'une solution efficace et reconnue pour arrêter de fumer. », a commenté Valérie Gallant, porte-parole de la CDVQ.
Depuis l'abolition des saveurs, plusieurs indicateurs préoccupants se dégagent. D'une part, le marché illicite s'est développé de manière importante, offrant des produits aromatisés facilement accessibles, sans vérification d'âge et sans contrôle de qualité. D'autre part, les jeunes continuent d'avoir accès à ces produits, mais désormais dans un environnement totalement déréglementé. La CDVQ rappelle qu'avant l'entrée en vigueur de ce règlement, les nombreuses boutiques de vapotage obéissaient à des lois strictes, notamment en matière de vérification de l'âge. Or, l'abolition des saveurs a fait en sorte qu'il ne reste qu'une poignée de boutiques de vapotage et qu'à l'inverse, le marché illicite est en forte croissance et ne respecte, bien évidemment, aucune de ces règles.
« En voulant restreindre l'accès, on a en réalité facilité l'accès illégal pour les jeunes. Aujourd'hui, un adolescent peut se procurer des produits aromatisés en ligne, dans sa cour d'école ou via des réseaux parallèles sans aucun souci. Les saveurs sont interdites depuis 2023. Allez vous promener dans les cours d'écoles et vous m'en donnerez des nouvelles. Les jeunes vapotent et on sent les odeurs de fraises ou de bleuets partout. Ils se sont sûrement procurés leurs produits quelque part ! », a souligné Mme Gallant.
Éthique
La CDVQ soulève également des questions quant au positionnement éthique de certains groupes. « Il est étonnant de constater que ces organisations concentrent leurs attaques sur Ottawa, tout en évitant soigneusement de critiquer le gouvernement du Québec, qui a mis en place l'interdiction des saveurs et qui est directement responsable de la crise du vapotage chez les jeunes. Cela soulève des questions légitimes sur leur indépendance, alors que plusieurs d'entre elles bénéficient de financements publics. Est-ce une commande politique du gouvernement du Québec pour détourner la chaleur vers Ottawa ? La question se pose », a conclu Mme Gallant.
La CDVQ appelle le gouvernement du Canada à tirer des leçons concrètes de l'expérience québécoise avant d'aller de l'avant avec une interdiction nationale. Avant d'imposer une interdiction à l'échelle canadienne, Ottawa doit regarder ce qui se passe déjà ici. Le Québec vit actuellement les conséquences d'une politique mal calibrée. Répéter cette erreur à l'échelle du pays serait irresponsable.
Plutôt que de recourir à des interdictions généralisées, la CDVQ appelle à une approche plus rigoureuse et ciblée : renforcement des contrôles, lutte active contre le marché illicite, application stricte des règles existantes et campagnes de sensibilisation adaptées aux jeunes.
SOURCE Coalition des droits des vapoteurs du Québec

Source : Mme Valerie Gallant, porte-parole, Coalition des droits des vapoteurs du Québec, Téléphone : 581 984-0984, Courriel : [email protected]
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