QUÉBEC, le 29 mars 2026 /CNW/ - La Coalition des droits des vapoteurs du Québec (CDVQ) réagit avec une vive inquiétude aux conclusions de l'article publié par le Journal de Montréal1 vendredi dernier révélant que certains adolescents qui vapotent pourraient absorber des niveaux de nicotine équivalents à jusqu'à cinq paquets de cigarettes par jour. Pour la CDVQ, ces résultats sont préoccupants -- mais malheureusement prévisibles.
La CDVQ estime que la situation actuelle est directement liée à la décision du gouvernement du Québec qui a aboli les saveurs dans les produits de vapotage, ce qui a eu pour effet de déplacer l'accès vers un marché noir incontrôlé.
« Ce que révèle cette enquête est extrêmement préoccupant, mais ce n'est pas une surprise. Nous sommes d'accord avec le Dr Nicholas Chadi qui affirme que la situation est devenue un enjeu majeur de santé publique. En interdisant les saveurs, le gouvernement a perdu complètement le contrôle et les jeunes n'ont malheureusement jamais eu autant accès aux produits de vapotage. Aujourd'hui, les produits circulent librement sur le marché noir, sans aucune supervision, sans contrôle de qualité et sans encadrement de la vente. De plus, le marché offre des produits avec des taux de nicotine dangereusement élevés », a commenté Valérie Gallant, porte-parole de la CDVQ.
La CDVQ rappelle qu'avant l'entrée en vigueur de l'interdiction des saveurs dans le vapotage, les boutiques spécialisées et les détaillants jouaient un rôle actif d'encadrement dans la prévention de l'accès chez les mineurs, en appliquant des règles strictes de vérification de l'âge. Or, la situation actuelle est tout autre. « Auparavant, il existait un réseau de détaillants responsables qui constituaient une véritable barrière à l'accès des jeunes. Aujourd'hui, les jeunes se procurent ces produits en ligne ou par des réseaux informels. On n'a qu'à se promener dans les cours d'écoles pour sentir les arômes de framboise ou de bleuet. Pourtant, toutes les saveurs sont illégales. Forcément, ils se procurent leurs produits sur le marché noir », a ajouté Valérie Gallant.
La CDVQ soutient que l'interdiction des saveurs n'a pas atteint son objectif de protection des jeunes, mais a plutôt contribué à l'essor d'un marché parallèle qui échappe complètement aux autorités. Si le gouvernement veut réellement protéger les jeunes, il doit reconnaître les effets néfastes de la réglementation actuelle et revoir son approche afin de rétablir un cadre contrôlé, sécuritaire, responsable et efficace. La CDVQ invite enfin les partis d'opposition, dont le Parti libéral du Québec, le Parti québécois et le Parti conservateur, à se positionner sur la question à l'aube de la prochaine campagne électorale.
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SOURCE Coalition des droits des vapoteurs du Québec

Source : Mme Valerie Gallant, porte-parole, Coalition des droits des vapoteurs du Québec, Téléphone : 581 984-0984, Courriel : [email protected]
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