Plus de 14 000 personnes réclament le retrait des dispositions sur les coopératives d'habitation dans le projet de loi 20
QUÉBEC, le 14 mai 2026 /CNW/ - À la suite du dépôt à l'Assemblée nationale d'une pétition lancée à l'initiative de la Fédération des coopératives d'habitation du Québec (FHCQ) réclamant le retrait des dispositions visant les coopératives d'habitation dans le projet de loi 20, Québec solidaire et des représentants d'organismes de coopératives d'habitation demandent au gouvernement de la CAQ de prendre acte de la mobilisation massive et de retirer ce qui touche aux coopératives d'habitation dans le projet de loi.
La pétition, qui compte plus de 14 000 signatures, est parrainée par le député et responsable en matière d'Habitation pour Québec solidaire, Andrés Fontecilla, et soutenue par la Confédération québécoise des coopératives d'habitation :
« Plus de 14 000 personnes ont envoyé un message clair à la CAQ : les coopératives d'habitation sont un modèle à encourager, pas à fragiliser comme le fait le projet de loi 20. Le moyen le plus efficace pour assurer un meilleur accès au logement en pleine crise est d'accélérer et amplifier la construction de logements réellement abordables, c'est-à-dire accessibles pour tous les ménages. Les coops jouent justement un rôle essentiel dans l'offre de logements réellement abordables qui favorisent la mixité sociale, condition essentielle à la réussite de ce modèle. Le temps est compté pour les travaux parlementaires, il n'y a pas de temps à perdre avec ce projet de loi mal ficelé qui risque de livrer des locataires à un marché spéculatif hors de contrôle. La nouvelle ministre de l'Habitation doit faire preuve d'écoute et retirer ce mauvais projet de loi. », selon Andrés Fontecilla, responsable solidaire en matière d'Habitation.
«Le projet de loi 20 n'atteindra pas son objectif. Il existe de meilleures solutions pour améliorer la situation du logement au Québec que le PL 20. Le gouvernement pourrait notamment favoriser la création de nouvelles coopératives grâce à un programme de développement dédié à celles-ci ou encore assouplir les conventions d'exploitation afin de permettre leur croissance par l'équité hypothécaire. Une chose est certaine : il existe des moyens pour que le secteur des coopératives d'habitation et le gouvernement collaborent plus efficacement à la mise à l'échelle d'un secteur qui vise à mieux loger le Québec.» déclare Patrick Préville, directeur général de la Fédération des coopératives d'habitation du Québec.
« La Confédération québécoise des coopératives d'habitation (CQCH) a fortement encouragé ses huit fédérations régionales et leurs membres à appuyer et signer en grand nombre cette pétition dénonçant les risques que représente le projet de loi 20 pour l'avenir du modèle coopératif en habitation. En tant que porte-parole national du mouvement coopératif en habitation, la CQCH s'est opposée depuis le début aux dispositions centrales du projet de loi 20, qui témoignent d'une incompréhension de ce que sont, en réalité, les fondements du modèle coopératif au Québec, comme partout dans le monde. Le projet de Loi 20 n'est en aucun cas une solution à la crise du logement que nous vivons », souligne Nathalie Genois, directrice générale adjointe de la Confédération québécoise des coopératives d'habitation.
« Ce projet de loi ne fait rien pour développer le logement social et communautaire, il lui met au contraire des bâtons dans les roues. Il n'y a rien pour contrôler les hausses de loyer abusives, rien pour lutter contre la spéculation immobilière, rien pour renforcer les droits des locataires qui ont des logements insalubres ou vétustes. Bref, ce projet de loi rate la cible et s'attaque à du logement réellement abordable. », conclut M. Fontecilla.
Pour rappel, ce projet de loi donne les pleins pouvoirs à la ministre pour s'ingérer dans la gestion des coopératives et les OBNL d'habitation par règlement, notamment en déterminant un revenu maximum et des pénalités à payer pour les locataires gagnant davantage que ce montant, sans pour autant indiquer clairement qui sera concerné et comment ils seront affectés.
SOURCE Aile parlementaire de Québec solidaire

Renseignements : Yssia Tormin, Attachée de presse, aile parlementaire de Québec solidaire, 367 995 2364 ou [email protected]
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