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Association des établissements privés conventionnés (AEPC)10 févr, 2026, 06:30 ET
MONTRÉAL, le 10 févr. 2026 /CNW/ - À l'approche du budget 2026-2027 du Québec, l'Association des établissements privés conventionnés (AEPC) presse le gouvernement de mettre en place des mesures budgétaires structurantes afin d'assurer la stabilité financière des établissements privés conventionnés (EPC) et la continuité des soins et services offerts à des milliers de personnes. Des mesures cohérentes avec la volonté du gouvernement d'assurer la pérennité du modèle privé conventionné et de consolider son rôle dans le réseau de la santé et des services sociaux, conformément aux orientations gouvernementales.
« Les recommandations budgétaires proposées par l'AEPC vont contribuer à renforcer la soutenabilité du réseau, soutenir la qualité et la sécurité des milieux de vie et éviter des interventions ponctuelles plus coûteuses. Pour l'AEPC, une approche budgétaire prévisible constitue une condition essentielle pour répondre à la croissance des besoins liés au vieillissement de la population, tout en préservant la capacité du système de santé et de services sociaux », indique Annick Lavoie.
Un cadre financier qui ne reflète plus la réalité des coûts
Selon l'AEPC, l'écart entre le financement que reçoivent les établissements privés conventionnés et l'évolution réelle des coûts fragilise la capacité des établissements à maintenir la qualité des services et accroît les risques de bris de services. L'absence de mécanismes d'indexation prévisibles, conjuguée à l'augmentation des coûts d'exploitation et à l'impact de l'alourdissement des clientèles, fragilise ces derniers. En hébergement de longue durée par exemple, les admissions surviennent maintenant à des stades de fragilité plus avancés et les séjours tendent à être plus courts, ce qui entraîne des besoins cliniques accrus et des coûts additionnels que les établissements doivent financer. Une situation qui ne risque pas de s'améliorer alors que selon une étude menée par la firme AVISEO, il est prévu qu'à l'horizon 2035, 25 % de la demande en services de soutien et d'assistance pour les personnes âgées de 65 ans et plus proviendra des milieux de vie d'hébergement de longue durée. Une hausse de demande de services qui se répercutera sur les soins de première ligne et de réadaptation destinés aux aînés.
Les recommandations prébudgétaires de l'AEPC
Dans ce contexte, l'AEPC formule cinq recommandations :
- Instaurer une indexation annuelle prévisible du financement de la composante fonctionnement : Le volet « fournitures » de la composante fonctionnement par exemple devrait être indexé chaque année à l'indice des prix à la consommation, avec un ajustement automatique au début de chaque exercice financier et une actualisation de la base budgétaire historique. Le volet salarial devrait, pour sa part, être ajusté en concordance avec les paramètres accordés au personnel du réseau public, par catégorie d'emploi. Cette approche permettrait aux établissements privés conventionnés de mieux anticiper et d'absorber les variations de coûts, tout en maintenant la qualité des soins et des services offerts aux personnes aînées.
- Rehausser la composante clinique du financement : Un ajustement à la hausse est requis pour tenir compte de l'intensification des besoins cliniques et de l'évolution du profil des résidents.
- Consolider la composante immobilière : Le financement immobilier actuel que reçoivent les établissements ne reflète plus la réalité du marché ni l'inflation, ce qui limite la capacité de maintenir les actifs, de prévenir la détérioration des bâtiments et de développer de nouvelles places en hébergement de longue durée. Et donc de réduire le nombre de personnes en attente d'une place en CHSLD.
- Bonifier le financement des infrastructures informatiques : Les enveloppes actuelles ne couvrent pas adéquatement les coûts de mise à jour, de formation et d'intégration des systèmes informatiques, fragilisant l'efficacité des soins et la participation des établissements aux initiatives gouvernementales en santé numérique.
- Accélérer la réalisation de projets inscrits au PQI : La relocalisation de l'hôpital de réadaptation Villa Medica à Montréal (HRVM) est inscrite « à l'étude » du PQI depuis 2021. Les installations sont vétustes et limitent aujourd'hui la capacité d'accueil et l'efficience clinique de l'établissement. Le projet de relocalisation d'HRVM doit s'inscrire à l'étape de la « planification » dans le PQI 2026-2036.
À propos de l'AEPC
L'Association des établissements privés conventionnés (AEPC) regroupe 30 propriétaires-gestionnaires qui gèrent 65 établissements offrant un milieu de vie, de soins de réadaptation et de proximité de qualité supérieure. Situés dans 11 régions du Québec, les établissements privés conventionnés (EPC) répondent collectivement aux besoins quotidiens de 20 % de la clientèle des aînés en hébergement qui nécessitent des soins de longue durée au Québec pour ce qui concerne le volet CHSLD, des soins de santé communautaire pour le volet CLSC et des soins médicaux et spécialisés de réadaptation pour le volet hôpitaux de réadaptation.
SOURCE Association des établissements privés conventionnés (AEPC)

Renseignements : Guy Therrien 438 405-4884 [email protected]
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