Déclaration - Journée internationale de la biodiversité 2026 : déclaration de l'honorable Julie Dabrusin, ministre de l'Environnement, du Changement climatique et de la Nature English
GATINEAU, QC, le 22 mai 2026 /CNW/ - Aujourd'hui, l'honorable Julie Dabrusin, ministre de l'Environnement, du Changement climatique et de la Nature, a fait la déclaration qui suit.
« Aujourd'hui, le monde entier célèbre la Journée internationale de la biodiversité, qui a pour thème cette année ''Des actions locales à l'impact mondial''.
« Au Canada, le point de départ de telles actions consiste à reconnaître que non seulement la biodiversité fait partie de notre identité, elle figure également parmi nos plus grandes responsabilités. Pensons aux forêts, aux eaux douces, aux côtes et à la toundra : une grande partie des écosystèmes encore intacts de la planète se trouvent au Canada. Avec 20 % des réserves d'eau douce, près du quart de la forêt boréale et le plus long littoral au monde, les actions du Canada sur son propre territoire ont une portée bien au-delà de ses frontières. La protection de la nature à l'échelle locale n'est pas seulement un choix écologique, c'est une contribution qui a des échos dans le monde entier.
« Voilà pourquoi, le 31 mars dernier, le premier ministre Mark Carney a annoncé Une force de la nature : la stratégie du Canada pour protéger la nature ainsi qu'un investissement de 3,8 milliards de dollars. La stratégie pour la nature du Canada permettra de protéger et de restaurer des habitats essentiels, d'harmoniser le développement économique avec nos efforts de conservation et de mobiliser de nouveaux capitaux en faveur de la nature.
« La nature est à la base de notre économie; il suffit de penser aux secteurs axés sur la nature tels que l'agriculture, la foresterie, l'exploitation minière et les pêches qui génèrent environ 7 % de notre produit intérieur brut. Les milieux humides absorbent le carbone et réduisent les inondations; les forêts stabilisent le sol et régulent le climat; et les milieux marins sains favorisent les pêches et subviennent aux besoins des collectivités côtières. Lorsque ces milieux sont protégés, ils renforcent la sécurité alimentaire, la résilience aux effets du climat et la compétitivité à long terme.
« La vision du gouvernement du Canada en vue de protéger, de restaurer et de valoriser la nature comme étant le fondement même de la prospérité et du bien-être permet de traduire ses engagements sur la scène mondiale en actions locales. L'engagement de protéger 30 % des terres et des eaux d'ici 2030 (30 × 30), conformément au Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, est ambitieux en raison de l'envergure du Canada. La protection de 1,6 million de kilomètres carrés de terres et de plus de 700 000 kilomètres carrés d'océans équivaut à la conservation d'écosystèmes plus grands que de nombreux pays. Chaque parc, aire marine protégée et paysage fonctionnel apporte des bienfaits à la biodiversité dans le monde.
« Le leadership autochtone est au cœur de notre travail. Depuis toujours, les peuples autochtones assurent l'intendance de ces terres et de ces eaux, et les initiatives de conservation dirigées par les Autochtones permettent de réaliser certains des gains les plus importants en vue d'atteindre les cibles de conservation. Des initiatives telles que les zones de protection marine Qikiqtait et Sarvarjuaq et l'initiative de financement de projets pour la permanence Notre territoire pour l'avenir dans les Territoires du Nord-Ouest montrent comment l'intendance locale fondée sur les droits peut permettre de protéger des écosystèmes d'importance mondiale tout en créant des emplois qui ont un véritable impact culturel. Sans leadership autochtone, il n'y a aucune avenue possible vers l'objectif 30 × 30; sans partenariat ni respect, il n'y a aucun modèle de conservation mondial crédible possible.
« Agir localement, c'est aussi construire judicieusement. Grâce à des solutions fondées sur la nature, à des évaluations régionales et à une planification guidée par la science, le Canada harmonise les projets d'infrastructure et le développement économique avec la conservation. La protection de milieux riches en carbone et en biodiversité réduit les risques, protège les investissements et garantit que la croissance renforce les défenses naturelles au lieu de leur nuire. Cette approche intégrée démontre que le développement économique et l'intendance de l'environnement peuvent se renforcer mutuellement.
« Enfin, les actions locales du Canada aident à catalyser un changement à l'échelle planétaire en mobilisant des capitaux pour la nature. Conscient que le financement public ne suffit pas à lui seul à combler le déficit croissant de financement en faveur de la biodiversité, le Canada sollicite l'avis d'experts pour explorer des modèles de financement novateurs et des moyens de mieux tenir compte de la nature dans les processus décisionnels. Cette démarche permettra d'attirer davantage d'investissements privés dans la conservation de la nature, tout en continuant le respect des engagements financiers au pays et à l'étranger. Ces efforts montrent que la protection de la nature n'engendre pas seulement des coûts, c'est également un investissement dans une responsabilité partagée en vue d'assurer la stabilité de notre planète et de nos moyens de subsistance.
« Dans un monde fragmenté, l'approche du Canada prouve que la collaboration pangouvernementale et pansociétale peut produire des résultats à grande échelle. Lorsque le Canada agit à l'échelle locale, en s'appuyant sur les partenariats, la science et le respect, il a un impact mondial, contribuant à assurer la santé des écosystèmes et la prospérité pour les générations à venir. »
SOURCE Environnement et Changement climatique Canada

Personnes-ressources: Keean Nembhard, Attaché de presse, Cabinet de la ministre de l'Environnement, du Changement climatique et de la Nature, 343-552-2387, [email protected]; Relations avec les médias, Environnement et Changement climatique Canada, 819-938-3338 ou 1-844-836-7799 (sans frais), [email protected]
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