Étude conjointe sur l'avenir du travail au centre-ville de Montréal - Six ans après la pandémie, il est temps de se retrouver ensemble… plus souvent!
MONTRÉAL, le 15 janv. 2026 /CNW/ - L'Institut de développement urbain du Québec, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain et Montréal centre-ville unissent leurs forces et présentent les résultats de l'étude L'avenir du travail est ensemble, plus souvent, une analyse conjointe qui démontre les bénéfices essentiels du travail en présentiel pour la productivité, l'innovation et la vitalité urbaine de la métropole.
Les constats sont sans équivoque :
- Un signal clair : le centre-ville doit retrouver son attractivité.
- Malgré une certaine reprise, Montréal accuse un retard quant au retour au bureau : près de 20 % des bureaux du centre-ville sont inoccupés, ce qui se traduit par des pertes estimées à environ 14,1 M$ par semaine pour les commerces, la restauration et la culture.
- À cela s'ajoute un risque fiscal important, avec une dévalorisation évoquée d'environ 10 % et près de 95 M$ de revenus municipaux potentiellement à risque sur trois ans.
Au-delà des chiffres, l'étude rappelle que le présentiel n'est pas une question d'habitude ou d'idéologie : c'est un levier de productivité collective. Quand la présence devient trop rare, les organisations perdent en vitesse d'exécution, en alignement, en circulation de l'information, en mentorat et en cohésion. Ce sont des mécanismes essentiels à l'innovation et à la qualité de livraison, particulièrement dans les environnements complexes.
« Six ans après la pandémie, nous avons jugé important de faire cet état des lieux du centre-ville de Montréal. Il en ressort que malgré une reprise, Montréal demeure en retard pour ce qui est du retour en présentiel. Près de 20 % des bureaux du centre-ville sont inoccupés, fragilisant directement son activité économique et l'écosystème qui en dépend. Les immeubles du centre-ville perdent de la valeur, ce qui ajoute un risque fiscal important pour la ville et sa capacité de générer des revenus suffisants pour financer ses services à la population. Et ultimement, cela peut se traduire par une perte de son attractivité pour les investisseurs et pour les futurs résidents, ce qui plombe sa capacité à rester une métropole de premier plan », a déclaré Isabelle Melançon, présidente-directrice générale de l'Institut de développement du Québec.
« L'enjeu, ce n'est pas de « revenir comme avant ». C'est de retrouver ce qui fait avancer les équipes : l'intelligence collective. Quand on n'est là que deux jours, on perd les rencontres imprévues, propices aux idées et solutions, les échanges informels, le mentorat des jeunes qui se fait sur le terrain, la rétroaction directe des gestionnaires et, au final, on perd en créativité et en rapidité décisionnelle. Pendant que d'autres grandes métropoles reprennent de l'élan grâce à un retour plus structuré, nous, on prend du retard. Or, on ne peut pas avancer à deux vitesses : le privé et le public doivent adopter le même rythme, parce que la fonction publique et les sociétés d'État fixent les normes. Miser sur une présence plus fréquente, prévisible et partagée, c'est faire un choix clair pour la performance des organisations et pour la vitalité du centre-ville. Car quand le centre-ville s'affaiblit, c'est toute la métropole qui perd en compétitivité », a ajouté Isabelle Dessureault, présidente et cheffe de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.
Au terme de cette démarche, l'objectif était également de formuler des recommandations stratégiques à l'intention des parties prenantes ‒ autorités municipales, gouvernements, entreprises, travailleurs et communautés urbaines ‒ afin de soutenir l'essor des centres urbains et de favoriser l'émergence de milieux de travail s'inscrivant dans un modèle plus flexible et adapté aux réalités contemporaines.
« En verdissant, en animant et en prenant soin de ses espaces, le centre-ville se réinvente pour attirer de nouveau les travailleurs, stimuler l'achalandage et soutenir l'économie locale », a indiqué Franck Subra, directeur général par intérim de Montréal centre-ville.
Recommandations stratégiques :
Employés :
1- CRÉER DES LIENS en réinvestissant les moments de présence au bureau pour apprendre et partager, plutôt que simplement « performer ».
2- ORGANISER SON HORAIRE selon son rythme de travail : planifier les périodes de concentration, se déconnecter en dehors des heures de travail et redéfinir ses priorités personnelles.
