Protection du français au Québec et fling-flang libéral - Le Parti Québécois dénonce la volte-face de Charles Milliard dont la position n'aura duré que 24 h!
MATANE, QC, le 19 avril 2026 /CNW/ - La protection du français n'aura duré que 24 heures au Parti libéral du Québec de Charles Milliard, dénonce le porte-parole en matière de langue française du Parti Québécois, Pascal Bérubé. En effet, après avoir évoqué jeudi dernier qu'il acceptait la loi 96, sous réserve de modifications pour alléger la surcharge administrative et l'échéance de six mois imposée aux immigrants, Charles Milliard a été rappelé à l'ordre le jour même par ses députés de l'Ouest de l'île de Montréal qui lui ont demandé de reculer et de ne pas protéger la réforme de la Charte de la langue française contre les poursuites judiciaires.
Donc, après des propositions ambiguës en matière d'immigration, de laïcité et sur l'utilisation de la clause dérogatoire, il faut ajouter la défense de la langue française. Depuis son opposition féroce contre la loi 96, le Parti libéral n'a cessé de réitérer sa volonté d'affaiblir substantiellement cette loi s'il devait être élu. « Nous savons maintenant depuis vendredi dernier qu'il n'y aura pas de changement avec un nouveau chef libéral. C'est à Philippe Couillard qu'il doit se comparer en cette matière, certainement pas à Robert Bourassa », a affirmé Pascal Bérubé.
Pour le député de Matane-Matapédia, le chef du Parti libéral aura échoué tant sur le plan de la préparation de son dossier et de la consultation de ses collègues en amont de cette sortie, que du respect de son leadership à la suite de ces déclarations.
« Charles Milliard s'est fait rappeler de façon dure que le Parti libéral ne changera pas quant à la promotion et la défense de l'identité québécoise. En matière de langue, il n'exercera pas de leadership et sera ramené à un simple rôle de porte-parole de la position de ses députés anglophones » , a poursuivi le député.
Pour le Parti Québécois, cette volte-face est un échec cinglant de son leadership qui arrive très tôt et qui se heurte à la réalité : promoteur de l'identité canadienne, d'une immigration qui ne tient pas compte de notre capacité d'accueil et qui est toujours aux prises avec pas moins de trois enquêtes majeures sur son financement, dont une de l'Unité permanente anticorruption (UPAC).
Le député du Parti Québécois ajoute que la dernière semaine a aussi confirmé qu'Éric Duhaime, chef du Parti conservateur du Québec, a la même position que celle du Parti libéral en matière de langue française. Il a en effet réitéré à une station de radio anglophone qu'il éliminerait la loi 96.
En conclusion, le député Pascal Bérubé affirme que le Parti Québécois est le seul parti, en mesure de remplacer le gouvernement de la CAQ, en mesure de protéger concrètement la langue française.
Le Parti Québécois s'est en effet engagé à imposer des mesures fortes pour freiner et inverser le déclin de la langue française face à l'urgence linguistique au Québec. Il propose notamment l'application de la loi 101 au cégep, la promotion active des contenus culturels québécois sur les grandes plateformes numériques, l'identification de cibles mesurables quant aux transferts linguistiques et au français langue d'usage, l'octroi d'une part minimale de la note finale à la qualité du français dans tous les travaux notés, et plusieurs autres mesures structurantes.
SOURCE Aile parlementaire du Parti Québécois

SOURCE : Emmanuel Renaud, Attaché de presse, Aile parlementaire du Parti Québécois, 418-720-5717 ou [email protected]
Partager cet article