QUÉBEC, le 23 avril 2026 /CNW/ - La Coalition des droits des vapoteurs du Québec (CDVQ) réagit aux conclusions de l'article publié ce matin par La Presse[1], « De la fumée à la vapeur » qui met en lumière une transformation préoccupante des habitudes chez les jeunes, passant de la cigarette traditionnelle au vapotage.
Pour la CDVQ, si les constats soulevés sont préoccupants, ils ne sont en rien surprenants. Ils confirment plutôt les dérives déjà observées sur le terrain depuis l'entrée en vigueur de l'interdiction des saveurs dans les produits de vapotage au Québec en 2023. Cette mesure a de plus privé des dizaines de milliers de fumeurs québécois d'un moyen reconnu et efficace pour arrêter de fumer.
Un déplacement vers un marché incontrôlé
La CDVQ rappelle qu'avant l'interdiction des saveurs, les détaillants spécialisés jouaient un rôle actif dans la prévention de l'accès aux mineurs, en appliquant des règles strictes de vérification de l'âge. Depuis l'interdiction des saveurs en 2023, loin d'avoir réglé le problème, cette mesure a contribué à déplacer l'accès vers des réseaux illicites incontrôlés qui a explosé « Auparavant, il existait un réseau de détaillants responsables qui constituaient une véritable barrière à l'accès des jeunes. Aujourd'hui, les jeunes se procurent ces produits en ligne ou par des réseaux informels. On n'a qu'à se promener dans les cours d'écoles pour sentir les arômes de framboise ou de vanille. Pourtant, toutes les saveurs sont illégales. Forcément, ils se procurent leurs produits sur le marché noir », a ajouté Valérie Gallant.
Protéger les jeunes autrement : Christine Fréchette doit agir
La CDVQ insiste : la protection des jeunes doit demeurer une priorité absolue. C'est pourquoi il faut revoir en profondeur les approches actuelles. « Continuer dans la même direction en espérant un résultat différent n'est pas une stratégie. Si le gouvernement veut réellement protéger les jeunes, il doit reconnaître que certaines mesures ont eu des effets contraires à ceux recherchés et rétablir un cadre réglementaire qui permet un meilleur contrôle du marché. La nouvelle première ministre Christine Fréchette devrait aussi poser un premier geste significatif en commençant par donner l'exemple en ordonnant à la SQDC de retirer immédiatement de ses tablettes et de son site web les produits de vapotage de cannabis qui constituent un attrait inquiétant chez les jeunes. », de conclure Mme Gallant.
À l'aube de la campagne électorale, la CDVQ appelle les décideurs politiques à tirer des leçons des données récentes et à engager une réflexion rigoureuse sur les politiques en place, à la lumière des résultats observés sur le terrain.
SOURCE Coalition des droits des vapoteurs du Québec

Source : Mme Valerie Gallant, porte-parole, Coalition des droits des vapoteurs du Québec, Téléphone : 581 984-0984, Courriel : [email protected]
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