RÉFORME DE LA LANGUE FRANÇAISE : LE CPQ DEMANDE AU GOUVERNEMENT DE PROTÉGER LE FRANÇAIS, SANS FREINER LA QUALIFICATION DE LA MAIN-D'ŒUVRE
MONTRÉAL, le 4 juin 2026 /CNW/ - Le Conseil du patronat du Québec (CPQ) prend acte du dépôt aujourd'hui par le ministre de la Langue française, Jean-François Roberge, d'un projet de loi visant à étendre l'application de la Charte de la langue française à la formation professionnelle et à la formation générale des adultes.
Bien que le CPQ réitère son appui au renforcement du français comme langue commune, il invite le gouvernement à s'assurer que la mise en œuvre de cette réforme tienne pleinement compte des besoins du marché du travail, de la capacité du réseau de formation et des défis d'intégration des nouveaux arrivants.
« La véritable solution consiste à mieux accompagner les personnes dans leur apprentissage du français, tout en leur permettant d'acquérir les compétences recherchées sur le marché du travail. La francisation devrait faciliter la qualification, et non devenir un obstacle à celle-ci », déclare Michelle LLambías Meunier, présidente et cheffe de la direction du CPQ.
Si le CPQ ne voit pas la nécessité de cette réforme et la trouve dommageable pour le réseau de formation anglophone, il demande au gouvernement, dans le cas où il irait de l'avant avec son adoption, de :
- prévoir un déploiement graduel de la réforme;
- renforcer l'offre de francisation;
- développer davantage de parcours intégrés combinant apprentissage du français et formation technique.
Selon les estimations du ministère, près de 27 000 étudiants pourraient être redirigés vers le réseau francophone. Le CPQ souligne qu'une telle transition nécessitera des ressources suffisantes afin d'éviter de créer de nouveaux goulots d'étranglement dans un réseau déjà plein à craquer. Il rappelle également que la formation professionnelle joue un rôle essentiel dans la réponse aux besoins de main-d'œuvre dans plusieurs secteurs névralgiques et que toute mesure ralentissant l'accès à la formation ou la requalification des travailleurs risque d'accentuer les difficultés de recrutement auxquelles font face les employeurs.
« Dans un contexte marqué par le vieillissement de la population et la rareté persistante de la main-d'œuvre, le Québec doit relever simultanément deux défis : assurer la vitalité du français et maintenir sa capacité à former les travailleurs dont son économie a grandement besoin. Pour le CPQ, ces objectifs sont complémentaires et doivent être poursuivis de façon équilibrée et pragmatique », ajoute Mme LLambías Meunier.
À propos du CPQ :
Créé en 1969, le CPQ est une confédération de près de 100 associations sectorielles et de plusieurs membres corporatifs (entreprises, institutions et autres employeurs). Il représente ainsi les intérêts de plus de 70 000 employeurs, de toutes tailles et de toutes les régions, issus des secteurs privé et parapublic. www.cpq.qc.ca
SOURCE Conseil du patronat du Québec

Source : Anne-Sophie DesRoches, Conseillère principale, Affaires publiques et gouvernementales, Conseil du patronat du Québec, [email protected], Cell. : (514) 238-1825
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