Déficience intellectuelle en milieu carcéral : le PLQ dénonce l'inaction de la CAQ
QUÉBEC, le 9 juill. 2026 /CNW/ - La porte-parole du PLQ pour les personnes vivant avec un handicap ou avec le spectre de l'autisme, Elisabeth Prass, et la porte-parole du PLQ en matière de sécurité publique, Jennifer Maccarone, unissent leurs voix pour dénoncer le manque criant de services adaptés et l'inaction du gouvernement caquiste concernant les personnes vivant avec une déficience intellectuelle dans les prisons québécoises.
Selon les données récentes, bien que ces personnes ne forment que 1 % de la population générale, elles sont largement surreprésentées dans les centres de détention. Le Protecteur du citoyen a d'ailleurs publié, à la fin du mois de mai, un rapport dénonçant la mauvaise gestion des cas de ces personnes vulnérables et le manque de services adaptés dans les établissements carcéraux du Québec.
Le constat des experts sur le terrain est alarmant : en raison d'un manque de moyens chroniques en matière de services sociaux, la judiciarisation est devenue le processus par défaut. Les conséquences de ce bris de filet social sont dramatiques, comme en témoigne le cas récent d'un détenu ayant dû subir l'amputation de plusieurs phalanges après s'être enfui nu dans le froid lors d'une crise.
Pourtant, plus d'un an après des révélations troublantes qui avaient secoué le paysage politique, les experts constatent que rien n'a été mis en place par le gouvernement pour corriger la situation. Le milieu carcéral n'est tout simplement pas adapté à ces personnes, qui sont souvent incarcérées pour des délits mineurs ou lors de moments de transition. De plus, cette judiciarisation par défaut impose un fardeau démesuré et injuste au personnel correctionnel, qui doit pallier les failles du système.
Citations :
« Il est honteux que des personnes avec une déficience intellectuelle soient surreprésentées dans les prisons du Québec et ne reçoivent aucun soutien quand ils y sont. Lorsqu'on sait qu'un problème existe, l'inaction devient un choix. Et ce sont toujours les personnes les plus vulnérables qui en paient le prix.
Le gouvernement de la CAQ est au courant de cette situation malheureuse depuis plus d'un an. Les rapports s'accumulent, les constats se répètent, mais les actions tardent. Il est temps que le gouvernement de la CAQ passe des paroles aux actes et offre aux personnes avec une déficience intellectuelle des services adaptés à leurs réalités. »
- Elisabeth Prass, députée de D'Arcy-McGee et porte-parole du PLQ pour les personnes vivant avec un handicap ou avec le spectre de l'autisme
« Les agents des services correctionnels ne sont ni des psychologues, ni des spécialistes en déficience intellectuelle. Pourtant, on leur demande trop souvent de composer avec des situations extrêmement complexes sans les ressources, les outils ou le soutien spécialisé nécessaires. On ne peut pas continuer à demander au personnel correctionnel de faire l'impossible. Cette situation met en échec les personnes incarcérées les plus vulnérables, complique le travail des agents et nuit à la sécurité de tous. Chaque fois qu'un nouveau cas est porté à notre attention, le même constat revient : le gouvernement savait, les recommandations existent, mais rien ne change. »
-Jennifer Maccarone, députée de Westmount-Saint-Louis et porte-parole du PLQ en matière de sécurité publique
SOURCE Aile parlementaire du Parti libéral du Québec

Sources : Audrée Meessen-Pinard, Attachée de presse, Aile parlementaire de l'opposition officielle, 819-347-8332, [email protected]; William Huynh-Jan, Attaché de presse, Aile parlementaire de l'opposition officielle, 514-229-9955, [email protected]
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