Fin du financement de l'AIEQ - La CAQ affaiblit le rayonnement international du Québec
QUÉBEC, le 27 mai 2026 /CNW/ - Le député de Jean-Talon et porte-parole du Parti québécois en matière de Relations internationales et de Francophonie, Pascal Paradis, accompagné de madame Nathalie Watteyne, vice-présidente aux affaires académiques de l'Association internationale des études québécoises (AIEQ) ainsi que de monsieur Alain-G. Gagnon, vice-président de l'AIEQ entre 1997 et 2003, dénoncent la décision du gouvernement caquiste de mettre fin au financement de l'AIEQ.
EN BREF
- Le Parti québécois demande au ministre des Relations internationales et de la Francophonie (MRIF) de rétablir le financement de l'AIEQ;
- Un gouvernement du Parti québécois mettra en œuvre une vision ambitieuse des relations internationales du Québec et réinvestira en coopération internationale, afin notamment de renforcer la présence du Québec dans les réseaux universitaires, culturels et scientifiques.
Selon Pascal Paradis, cette décision du gouvernement de la CAQ traduit une vision réductrice de la place du Québec dans la Francophonie et dans le monde et entraînera des impacts négatifs pour les relations internationales du Québec.
« L'AIEQ contribue à notre rayonnement culturel, scientifique et académique ainsi qu'à la vitalité de la langue française, mais le ministre Christopher Skeete a décidé de lui couper les vivres. Le même ministre qui a pourtant déclaré le 16 mars, lors du lancement du rapport de l'OIF intitulé La langue française dans le monde, qu'il réitérait l'engagement du Québec "à promouvoir la langue française autant sur son territoire que dans le monde". Ça s'appelle dire une chose mais faire le contraire, ce qui est la marque de commerce du gouvernement de la CAQ », a déclaré le député péquiste.
« Depuis sa création, l'AIEQ anime un réseau international d'universitaires spécialisés en études québécoises. Ce réseau, reconnu pour sa crédibilité et son autonomie à l'égard du gouvernement, constitue un outil central de diplomatie d'influence, conforme aux orientations inscrites dans la loi du MRIF. De manière à économiser tout au plus 285 000 $, le MRIF est prêt à faire disparaître un organisme dont la contribution au rayonnement international du Québec est inestimable », a affirmé Nathalie Watteyne de l'AIEQ.
Le Parti Québécois rappelle que l'AIEQ a notamment organisé des centaines de missions de grands auteurs québécois à travers le monde qui ont contribué à inscrire la littérature québécoise dans les programmes scolaires de dizaines de pays. C'est l'une des nombreuses raisons pour lesquelles cinq anciens ministres des Relations internationales issus de différents partis ont demandé au ministre Skeete de renoncer à sa décision de mettre fin au financement de l'AIEQ.
« La CAQ prétend être un parti nationaliste et autonomiste, mais elle a une vision provincialiste des relations internationales. On l'a vu également avec la série de compressions touchant les organismes de coopération internationale et les réseaux qui assurent la présence du Québec sur la scène internationale. C'est incohérent, à courte vue et profondément préoccupant », a continué Pascal Paradis.
« C'est désolant de voir le gouvernement de la CAQ démanteler un réseau construit depuis 30 ans qui contribue autant à la place du Québec dans le monde. Le rôle de l'AIEQ ne peut être assuré à aussi peu de frais par le gouvernement lui-même. Nous refusons de voir le Québec se replier sur lui-même. Un gouvernement du Parti Québécois mettra en œuvre une vision ambitieuse des relations internationales du Québec, tant en matière de commerce extérieur que de coopération internationale et de diplomatie d'influence », conclut Pascal Paradis.
Pour visionner le point de presse : Activités de presse - Assemblée nationale du Québec
SOURCE Aile parlementaire du Parti Québécois

SOURCE : Emmanuel Renaud, Attaché de presse, Aile parlementaire du Parti Québécois, 418-720-5717, [email protected]
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