Réaction de la FCEI concernant l'augmentation du salaire minimum au Québec
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Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (Montreal)22 janv, 2026, 14:25 ET
MONTRÉAL, le 22 janv. 2026 /CNW/ - La Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) prend acte de l'augmentation de 3,1 % du salaire minimum qui le fera passer de 16,10 $ à 16,60 $ le 1er mai prochain. Cette hausse représentera pour les entreprises un coût de 1 197 $ par année pour un employé au salaire minimum, incluant 157 $ en taxes sur la masse salariale. Cela s'ajoute à la pression sur les coûts qui a marqué la dernière année des PME québécoises, les charges salariales étant en première position.
La FCEI rappelle que trois personnes sur cinq au salaire minimum ont moins de 25 ans et que les deux tiers travaillent à temps partiel. De plus, près de la moitié des personnes occupant un emploi au salaire minimum y restent moins d'un an, ce qui en fait un point de départ, et non pas la ligne d'arrivée.
« On est soulagé que le gouvernement ait écarté la proposition d'une hausse du salaire minimum à 20 $ de l'heure, car cela aurait représenté un coût de 10 milliards de dollars et aurait risqué de mettre en péril de nombreuses entreprises et de nombreux emplois », commente François Vincent, vice-président Québec à la FCEI.
Dans une étude récente, la FCEI proposait d'ajuster le salaire minimum par rapport à la croissance des salaires dans le secteur privé ou à un pourcentage prédéterminé du salaire médian, ainsi que d'assurer l'annonce en amont de sa mise en application pour permettre aux employeurs de se préparer et d'atténuer l'impact des hausses en réduisant d'autres coûts. Une telle approche est équilibrée. Le gouvernement du Québec répond aux deux premières demandes, mais ne livre pas la marchandise en ce qui concerne la réduction des coûts des PME.
La FCEI réitère que la hausse du salaire minimum devrait s'accompagner de mesures concrètes pour alléger le fardeau fiscal des petites entreprises. C'est d'autant plus important que le Québec est l'endroit au pays avec la fiscalité pour petites entreprises la plus lourde et la plus injuste. Les taxes sur la masse salariale sont 30 % plus élevées que la moyenne canadienne. De plus, le Québec est la seule province où la taxe sur la masse salariale provinciale destinée à l'éducation ou à la santé ne comprend pas d'exemption pour les petites entreprises. Pire, c'est le seul endroit au pays qui bloque l'accès au taux d'impôt réduit pour les plus petites entreprises des secteurs de la construction et des services. Résultat : 259 % plus d'impôt… Celles-ci sont étouffées par l'impôt provincial et doivent payer 4 150 $ sur chaque tranche de 50 000 $ de bénéfices.
« Le gouvernement du Québec aurait dû accompagner cette hausse du salaire minimum de baisses de taxes pour les petites entreprises, une mesure d'ailleurs appuyée massivement par la population québécoise à hauteur de 73 %. Les économies découlant d'une baisse de la fiscalité seraient investies immédiatement par les PME dans l'augmentation de la rémunération des employés, le remboursement de leur dette -- ce qui aiderait au maintien d'emplois -- et l'augmentation de la productivité. Cela serait positif pour les travailleurs, les régions et l'économie québécoise », conclut M. Vincent.
Références :
Étude de la FCEI sur le salaire minimum
Baromètre des affaires, Rétrospective 2025, Québec, tous secteurs
Sondage Léger concernant la vision économique du Québec, en regard de la priorité accordée aux petites et moyennes entreprises (PME).
À propos de la FCEI
La FCEI (Fédération canadienne de l'entreprise indépendante) est le plus grand regroupement de PME au pays, comptant 100 000 membres dans tous les secteurs d'activité et toutes les régions et 22 000 au Québec. Elle vise à augmenter les chances de succès des PME en défendant leurs intérêts auprès des gouvernements, en leur fournissant des ressources personnalisées et en leur offrant des économies exclusives. Visitez fcei.ca pour en savoir plus
SOURCE Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (Montreal)

Renseignements : Maud Larivière, conseillère principale aux relations publiques, FCEI, Cell. : 514 817-0228, [email protected]
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