Briseur.euse.s de grève chez Citadelle
PLESSISVILLE, QC, le 27 avril 2026 /CNW/ - La coopérative Citadelle a été prise la main dans le sac alors qu'elle avait recours illégalement à des briseur.euse.s de grève pour poursuivre ses opérations pendant le conflit qui l'oppose à ses travailleur.euse.s. Les enqueteur.trice.s dépêché.e.s par le ministère du Travail le 9 avril dernier ont débusqué plus d'une vingtaine de personnes dont le travail ne serait pas autorisé en contexte de grève, en vertu du Code du travail.
Le Syndicat des Métallos a demandé une audience en urgence au Tribunal administratif du Travail afin de faire cesser cette pratique illégale. Celle-ci devrait avoir lieu mercredi prochain.
« C'est indécent. La coopérative se moque du Code du travail et contourne outrageusement les règles pour poursuivre ses opérations. Elle aurait plutôt intérêt à démontrer du respect envers les travailleur.euse.s syndiqué.e.s pour régler les problèmes finaliser la négociation et reprendre ses opérations en toute légalité », souligne le représentant syndical Dany Maltais.
La centaine membres de la section locale 7885 à la Coopérative Citadelle, qui embouteille du sirop d'érable pour près de 2000 producteur.trices.s acéricoles, ont déclenché une grève générale illimitée le 18 mars dernier, après avoir rejeté une offre finale et globale de l'employeur. Le conflit porte sur les conditions de travail, la santé et sécurité ainsi que sur le climat de travail dans l'usine.
« On savait déjà que les pratiques de la coopérative Citadelle étaient douteuses en matière de santé et sécurité et que les pratiques de gestion étaient en contradiction totale avec les valeurs coopératives. Mais voilà qu'elle chiffonne aussi le Code du travail qui interdit de faire effectuer des tâches normalement faites par les travailleur.euse.s en grève par des travailleur.euse.s de remplacement », ajoute Dany Maltais.
Plus précisément, les enquêteur.trice.s du ministère du Travail ont observé des manquements à l'article 109.1 a) et g) du Code du travail.
Ces articles stipulent qu'il est interdit à un employeur:
a) d'utiliser les services d'une personne pour remplir les fonctions d'un salarié faisant partie de l'unité de négociation en grève ou en lock-out, lorsque cette personne a été embauchée entre le jour où la phase de négociation commence et la fin de la grève ou du lock-out;
g) d'utiliser dans l'établissement où la grève ou le lock-out a été déclaré, les services d'un salarié qu'il emploie dans cet établissement pour remplir les fonctions d'un salarié faisant partie de l'unité de négociation en grève.
Le Syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, est le plus important syndicat du secteur privé au Québec. Il regroupe plus de 60 000 travailleurs et travailleuses de tous les secteurs économiques.
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SOURCE Syndicat des Métallos (FTQ)

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