Québec solidaire obtient de la CAQ l'engagement de rétablissement du PEQ avant le 12 juin, malgré l'opposition du PQ
QUÉBEC, le 12 mai 2026 /CNW/ - À la suite d'un point de presse tenu aux côtés de personnes directement touchées par l'abolition du Programme de l'expérience québécoise (PEQ), Québec solidaire obtient l'engagement du gouvernement caquiste de rouvrir le PEQ avant la fermeture du parlement, le 12 juin prochain, et ce, malgré l'opposition du Parti québécois au rétablissement du programme.
Québec solidaire demande maintenant à Christine Fréchette et au ministre de l'Immigration, François Bonnardel, de passer rapidement de la parole aux actes et d'offrir une clause de droits acquis sans délai. Après une mobilisation historique et le dépôt d'une pétition signée par plus de 17 000 personnes, Québec solidaire affirme que le gouvernement n'a plus d'excuse pour repousser sa décision.
« Alors que la CAQ accepte enfin d'en finir avec ce drame dans lequel elle s'est elle-même plongée, je demeure consterné par la décision du PQ de refuser le retour du PEQ. Aujourd'hui, le PQ a choisi de tourner le dos à des milliers de personnes qui vivent, travaillent, étudient et contribuent au Québec en français. C'est profondément décevant. Mais la responsabilité première demeure entre les mains de la CAQ qui s'est engagée de manière très claire à rétablir le PEQ avant le 12 juin. Le gouvernement doit respecter sa parole sans délai. » , affirme Guillaume Cliche-Rivard, leader parlementaire de Québec solidaire.
Pour les groupes mobilisés, la réouverture du PEQ est une question de respect de la parole donnée par le gouvernement du Québec.
« Les mots sont difficiles à trouver. Aujourd'hui, nous avons reçu une très bonne nouvelle et une très mauvaise. Nous sommes évidemment heureux que la CAQ s'engage à rétablir le PEQ avant le 12 juin. Mais ce que vient essentiellement de nous dire le Parti québécois, c'est que nous n'avons pas notre place ici. », a déclaré Florence Bollet-Michel, présidente du regroupement Le Québec c'est nous aussi.
Deux personnes directement touchées par la suspension du programme ont aussi livré un témoignage sur les conséquences humaines de la fermeture du PEQ par la CAQ.
« Cela fait maintenant quatre ans que nous sommes au Québec. Avec le temps, le Québec est devenu bien plus qu'un lieu d'études et de travail : c'est notre milieu de vie, un endroit où nous nous reconnaissons et où nous retrouvons des valeurs qui nous ressemblent profondément. Nous avons tout sacrifié pour venir au Québec, et, malgré toutes les difficultés, cela reste la meilleure décision de notre vie. Ce que nous demandons est simple : pouvoir continuer à contribuer et à vivre ici, chez nous. », témoignent Sonia Bachelier, diplômée de l'Université de Montréal et Fanny Pinto Reis, travailleuse temporaire.
« Plus de 17 000 personnes ont signé notre pétition parce que le gouvernement a créé une injustice inacceptable. Le Québec a besoin de ces personnes. Elles parlent français, elles travaillent, elles étudient, elles participent à nos communautés. Plutôt que de leur fermer la porte au nez, nous devons tout faire pour qu'elles puissent rester. La CAQ l'a finalement compris, mais le Parti québécois continue de refuser de reconnaître l'apport de toutes ces personnes à la société québécoise. », conclut Andrés Fontecilla, responsable solidaire en matière d'immigration, de francisation et d'intégration.
SOURCE Aile parlementaire de Québec solidaire

Renseignements : Nicolas Beaulieu, Attaché de presse pour le caucus de Québec solidaire, 819 446-4308 ou [email protected]
Partager cet article