Droit à l'avortement dans la constitution : le recul de Jolin-Barrette évite celui des droits des femmes, se réjouit l'opposition officielle
QUÉBEC, le 20 févr. 2026 /CNW/ - Au nom de l'ensemble des femmes du Québec, l'opposition officielle se réjouit de la décision du ministre de la Justice de finalement retirer du projet de constitution l'article portant sur l'avortement, qui créait une dangereuse brèche juridique selon la porte-parole de l'opposition officielle en matière de condition féminine, Brigitte B. Garceau, et son collègue André A. Morin, porte-parole en matière de justice.
Les deux élus libéraux ont d'ailleurs livré une bataille assidue face à l'entêtement du ministre, et ce, tout au long des consultations générales sur le projet de loi. Aujourd'hui, ils se sont dit fiers et soulagés d'avoir remporté ce combat pour les droits des femmes qui étaient menacés par une disposition législative irresponsable.
Après avoir utilisé énormément de temps en commission parlementaire pour une question qui était, dans les faits, déjà réglée, le ministre a dû se rendre à l'évidence qu'il nageait à contre-courant. Les porte-paroles de l'opposition officielle en condition féminine et en justice avaient d'ailleurs réclamé une séance de travail à la fin des consultations pour faire entendre raison au ministre sur l'article 29.
Ce choix du gouvernement caquiste d'introduire le droit à l'avortement dans la constitution aurait marqué un recul historique dans l'histoire des droits des femmes. Si le gouvernement avait fait les choses correctement, il aurait consulté avant de présenter ce projet de loi et aurait entendu les inquiétudes des groupes de femmes et ainsi pu s'éviter le recul gênant d'aujourd'hui, estiment Mme Garceau et M. Morin. Au contraire, le ministre a alarmé inutilement les groupes de femmes, sans prendre connaissance de leurs réticences déjà exprimées à l'ex-ministre responsable de la Condition féminine en 2023, pour finalement aujourd'hui reculer à contre-cœur devant l'immense pression appliquée contre lui, notamment des deux candidats à la direction de son propre parti.
« Après avoir constaté l'unanimité contre lui et son projet d'inclure le droit à l'avortement dans la constitution, le ministre a finalement reculé et nous poussons un immense soupir de soulagement. L'autonomie reproductive des femmes leur appartient exclusivement et nous ne devons jamais remettre cela en question ni la laisser prêter flan à des contestations judiciaires. Ce n'est pas négociable. »
- Brigitte B. Garceau, députée de Robert-Baldwin et porte-parole de l'opposition officielle en matière de condition féminine
« Le retrait de l'article sur le droit à l'avortement dans la constitution est une bonne nouvelle. Cependant, le ministre Jolin-Barrette ne peut se permettre de pavoiser en se prétendant à l'écoute de la population. Un ministre véritablement à l'écoute, logique et responsable, aurait consulté avant même la rédaction d'un projet de loi aussi important. Pas après! Encore une fois, fidèle à son habitude, la CAQ a procédé à l'envers et a fait preuve d'une improvisation gênante. »
-André A. Morin, porte-parole de l'opposition officielle en matière de justice et député de l'Acadie.
SOURCE Aile parlementaire du Parti libéral du Québec

Sources : Marc Lapointe, Attaché de presse, Aile parlementaire de l'opposition officielle, 418-580-9754, [email protected]; Catherine Dostie, Attachée de presse, Aile parlementaire de l'opposition officielle, 581-999-6434, [email protected]
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