Transport adapté en péril dans le grand Montréal : Le sous-financement et la privatisation au cœur du problème
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Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN)01 sept, 2026, 17:07 ET
MONTRÉAL, le 1er sept. 2026 /CNW/ -- La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN) joint sa voix à celle du Regroupement des activistes pour l'inclusion au Québec (RAPLIQ) et du Syndicat du transport de Montréal (STM-CSN) pour faire part de sa vive inquiétude des informations rapportées aujourd'hui au sujet des répercussions possibles du sous-financement du transport adapté dans la région métropolitaine. D'après un article publié le 1er septembre 2026 par le Journal de Montréal, une note interne présentée au conseil d'administration de l'ARTM évoquerait des impacts majeurs sur l'offre de service dès 2027. Parmi les scénarios envisagés figureraient notamment une remise en question du principe de « zéro refus » ainsi que l'absence de financement pour près de 1,8 million de déplacements.
D'entrée de jeu, les trois organisations dénoncent l'opacité du processus de l'ARTM qui, plutôt que de convoquer les parties prenantes à une réflexion sur des enjeux qui touchent si largement l'organisation, opte pour des communications en coulisse et des discussions à huis clos avec son conseil d'administration. « Bien que nous saluons le travail journalistique dans ce dossier, ce n'est pas normal que les usagères, les usagers et les salarié-es apprennent ces problèmes de financement et les répercussions qu'ils pourraient avoir dans les médias avant même d'en avoir été informé-es, avant même d'être consulté-es », s'insurge Kevin McLean, président du Secteur transport de la FEESP-CSN.
Le RAPLIQ, qui dénonce fermement toute remise en question du principe du « zéro refus », rappelle que l'ampleur de l'annonce pourrait représenter une diminution potentielle de 24 % des services dans le Grand Montréal en 2027. « Un tel recul compromettrait directement les droits, l'autonomie et la participation sociale des personnes handicapées, soutient Steven Laperrière, directeur général au RAPLIQ. Le transport adapté est un service essentiel, indispensable pour travailler, étudier, recevoir des soins, accomplir les activités de la vie quotidienne et participer pleinement à la vie sociale, démocratique et culturelle. »
Du côté du Syndicat du transport de Montréal, on rappelle avoir soulevé le problème du sous-financement chronique des transports publics, notamment du transport adapté à de nombreuses reprises dans les dernières années. « Il y a moins d'un an, l'ARTM sous-traitait le transport adapté au privé, avec comme principal argument que ça permettrait de résoudre une partie du sous-financement de ce service tout en limitant les bris de services », rappelle Bruno Jeannotte, président du STM-CSN. « On l'avait dit que ça ne tenait pas la route. On n'est pas surpris que de privatiser le service, ça ne fonctionne pas, mais il faut intervenir rapidement pour que du financement supplémentaire soit débloqué et qu'on reprenne 100 % de l'opération de ce service pour que les usagères et les usagers qui en ont le plus besoin aient les services auxquels ils ont droit », conclut M. Jeannotte.
SOURCE Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN)

Pour information et pour demandes d'entrevues : Jean Grégoire, Personne conseillère en communication, Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), [email protected], 514-601-8584
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