Vague de renouvellements hypothécaires : l'abordabilité du logement met les ménages canadiens sous pression (PHC)
EnglishUne nouvelle étude révèle que de nombreux emprunteurs n'ont qu'une étroite marge de manœuvre pour absorber des mensualités plus élevées. Ce sont les nouveaux acheteurs et les immigrants récents qui subissent la pression la plus forte.
TORONTO, le 24 juin 2026 /CNW/ - La prochaine vague de renouvellements hypothécaires met l'abordabilité à rude épreuve pour les ménages canadiens. De nombreux emprunteurs disposent d'une marge de manœuvre limitée pour absorber des paiements plus élevés, même si la confiance dans la valeur de l'immobilier demeure solide, selon une nouvelle étude de Professionnels hypothécaires du Canada.
Le nouveau rapport de l'Association, fondé sur une enquête de Bond Brand Loyalty, révèle qu'un tiers des emprunteurs renouvelleront leur prêt hypothécaire dans les 12 prochains mois. Parmi eux, 67 % redoutent un taux d'intérêt plus élevé.
Parmi l'ensemble des titulaires d'un prêt hypothécaire, 6 % peinent déjà à honorer leurs paiements. Une hausse des paiements de moins de 15 % en mettrait 44 % de plus en difficulté. Le risque de renouvellement tient donc étroitement aux liquidités des ménages et à la flexibilité des paiements.
« La pression au renouvellement ne se résume pas aux taux d'intérêt », a déclaré Lauren Van den Berg, présidente et directrice générale de Professionnels hypothécaires du Canada. « Cette pression tient à la marge de manœuvre des ménages pour absorber un paiement plus élevé. Notre étude montre que de nombreux emprunteurs abordent le renouvellement avec de faibles réserves. Des conseils anticipés, une planification minutieuse et l'accès aux bonnes options hypothécaires comptent donc plus que jamais. »
Les acheteurs récents et les immigrants nouvellement arrivés subissent une pression plus forte
Les nouveaux emprunteurs encaissent le plus durement le choc. Parmi les primo-accédants des cinq dernières années, 66 % redoutent un renouvellement à un taux plus élevé et 37 % regrettent le montant de leur emprunt. Chez les personnes nouvellement arrivées au Canada, ces proportions grimpent à 68 % et à 57 %.
Les immigrants récents affichent aussi la plus grande vulnérabilité aux hausses de paiement : 67 % éprouvent déjà des difficultés ou en éprouveraient avant même une hausse de 15 %, contre 53 % des acheteurs d'une première propriété des cinq dernières années.
« Ces résultats montrent à quel point la pression sur le marché hypothécaire est devenue inégale », a déclaré Maxime Stencer, président du conseil d'administration de Professionnels hypothécaires du Canada. « Les acheteurs récents et les personnes nouvellement arrivées comptent souvent parmi les plus exposés : ils sont entrés sur le marché à des prix plus élevés, avec des obligations plus lourdes et une moindre marge d'erreur. Des conseils hypothécaires professionnels peuvent alors faire une réelle différence, surtout avant l'échéance du renouvellement. »
Le rapport souligne aussi une dépendance croissante aux revenus tirés du logement lui-même. Plus d'un tiers des Canadiennes et des Canadiens déclarent devoir louer une partie de leur maison pour accéder à la propriété, contre 25 % en 2021. Parmi les primo-accédants des cinq dernières années, 29 % ont loué ou comptent louer une partie de leur maison. Chez les personnes nouvellement arrivées, cette proportion bondit à 53 %.
Les perspectives s'éclaircissent toutefois pour les non-propriétaires depuis le creux de 2023, même si l'abordabilité continue de peser sur le futur bassin d'emprunteurs. Désormais, 32 % des non-propriétaires écartent tout projet d'achat, contre 51 % en 2023, un niveau proche de celui de 2022. Par ailleurs, 66 % affirment que la conjoncture économique a retardé leurs projets d'achat, tandis que 22 % comptent acheter d'ici deux ans.
La confiance dans l'accession à la propriété reste solide
La confiance dans l'immobilier résiste aux pressions sur l'abordabilité. Selon l'enquête, 76 % des Canadiennes et des Canadiens jugent l'immobilier au pays comme un bon placement à long terme, et 74 % qualifient le prêt hypothécaire de « bonne dette ». Cette conviction culmine à 79 % chez les personnes nouvellement arrivées au pays, la proportion la plus élevée parmi les segments du rapport.
« Pour les gouvernements, les organismes de réglementation et le secteur, le message est clair : les Canadiennes et les Canadiens tiennent à l'accession à la propriété, mais ils ont besoin d'un système qui les soutienne face aux pressions actuelles sur l'abordabilité, a précisé Mme Van den Berg. Il faut donc élargir le choix des consommateurs, faciliter l'accès à des conseils hypothécaires professionnels et promouvoir des solutions politiques concrètes qui gardent le rêve de la propriété à leur portée. »
Les résultats proviennent d'une enquête en ligne de 20 minutes menée par Bond Brand Loyalty du 5 au 25 février 2026 auprès de près de 2 000 Canadiennes et Canadiens de toutes les régions.
Le rapport sur les perspectives hypothécaires et d'accession à la propriété est disponible ici.
Professionnels hypothécaires du Canada
Nous sommes l'Association canadienne de l'industrie hypothécaire, forte de plus de 15 000 membres et de plus de 1 000 cabinets affiliés à travers le pays. Notre organisme à but non lucratif rassemble courtières et courtiers hypothécaires, agentes et agents, banques, prêteurs, assureurs et fournisseurs de services, formant ainsi le réseau hypothécaire le plus vaste au Canada. D'ailleurs, 45 % des personnes qui achètent leur première maison au pays confient leur prêt hypothécaire à une courtière ou un courtier.
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SOURCE Professionnels hypothécaires du Canada

Cntact : Jasmine Toor, Affaires publiques, Professionnels hypothécaires du Canada, [email protected]
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