TRANSPORT ADAPTÉ EN PÉRIL : LA PRIVATISATION A CONTRIBUÉ À FRAGILISER LE SERVICE
MONTRÉAL, le 1er sept. 2026 /CNW/ -- Le SCFP 1983 est profondément préoccupé par les informations révélées par TVA Nouvelles concernant l'avenir du transport adapté dans le Grand Montréal. La possibilité de voir disparaître le principe du « zéro refus » et de priver les usagers et les usagères de près de 1,8 million de déplacements par année représente un recul social inacceptable.
Pour le syndicat représentant les 4500 chauffeurs d'autobus, opérateurs de métro, agents de station et chauffeurs du transport adapté de la Société de transport de Montréal (STM), la situation actuelle confirme que le démantèlement progressif du transport adapté public au profit du privé n'a pas permis de résoudre les problèmes du réseau, mais bien au contraire, a contribué à fragiliser le service à la population.
« Lorsque la STM a décidé de mettre fin à son service de transport adapté public, on nous a assuré que le recours au privé permettrait de réaliser des économies sans compromettre la qualité ni l'accessibilité du service. Aujourd'hui, les usagers et les usagères nous parlent d'un possible recul de 20 ans, de pertes de déplacements et d'une remise en question du principe du zéro refus. Force est de constater que les promesses ne résistent pas à l'épreuve des faits », affirme Eimad Benkassem, président du SCFP 1983.
PRIVATISATION TRANQUILLE DEPUIS 2025
Le syndicat rappelle qu'en 2025, la fin du service de transport adapté public de la STM avait été justifiée par des objectifs d'économies et d'efficacité. Or, moins d'un an après le retrait graduel du service, ce sont les bénéficiaires les plus vulnérables du transport collectif qui en font les frais.
Selon le SCFP 1983, on assiste à la perte graduelle d'une expertise spécialisée développée pendant des décennies auprès d'une clientèle ayant des besoins complexes. De plus, d'un point de vue strictement logistique, les fourgonnettes du privé ne peuvent transporter que deux fauteuils par véhicule alors que les minibus opérés par la STM pouvaient en accueillir six.
Le syndicat souligne que l'expertise, les installations et les infrastructures permettant d'offrir ce service existent toujours au sein de la STM
« Nos membres sont prêts. Les installations sont là et l'expertise est toujours présente. Nous pouvons offrir ce service dès maintenant. Ce qui manque, ce n'est pas la capacité de nos travailleurs et travailleuses : c'est une volonté politique de faire un choix humain : celui du service public », poursuit le président du SCFP 1983.
LE SCFP INTERPELLE LES PARTIS POLITIQUES
Dans le contexte de la campagne électorale provinciale, le syndicat interpelle l'ensemble des partis politiques et demande des engagements clairs afin d'assurer un financement stable et prévisible du transport adapté et de garantir aux personnes à mobilité réduite un service fiable, accessible et à la hauteur de leurs besoins.
Le SCFP 1983 tient toutefois à rappeler que la STM ne porte pas seule la responsabilité de cette crise. Les orientations de l'ARTM ainsi que le sous-financement du transport collectif par les gouvernements successifs ont largement contribué à la situation actuelle.
Le transport adapté est un service public essentiel qui permet aux citoyennes et citoyens les plus vulnérables de vivre dignement. Les usagers ont besoin de garanties, pas de promesses. Il est maintenant temps que le gouvernement, les partis politiques et l'ARTM prennent leurs responsabilités.
Comptant plus de 143 000 membres au Québec, le SCFP représente quelque 8700 membres dans le transport terrestre au Québec. Le SCFP est de plus présent dans les secteurs suivants : les affaires sociales, les communications, l'éducation, les universités, l'énergie, les municipalités, les sociétés d'État et organismes publics, le transport aérien, le secteur mixte, le transport maritime ainsi que le secteur incendie. Il est le plus grand syndicat affilié à la FTQ.
SOURCE Syndicat canadien de la fonction publique (FTQ)

Renseignements : Myriam Leduc, conseillère, Service des communications, 514 885-4733, [email protected]
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