Former les futurs psychiatres au contact de la réalité de l'itinérance - Un levier concret pour renforcer la réponse en santé mentale à Montréal
MONTRÉAL, le 7 janv. 2026 /CNW/ - Le Mouvement pour mettre fin à l'itinérance à Montréal (MMFIM) salue la proposition visant à exposer les futurs psychiatres à la réalité de la rue et de l'itinérance. Cette initiative s'inscrit dans une approche résolument proactive et orientée vers une intention louable, dans le but de répondre plus efficacement aux besoins complexes des personnes en situation d'itinérance à Montréal.
L'itinérance est étroitement liée à des enjeux majeurs de santé mentale, qui nécessitent une réponse renforcée, mieux intégrée et mieux outillée du réseau de la santé. Sensibiliser les futurs professionnels à ces réalités et les habiliter à intervenir auprès de populations qui sont fortement marginalisées constitue un pas important vers une action collective plus cohérente et plus humaine.
La santé mentale, un enjeu central documenté par les données
Depuis 2016, le MMFIM tient un tableau de bord sur les personnes en situation d'itinérance ayant accédé à un logement permanent grâce, notamment, à l'accompagnement d'organismes communautaires. Les données sont éloquentes : près du tiers de ces personnes déclarent vivre avec des problématiques de santé mentale, souvent combinées à des enjeux de santé physique, de traumatismes, de dépendance et de ruptures sociales profondes.
Ces constats confirment l'urgence de mieux préparer les futurs psychiatres à intervenir dans des contextes complexes, où les déterminants sociaux de la santé jouent un rôle central.
« Les personnes en situation d'itinérance vivent fréquemment avec des problématiques de santé mentale et physique, des traumatismes et des parcours de désaffiliation sociale. Les futurs psychiatres sont des partenaires clés de l'effort collectif pour réduire l'itinérance à Montréal. Cette initiative est porteuse d'espoir, et nous souhaitons vivement que le projet pilote démontre des résultats probants et puisse être pérennisé », explique la directrice générale du MMFIM, Michèle Chappaz,
Les organismes communautaires, des partenaires incontournables
Les organismes communautaires qui travaillent en itinérance sont très souvent les premières ressources à accueillir les personnes qui se trouvent en situation d'itinérance et qui ont des besoins en lien avec leur santé physique et mentale. Ainsi, ils sont des partenaires précieux pouvant donner des occasions d'apprentissage aux futurs médecins et psychiatres. D'ailleurs, des médecins spécialisés en psychiatrie offre déjà des services en psychiatrie urbaine et communautaire à travers les programmes PRISM dans quelques organismes communautaires à Montréal.
Enfin, le MMFIM tient aussi à souligner que ces programmes visent ultimement à permettent aux personnes de réintégrer un logement et, ainsi, à diminuer l'itinérance. Toutes mesures qui permettent d'augmenter l'accès au logement permettent donc d'assurer la sécurité et la dignité des personnes qui sont trop souvent désaffiliées.
SOURCE Mouvement pour mettre fin à l'itinérance à Montréal

Contact : Alexandre Lampron, Consultant indépendant, Affaires publiques, 514 927-8092
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