Lockout chez Siemens, l'employeur finance ses travaux sur le dos des travailleur.euse.s - En lockout, les syndiqué.e.s se dotent d'un mandat de grève
TROIS-RIVIÈRES, QC, le 20 avril 2026 /CNW/ - Siemens finance ses travaux d'agrandissement en économisant sur les salaires avec le lockout. C'est le constat que fait le Syndicat des Métallos devant les travaux importants que mène Siemens dans une nouvelle partie de l'usine.
« C'est immoral. En fait, on réalise que le lockout surprise décrété mercredi dernier sert surtout à économiser sur les salaires pendant les travaux », tonne le représentant syndical des Métallos, Luc Laberge.
Après 16 mois de négociation et avant même que le thème des salaires n'ait été abordé lors des négociations, la compagnie Siemens a mis en lockout à 5 h 30 du matin les 105 syndiqué.e.s de la section locale 8396 des Métallos à Trois-Rivières. Depuis, elle poursuit ardemment ses travaux d'agrandissement, tout en économisant sur les salaires.
Mandat de grève générale illimitée
Les lockoutés ont tenu une assemblée générale samedi dernier. C'est dans une proportion de 97,4 % que les membres se sont doté.e.s d'un mandat de moyens de pression pouvant aller jusqu'à la grève générale illimitée.
« L'employeur a agi de façon déloyale en choisissant le lockout plutôt que les négociations. Soit, il a décidé de nous sortir, mais c'est nous qui choisirons quand nous retournerons. Nous n'avons pas déclenché de grève et nous souhaitons avant tout négocier. Mais nous avons le mandat en poche s'il le faut », explique le président de la SL 8396, Michaël Proulx.
La prochaine rencontre de négociation est prévue le 1er mai prochain et se déroulera en présence du médiateur au dossier. La convention collective est échue depuis le 31 décembre 2024. La compagnie de Trois-Rivières fabrique des transformateurs électriques.
« On voit clair, la compagnie fait des économies sur le dos des travailleur.euse.s, pour amortir le coût de ses travaux. C'est une stratégie qui n'a pas de classe et dénote un mépris de ceux et celles qui lui permettent de faire des profits. Ça fait 28 mois que nos membres n'ont pas eu d'augmentation de salaire et l'employeur nous fait perdre du temps avec un conflit. C'est odieux », ajoute Luc Laberge.
Le Syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, est le plus important syndicat du secteur privé au Québec. Il regroupe plus de 60 000 travailleurs et travailleuses de tous les secteurs économiques.
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SOURCE Syndicat des Métallos (FTQ)

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