Falsification de rapports à la DPJ : Le Parti libéral du Québec réclame des congédiements immédiats et une directive ministérielle
LAVAL, QC, le 6 juill. 2026 /CNW/ - À la suite des révélations troublantes entourant la falsification d'un rapport d'évaluation par des cadres de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) à Laval, la porte-parole du PLQ en matière de protection de la jeunesse, Brigitte Garceau, exige des sanctions exemplaires et une intervention politique immédiate.
Un jugement de la Chambre de la jeunesse de Laval a mis en lumière des manœuvres inacceptables : une coordonnatrice et une cheffe de service ont sciemment modifié un rapport officiel pour en retirer tous les éléments favorables à une mère, dans le but d'écarter celle-ci de la vie de ses deux jeunes enfants. Ces altérations graves ont été effectuées à l'insu de l'intervenante attitrée, en utilisant sa signature électronique pendant ses vacances. Les informations indiquent que le Directeur de la DPJ était pleinement au courant que ses équipes induisaient le tribunal en erreur pour maintenir leur orientation initiale.
Mme Garceau dénonce également le fait que la DPJ utilise un logiciel de gestion documentaire qui peut rendre la détection de telles modifications extrêmement difficile. Cette opacité technologique mine l'intégrité du système de justice et met en péril les droits fondamentaux des enfants et des familles.
Devant la gravité des faits, qui font écho à d'autres irrégularités documentaires systémiques observées récemment en Mauricie-Centre-du-Québec, la députée formule des demandes claires et non négociables :
Des congédiements immédiats : Le départ du directeur de la DPJ de Laval, de la coordonnatrice et de la cheffe d'équipe impliquées dans cette affaire.
Une action ministérielle forte : L'émission immédiate d'une directive ministérielle par le ministre des Services sociaux afin d'ordonner la cessation immédiate de toute pratique de falsification ou d'altération de rapports au sein de l'ensemble des directions de la DPJ du Québec.
Citation :
« Nous faisons face à une rupture de confiance majeure. Qu'un tribunal doive comparer des versions de documents pour découvrir que des cadres de la DPJ ont truqué un rapport pour arracher des enfants à leur mère est indéfendable. Le Directeur de la DPJ savait que ses subordonnées induisaient la justice en erreur. On ne peut pas jouer avec l'avenir de nos enfants par l'entremise de rapports falsifiés. Je demande le congédiement immédiat du directeur, de la coordonnatrice et de la cheffe d'équipe. Le ministre doit sortir de son mutisme et émettre une directive ministérielle claire pour que cette pratique de falsification cesse immédiatement partout au Québec. »
- Brigitte Garceau, porte-parole du Parti libéral du Québec en matière de protection de la jeunesse
SOURCE Aile parlementaire du Parti libéral du Québec

Sources : William Huynh-Jan, Attaché de presse, Aile parlementaire de l'opposition officielle, 514-229-9955, [email protected]
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