Entreprises, fonction publique et écosystème d'affaires :
3- REVENIR AU BUREAU sur une base de présence structurée autour de projets à forte valeur ajoutée.
4- TRANSFORMER LES BUREAUX en véritables lieux de vie et de collaboration, propices à la créativité, à l'apprentissage et au transfert de savoirs.
5- OUTILLER LES GESTIONNAIRES pour qu'ils deviennent des acteurs actifs et responsables du modèle de travail, capables de nourrir le plaisir et l'engagement de leurs équipes.
Collectivité :
6- AMÉLIORER L'ACCESSIBILITÉ au centre-ville par des transports efficaces et une offre de mobilité durable.
7- OPTIMISER LA GESTION DES CHANTIERS et la requalification des espaces publics pour rendre le cœur urbain plus accueillant.
8- RENFORCER LA SÉCURITÉ et la convivialité des espaces publics pour rétablir un sentiment d'appartenance et de confiance collective.
« Le retour au bureau est une étape clé pour retisser le lien social, nourrir l'intelligence collective et relancer la vie de notre centre-ville. Six ans après la pandémie, il est temps de se retrouver ensemble… plus souvent! », ont conclu Isabelle Dessureault et Isabelle Melançon.
Pour consulter l'étude L'avenir du travail est ensemble, plus souvent, cliquez ici.
À propos de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM)
Forte d'un réseau de près de 8 000 membres, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (ci-après « la Chambre ») agit sur trois fronts : elle porte la voix du milieu des affaires de la métropole, offre des services spécialisés aux entreprises et à leurs employés et mène des initiatives d'impact pour renforcer l'environnement d'affaires. Depuis plus de 200 ans, elle intervient dans des dossiers déterminants pour la prospérité des entreprises et de la métropole. Avec l'appui de ses spécialistes, la Chambre vise à accélérer la création et la croissance des entreprises de toutes tailles, ici et à l'international.
À propos de l'Institut de développement urbain du Québec (IDU)
Fondé en 1987, l'Institut de développement urbain du Québec est un organisme indépendant et sans but lucratif. L'IDU est le plus important représentant de l'industrie immobilière commerciale au Québec. L'IDU développe des contenus concernant l'immobilier et la trame urbaine. Il agit principalement à titre de partenaire entre les membres de l'industrie, les autorités publiques ainsi que l'ensemble des parties prenantes de l'écosystème de l'immobilier commercial. L'industrie de l'immobilier commercial contribue annuellement pour plus de 20 G$ au PIB du Québec et pour plus de 5 G$ en revenus fiscaux pour les gouvernements et municipalités. Pour les sept plus grandes villes du Québec, c'est en moyenne près de la moitié, soit 45,8 % de l'ensemble de leurs revenus de taxes foncières. Avec des dépenses combinées de plus de 24,5 G$, elle soutient près d'une centaine de milliers d'emplois.
À propos de Montréal centre-ville
Montréal centre-ville a pour mission de faire du centre-ville de Montréal le cœur urbain le plus vibrant et innovant en Amérique : un quartier d'affaires de premier plan où l'expérience humaine, commerciale et culturelle redéfinit les standards internationaux et attire visiteurs, talents et investissements.
Pour y parvenir, l'organisation déploie et pilote des projets structurants qui améliorent concrètement le quotidien et l'attractivité du centre-ville tout au long de l'année. Des parcours lumineux hivernaux aux aménagements et à l'entretien des places publiques et des parcs en saison estivale, en passant par un verdissement quatre saisons, une brigade de propreté et une brigade de sécurité, Montréal centre-ville agit sur le terrain pour offrir un milieu de vie accueillant, sécuritaire et animé, au bénéfice des visiteurs, des travailleurs et des résidents.
SOURCE Chambre de commerce du Montréal métropolitain

Pour information : Emmanuella Tchanga, Gestionnaire de projets marketing & communications, Institut de développement urbain du Québec, Cellulaire : 514 291-6093, Bureau : 514 866-3625, poste 4, Courriel : [email protected]; Julie Fournier, Cheffe, Communications, Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Cellulaire : 514 880-1742, Courriel : [email protected]; Alicia Orlowski, Gestionnaire communications et marketing, Montréal centre-ville, Cellulaire : 514-398-9438, Courriel : [email protected]
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