Nous libérer du Big Pharma : et si on osait pour vrai?
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Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS)06 juil, 2026, 11:15 ET
L'APTS appelle à instaurer un régime d'assurance médicaments public et universel
LONGUEUIL, QC, le 6 juill. 2026 /CNW/ - Dans le cadre de l'édition Agenda 2026 de sa campagne Un réseau fort : et si on osait pour vrai?, l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) dévoile son thème du mois : « Nous libérer du Big Pharma : et si on osait pour vrai? ». Alors que les primes d'assurance maladie - dont environ 85 % sont liées aux médicaments - ont presque triplé en 15 ans, l'APTS soutient qu'il est temps de remplacer le régime hybride actuel par un régime d'assurance médicaments public et universel (RAMPU), plus équitable et plus efficace.
Un système coûteux, qui profite aux compagnies pharmaceutiques
Aujourd'hui, l'accès à une couverture pour les médicaments dépend encore largement du statut d'emploi. Les personnes dont l'employeur ou le syndicat offre une assurance privée sont obligées d'y adhérer, tandis que les autres sont couvertes par le régime public.
Ce modèle hybride contribue à augmenter la facture pour l'ensemble des Québécois•es, quel que soit leur assureur, puisque le pouvoir de négociation de ce dernier face aux compagnies pharmaceutiques se trouve affaibli dans les deux cas. Au privé, la facture grimpe encore car les assureurs doivent en plus couvrir leurs frais administratifs, leurs taxes, des coûts de distribution des médicaments plus élevés, ainsi que gérer le risque sur des bassins de personnes bien plus limités que pour le régime public.
Résultat : les dépenses totales en médicaments par habitant•e au Québec sont parmi les plus élevées des pays membres de l'OCDE (1 085$ USD par habitant•e) alors que la plupart de ces pays ont un RAMPU (coût moyen : 518 USD$).
« En maintenant un système fragmenté, on affaiblit notre pouvoir de négociation, on laisse les compagnies pharmaceutiques imposer leurs conditions et on multiplie les frais de toutes sortes. Il existe une meilleure façon de faire », affirme Robert Comeau, président de l'APTS.
En juillet : aplanir le terrain de jeu face aux compagnies pharmaceutiques
En regroupant l'ensemble de la population dans un même régime public et en renforçant ainsi le pouvoir de négociation du Québec auprès des compagnies pharmaceutiques, un régime d'assurance médicaments public et universel permettrait de mieux contrôler les coûts - y compris en favorisant les achats groupés de médicaments à l'échelle du réseau - et d'offrir une couverture équitable à l'ensemble de la population, peu importe son statut d'emploi. Selon une étude publiée en 2017, un tel régime pourrait générer jusqu'à 3,8 milliards de dollars d'économies annuellement au Québec tout en améliorant l'équité d'accès aux médicaments. « On ne peut pas continuer à accepter que les Québécois•es - et le gouvernement! - paient toujours plus cher pour enrichir les assureurs et les compagnies pharmaceutiques. Un système plus simple, plus juste et plus efficace est possible. Ne manque que le courage politique de le mettre en œuvre », conclut Émilie Charbonneau, 1re vice-présidente de l'APTS.
À propos de l'APTS
L'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) regroupe et représente plus de 68 000 membres qui jouent un rôle indispensable au bon fonctionnement des établissements du réseau. Nos gens offrent une multitude de services en matière de diagnostic, de réadaptation, de nutrition, d'intervention psychosociale et de soutien clinique et de prévention, autant de services qui s'adressent à l'ensemble de la population.
SOURCE Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS)

Pour renseignements : Leïla Asselman, Conseillère en communication et relations publiques, Cell. : 514 226-5478
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