Peu de partis font écho aux inquiétudes des locataires, se désole le FRAPRU
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Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU)22 sept, 2026, 10:46 ET
MONTREAL, le 22 sept. 2026 /CNW/ -- À la veille du dernier débat des chef•fes, le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) s'inquiète du peu d'importance accordée au logement locatif, après presque un mois de campagne électorale.
Différents sondages placent pourtant l'abordabilité et l'accès au logement dans le palmarès des enjeux jugés déterminants pour la population. Le regroupement de défense du droit au logement rappelle que 40% de la population québécoise est locataire et qu'un nombre grandissant fait les frais d'une crise de l'abordabilité. La moitié de ces familles et personnes locataires du Québec ont un revenu annuel de moins de 50 000$
Le regroupement de défense du droit au logement souligne que l'inquiétude est palpable dans toutes les régions, en particulier chez les jeunes, les aîné•es, les familles monoparentales, les femmes, bref chez les personnes surreprésentées parmi les locataires à petit revenu. L'abordabilité s'est détériorée au Québec depuis les élections de 2022, le loyer moyen a bondi de près de 30 %. « Les logements disponibles sont hors de prix. La majorité des locataires s'appauvrissent au détriment de leur qualité de vie, l'insécurité résidentielle chez les locataires se généralise et nombreux et nombreuses sont ceux et celles qui cherchent des solutions concrètes », rappelle Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU.
Pour répondre aux besoins d'abordabilité immédiate, le FRAPRU soutient que la première étape - en plus de prendre des mesures musclées pour contrôler le prix des loyers sur le marché privé - doit être de doubler le nombre de logements sociaux sous différentes formes d'ici 15. Ce dernier demande le financement d'au moins 10 000 logements sociaux par année autant en construction neuve qu'en acquisition d'immeubles existants. Il s'agit du seuil minimal pour que le logement social puisse atteindre 20 % du parc locatif précise le regroupement national qui constate que jusqu'ici les engagements pris sont généralement insuffisants.
Priorité : se doter d'objectifs chiffrés de développement sur plusieurs années
Dans ce contexte, le FRAPRU insiste depuis le début de la campagne sur l'importance que les partis se dotent d'objectifs chiffrés de développement de logements sociaux sous différentes formes, afin de répondre aux différents besoins dans les différents milieux. Il leur a demandé de clarifier combien ils financeraient de logements sociaux, accessibles financièrement pour les locataires à faible et modeste revenus, avec des loyers qui sont significativement moins chers que le loyer médian du marché.
Trois partis, Québec solidaire (QS), le Parti libéral du Québec (PLQ) et le Parti Québécois (PQ), ont pris des engagements chiffrés de développement pour le prochain mandat, soit dans une annonce publique, soit en répondant par écrit au FRAPRU1.
Le Parti Québécois s'engage à financer 20 000 logements sociaux dans le prochain mandat. Québec solidaire s'engage à financer 50 000 logements sociaux et communautaires dans le prochain mandat. Le Parti libéral du Québec s'engage à financer 40 000 logements sociaux et abordables dans le prochain mandat. La Coalition avenir Québec (CAQ) - Équipe Christine Fréchette n'a pour sa part pas fait d'annonce sur le logement, mais a promis 2000 logements abordables pour personnes aînées dans le cadre d'une annonce concernant les aînés.
Même si le flou demeure dans le type de logements qui seront effectivement financés et dans les nouveaux programmes qui seraient ou non mis en place, le FRAPRU se réjouit que le PQ, le PLQ et QS s'engagent à ne pas financer de logements qualifiés d'« abordables intermédiaires »2 avec les fonds publics. Selon lui, cela prouve qu'il n'y a aucune acceptabilité sociale pour que les fonds publics insuffisants consacrés au développement financent des logements ne correspondant pas à la capacité de payer de la moyenne des locataires et encore moins de ceux et celles à faible et modeste revenus.
Alors que de plus en plus de partis affirment adhérer à l'objectif que le logement social, sans but lucratif ou hors marché atteigne 20 % du parc locatif, le FRAPRU rappelle qu'un tel objectif est un véritable projet de société et que si les partis qui s'engagent à y travailler le prennent au sérieux, ils devraient profiter de la campagne pour détailler leur plan pour y arriver. Évidemment, ces cibles ne doivent pas être noyées dans autant ou plus de logements privés ou trop chers qui affaibliraient l'effet bénéfique et structurant du logement social. Le FRAPRU invite les chef•fes des partis à profiter du dernier débat et du dévoilement de leurs plateformes pour clarifier et/ou faire connaître leurs engagements. Enfin, le regroupement partage le diagnostic inquiétant de la Ligue des droits et libertés sur le piètre état des droits économiques et sociaux, dont le droit au logement, au Québec en 2026 et invite les partis à remettre les droits humains au cœur des débats et les groupes concernés au cœur des consultations.
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1 Voir la compilation des annonces des partis, des engagements des chefs et des réponses transmises par écrit au FRAPRU en date du 21 septembre. |
2 Catégorie récemment introduite dans les programmes québécois dont les loyers peuvent atteindre 150% du loyer médian du marché lui-même en pleine explosion. À titre d'exemple, en 2026 un 4 ½ de cette catégorie afficherait un loyer mensuel de 1722 $ par mois dans la région métropolitaine de Montréal, de 1812 $ dans celle de Gatineau, de 1692 $ dans celle de Québec, de 1311 $ dans celle de Québec, de $1 362,00 dans celle de Drummondville Dans la municipalité de Rouyn-Noranda on parle d'un 4 ½ à 1 434,00 $, à 1650$ à Joliette, à 1 434,00 $ à Rimouski. |
SOURCE Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU)
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