Déclaration commune des ministres Miller, Alty, Chartrand et Gull-Masty à l'occasion de la Journée nationale des langues autochtones English
Le 31 mars, nous soulignons la Journée nationale des langues autochtones
Cette déclaration est également publiée dans les langues suivantes :
Cri (de l'Est); denesuline; inuktitut; innu-aimun; micmac; michif; oji-cri; ojibwé (de l'Ouest); cri des Plaines
GATINEAU, QC, le 31 mars 2026 /CNW/ - Territoire traditionnel non cédé des Algonquins
À l'occasion de la Journée nationale des langues autochtones, l'honorable Marc Miller, ministre de l'Identité et de la Culture canadiennes et ministre responsable des Langues officielles; l'honorable Rebecca Alty, ministre des Relations Couronne-Autochtones; l'honorable Rebecca Chartrand, ministre des Affaires du Nord et de l'Arctique et ministre responsable de l'Agence canadienne de développement économique du Nord; et l'honorable Mandy Gull-Masty, ministre des Services aux Autochtones; ont publié la déclaration suivante :
« En cette Journée nationale des langues autochtones, nous célébrons la richesse des langues autochtones au Canada et reconnaissons leur rôle essentiel dans le maintien des cultures des Premières Nations, des Inuit et des Métis, et dans la transmission de leur histoire.
On dénombre plus de 70 langues autochtones au Canada, chacune étant distincte et profondément enracinée dans l'histoire des Premières Nations, des Inuit et des Métis. Ces langues relient les peuples autochtones à leurs terres et à leurs modes de vie ancestraux. Elles sont porteuses d'une sagesse et d'un savoir qui remontent à des millénaires et qui demeurent une grande source de dynamisme, de résilience et de renouveau.
Cependant, nous devons également voir la vérité en face : les dommages causés par le colonialisme, les injustices historiques, le système des pensionnats et la rafle des années 1960 continuent de se faire sentir aujourd'hui. Ces politiques coloniales visant l'assimilation ont mis en péril de nombreuses langues autochtones, dont certaines sont menacées de disparition.
Alors que nous célébrons la Décennie internationale des langues autochtones, nous réaffirmons notre engagement à soutenir les peuples autochtones dans leurs efforts pour se réapproprier, revitaliser, conserver et renforcer leurs langues. Ce faisant, nous honorons les appels à l'action de la Commission de vérité et réconciliation du Canada, et nous faisons progresser le plan d'action du Canada qui appuie la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.
L'adoption, il y a six ans, de la Loi sur les langues autochtones, une loi historique, a constitué une étape importante pour placer les Premières Nations, les Inuit et les Métis au premier plan du processus décisionnel. Cette loi leur a également donné un meilleur accès à des accords à long terme et une plus grande maîtrise du financement destiné à répondre à leurs besoins. C'est dans ce cadre que le Programme des langues autochtones soutient les efforts des peuples autochtones.
Partout au pays, nous constatons les effets concrets de cette loi par l'entremise de projets menés par les Autochtones qui revitalisent leurs langues et en favorisent l'usage au quotidien.
- Nous avons constaté des progrès importants ces dernières années, que l'on pense aux stations de radio autochtones qui permettent aux communautés de raconter leurs histoires dans leurs langues ou à la visibilité accrue des langues autochtones sur les écrans partout au pays.
- Nous constatons des résultats positifs dans le domaine de l'éducation. Par exemple, depuis 2019, la proportion d'élèves fréquentant une école administrée par les Premières Nations à qui on enseigne au moins une matière dans une langue des Premières Nations est passée de 83 % à 94 %.
- Le mois dernier, notre gouvernement a annoncé son appui à l'Université Inuit Nunangat qui vise à devenir la première université créée et administrée par des Inuit dans l'Arctique canadien. Cette université se consacrera à la promotion d'un enseignement ancré dans la culture qui fait la promotion de l'inuktut et des connaissances traditionnelles inuites.
- En juin 2025, « The Métis Life Project » a été lancé. Il s'agit d'un jeu en ligne conçu pour enseigner aux enfants et aux adultes des mots en michif et des traditions afin de garder les langues et les cultures métisses bien vivantes à l'aide d'outils modernes. Le michif est la première langue autochtone à figurer dans ce jeu et à être partagée avec un public international. En collaboration avec la société de jeux vidéo, un guide pédagogique a été élaboré pour permettre l'utilisation du jeu en classe. Depuis son lancement, plus de 22 000 personnes se sont connectées au jeu, et des variantes linguistiques du michif du Nord, du michif du Sud et du michif français ont été introduites.
Les efforts communautaires visant à renforcer l'apprentissage des langues contribuent à briser le cycle de la violence et à favoriser la guérison. La revitalisation des langues a un rôle à jouer dans la résolution de la crise nationale des femmes, des filles et des personnes 2ELGBTQI+ autochtones disparues et assassinées. Soutenir ces efforts reste au cœur de notre engagement plus large en faveur de la réconciliation et de la justice.
En cette journée, nous encourageons vivement toutes les Canadiennes et tous les Canadiens à se joindre à nous pour célébrer le dynamisme et la résilience des langues autochtones. Ensemble, engageons-nous à ouvrir nos cœurs et nos esprits, à écouter, à apprendre et à collaborer avec les Premières Nations, les Inuit et les Métis afin de préserver, de promouvoir et de revitaliser les langues autochtones au Canada. »
SOURCE Patrimoine canadien

Pour de plus amples renseignements (médias seulement), veuillez communiquer avec: Hermine Landry, Attachée de presse, Cabinet du ministre de l'Identité et de la Culture canadiennes et ministre responsable des Langues officielles, [email protected]; Relations avec les médias, Patrimoine canadien, [email protected]
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