MONTRÉAL, le 23 janv. 2026 /CNW/ - C'est avec une grande tristesse que la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal annonce le décès de son ancien président général, Jean Dorion, président de cette institution de 1989 à 1994 et de 2003 à 2008, faisant de lui le président ayant exercé cette fonction pendant la plus longue période de l'histoire de la SSJB. En 1994, Jean Dorion est délégué général du Québec à Tokyo et en 2008, il est élu député du Bloc québécois dans la circonscription Longueuil-Pierre-Boucher.
Sociologue de formation, Jean Dorion s'est investi toute sa vie dans l'avancement de la langue française et l'accession du Québec au statut d'État souverain. Militant du Rassemblement pour l'indépendance nationale (RIN) dans les années 60, membre fondateur du Parti Québécois, Jean Dorion adhère très tôt à la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) de Montréal qui deviendra plus tard son principal foyer d'action civique et patriotique.
Dès les années soixante, avant même son adhésion au Rassemblement pour l'indépendance nationale (RIN) en 1962, Jean Dorion soutenait déjà l'indépendance du Québec. Il fut l'un des fondateurs du Parti québécois et il a occupé des postes clés au sein de l'administration politique québécoise, d'abord au cabinet du ministre de l'Immigration, Jacques Couture, et ensuite au cabinet de Gérald Godin, alors ministre responsable de l'application de la Charte de la langue française. Jean Dorion devient ensuite agent de liaison avec les communautés culturelles au ministère des Communautés culturelles et de l'Immigration et président du comité de la langue de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal à l'époque des grandes manifestations pour la défense de la Loi 101. Aux côtés de Nicole Boudreau, alors présidente de la SSJB, il a joué un rôle significatif dans le cadre de la fameuse campagne « Ne touchez pas à la Loi 101 ».
Jean Dorion est le 76e président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, poste qu'il occupe d'abord de 1989 à 1994. Parmi ses nombreuses réalisations, on compte la création du Comité Passeport Québec, la campagne contre la Loi 86 et, à titre de président du comité de la Fête nationale du Québec, le retour du Défilé en 1990 après plus de 20 ans d'absence.
De 1994 à 2000, Jean Dorion est délégué général du Québec au Japon. À ce titre, il contribue à la consolidation des échanges entre le Québec et le Japon en matière de politique, d'économie et de culture.
De retour au Québec, Jean Dorion est à nouveau élu président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal. C'est sous cette présidence entre 2003 et 2008 que naît le Mouvement Montréal français (MMF), affilé au Mouvement Québec français.
Le 14 octobre 2008, il est élu député du Bloc québécois dans la circonscription Longueuil-Pierre-Boucher. Il demeurera en poste jusqu'au 1er mai 2011. Durant ces années, il continuera à entretenir des relations étroites avec le Japon. Le 5 mars 2020, lors d'une cérémonie officielle, le pays le décorera de l'Ordre du Soleil levant. Cette très haute distinction vise à honorer des individus, japonais ou étrangers, qui ont contribué de façon remarquable à l'avancement de ce pays.
Partie prenante des débats entourant la laïcité et l'identité québécoise, Jean Dorion publie en 2013 le livre Inclure - Quelle laïcité pour le Québec ? dans lequel il prône une laïcité inclusive.
Le Québec chevillé au cœur, Jean Dorion aura consacré sa vie à le faire grandir, connaître, et aimer.
« En mon nom personnel, et au nom de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, j'offre mes plus sincères condoléances à sa famille, ainsi qu'à ses nombreux amis.es et à tous ceux et à toutes celles qui ont œuvré à ses côtés. Tout au long de sa vie, Jean Dorion est demeuré profondément fidèle à son engagement envers le Québec. Il répétait souvent que sa présidence à la tête de la SSJB comptait parmi les plus grandes fiertés de sa vie. Sa feuille de route, marquée par des réalisations majeures tant sur le plan politique, diplomatique que civique, témoigne d'un engagement exceptionnel au service de la patrie. Il nous manquera profondément », a déclaré Marie-Anne Alepin, présidente générale.
Plus de détails suivront concernant ses funérailles qui auront lieu à la Maison Ludger-Duvernay, siège social de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.
SOURCE Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal

Contact médias : Jacques Bouchard -Relationniste de presse, SSJB de Montréal, [email protected], 514-206-1439
Partager cet article