Québec élargit l'aide aux fumeurs, mais continue de marginaliser le vapotage. Pourquoi les gommes, les timbres et les pastilles, mais pas le vapotage? demande la CDVQ
QUÉBEC CITY, le 23 oct. 2026 /CNW/ -- La Coalition des droits des vapoteurs du Québec (CDVQ) accueille favorablement la décision du gouvernement du Québec d'élargir l'accès aux traitements de cessation tabagique. Elle dénonce toutefois une contradiction majeure : alors que Québec facilite l'accès aux gommes, aux timbres et aux pastilles de nicotine pour aider les fumeurs à abandonner la cigarette, le vapotage, dont Santé Canada reconnaît l'efficacité pour aider les adultes à cesser de fumer, demeure absent de cette approche.
Cette décision fait suite aux recommandations formulées en août dernier par l'Institut national d'excellence en santé et en services sociaux (INESSS), un organisme qui relève du ministre de la Santé et des Services sociaux.
« Nous sommes entièrement d'accord avec cet objectif. Mais comment peut-on faciliter l'accès aux gommes, aux timbres et aux pastilles, qui contiennent tous de la nicotine, tout en refusant de reconnaître pleinement la place du vapotage dans les stratégies de cessation tabagique ? Pour de nombreux fumeurs, le vapotage a été la solution qui leur a finalement permis d'abandonner la cigarette. Pourquoi cette différence de traitement ? », questionne Valérie Gallant, porte-parole de la CDVQ.
Santé Canada reconnaît l'efficacité du vapotage
La CDVQ rappelle que Santé Canada reconnaît que le vapotage est moins nocif que la cigarette lorsqu'un fumeur adulte remplace complètement le tabac par le vapotage, et que les données scientifiques démontrent son efficacité pour aider les fumeurs à abandonner la cigarette. Le vapotage constitue ainsi une solution de rechange efficace au tabagisme pour de nombreux adultes qui souhaitent cesser de fumer.
La CDVQ souligne que la question n'est pas de défendre la consommation de nicotine, mais bien de reconnaître les différentes solutions qui peuvent permettre aux fumeurs adultes de se libérer du tabac. « Qu'il s'agisse de gommes, de timbres, de pastilles ou de vapotage, nous parlons de produits qui peuvent contenir de la nicotine, mais qui ne reposent pas sur la combustion du tabac. Pourquoi certains sont-ils considérés comme des outils légitimes de cessation tabagique alors que le vapotage continue d'être marginalisé ? À un moment donné, le dogmatisme doit céder la place à la science », poursuit Mme Gallant.
Une approche dogmatique qui mérite d'être remise en question
Pour la CDVQ, il est temps de questionner les orientations défendues par certains acteurs de la santé publique québécoise et les organismes qui conseillent le gouvernement. Alors que la cigarette demeure responsable de milliers de décès chaque année, les autorités québécoises multiplient les restrictions visant le vapotage, notamment en matière de saveurs et d'accès aux produits. La Coalition estime que cette approche risque de décourager certains fumeurs d'abandonner la cigarette et de priver ceux qui ont déjà réussi à arrêter de fumer d'une solution qui leur convient.
« Nous avons parfois l'impression que certains experts sont davantage préoccupés par la lutte contre le vapotage que par la lutte contre la cigarette elle-même. Pourtant, ce sont les produits de combustion du tabac qui sont responsables de l'essentiel des ravages du tabagisme. Il est temps de se demander si certaines orientations reposent véritablement sur une analyse équilibrée des données scientifiques ou sur des positions devenues dogmatiques », déclare Valérie Gallant.
Le nouveau gouvernement doit revoir cette approche
La CDVQ demande au nouveau gouvernement du Québec, et plus particulièrement à la nouvelle ministre de la Santé, de la Prévention et des Aînés, Marie-Karlynn Laflamme, de revoir la place accordée au vapotage dans les politiques de cessation tabagique. Tout juste entrée en fonction, la nouvelle ministre a l'occasion de porter un regard neuf sur ce dossier. La Coalition l'invite toutefois à faire preuve de vigilance à l'égard des recommandations de certains fonctionnaires et experts de l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), dont les positions sur le vapotage témoignent, selon la CDVQ, d'un dogmatisme préoccupant.
« Nous invitons la nouvelle ministre à ne pas répéter les erreurs de ses prédécesseurs de la CAQ, qui se sont, à notre avis, laissé influencer par les positions idéologiques et dogmatiques de certains experts de la santé publique, notamment à l'INSPQ. Elle a aujourd'hui l'occasion de porter un regard neuf sur ce dossier, de prendre ses distances avec ces positions et de s'appuyer sur les données scientifiques. Il serait regrettable que le nouveau gouvernement reproduise les mêmes erreurs en poursuivant cette guerre injustifiée contre le vapotage, au détriment des fumeurs qui cherchent à abandonner la cigarette », affirme Valérie Gallant.
La CDVQ demande notamment que le vapotage soit reconnu comme une option à considérer pour les fumeurs adultes qui souhaitent abandonner la cigarette, particulièrement ceux qui n'ont pas réussi à arrêter avec les autres méthodes disponibles. Elle demande également que les politiques publiques établissent une distinction claire entre les cigarettes combustibles et les produits de vapotage, et qu'elles évitent d'imposer des restrictions qui pourraient compromettre l'accès des fumeurs adultes à cette solution de rechange.
SOURCE Coalition des droits des vapoteurs du Québec

Source : Mme Valerie Gallant, porte-parole, Coalition des droits des vapoteurs du Québec, Téléphone : 581 984-0984, Courriel : [email protected]
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