Réduction des émissions de GES annoncée par la CAQ - Encore une fois, ce gouvernement usé manque de vision
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(FTQ) Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec22 janv, 2026, 13:53 ET
MONTRÉAL, le 22 janv. 2026 /CNW/ - La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) ne peut qu'être déçue et amère à la suite de la décision du gouvernement de la CAQ et de son ministre de l'Environnement, Bernard Drainville, de reporter de 5 ans la cible de réduction des gaz à effet de serre (GES). « Il faut vraiment être tordu pour oser justifier cette décision en osant déclarer dans la même phrase rester ambitieux tout en conservant la même cible de réduction en se donnant 5 ans plus de temps pour l'atteindre… C'est de la bouillie pour les chats et, franchement, ça manque de crédibilité », déclare le secrétaire général de la FTQ, Olivier Carrière.
Pour la FTQ, il est possible d'arrimer la lutte contre les changements climatiques, le développement économique, la transition juste pour les travailleurs et travailleuses, ainsi que la justice sociale. « Face aux changements climatiques, on constate que ce gouvernement en fin de vie manque à ses responsabilités et jette la serviette pour atteindre ces objectifs, il faut de l'ambition ce qui manque cruellement à ce gouvernement. Le plus décevant est de constater que la CAQ n'a aucun plan crédible pour s'attaquer à la réduction des gaz à effet de serre et aucun plan pour soutenir les travailleurs et travailleuses qui seront impactés par la crise climatique. Parlez-en aux quelque 40 000 personnes qui ont déjà perdu leur emploi dans l'industrie forestière depuis les 25 dernières années et ce n'est pas terminé », ajoute le secrétaire général.
La FTQ porte les demandes syndicales des travailleurs et travailleuses qui réclament une transition juste et planifiée. Depuis plus de 6 ans, la FTQ ‒ et même le Conseil du patronat ‒ réclame une étude prospective sur les impacts des changements climatiques sur les emplois. Mais rien ne se fait. « Nos élus attendent bêtement de frapper un mur, et c'est ce qui va se produire. La facture des coûts liés aux événements climatiques grimpe beaucoup plus vite que notre capacité à l'absorber : inondations, feux de forêt, perte d'infrastructures, impacts sanitaires, hausse des primes d'assurances. Ça, c'est la vraie vie. La lutte contre les changements climatiques ne doit pas être considérée comme un fardeau ou un frein au développement économique du Québec, mais bien comme un catalyseur d'opportunités économiques et sociales. Cela demeure, après tout, un choix politique du gouvernement d'établir les secteurs dans lesquels il veut investir. Un peu d'ambition, SVP, monsieur le Ministre de l'environnement, sortez de votre monde de licorne », conclut le secrétaire général Olivier Carrière.
La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.
SOURCE (FTQ) Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec

Renseignements : Jean Laverdière, 514 893-7809, [email protected]
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