Les scientifiques fédéraux se préparent à lutter pour la science publique en ce début de négociations English
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Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC)01 juin, 2026, 14:00 ET
OTTAWA, ON, le 1er juin 2026 /CNW/ - Les scientifiques fédéraux entament une nouvelle ronde de négociations et préviennent que les coupes budgétaires continues dans la science publique affaiblissent la capacité scientifique du Canada et augmentent les risques pour la population.
Le groupe Sciences appliquées et examen des brevets (SP), représenté par l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC), a officiellement amorcé les négociations avec le Conseil du Trésor et a choisi de recourir à la voie de la conciliation/grève. Les membres affirment que cette ronde de négociations survient à un moment charnière pour la science fédérale, dans un contexte d'inquiétude croissante concernant les avis de réaménagement des effectifs, d'examen exhaustif des dépenses et de l'érosion de l'expertise scientifique interne au sein du gouvernement.
« Les scientifiques fédéraux ont tendance à être prudents et introvertis. Il en faut beaucoup pour les éloigner de leur travail », déclare Bryan van Wilgenburg, président du groupe SP. « Le fait que les scientifiques, les personnes les plus réfractaires aux conflits dans la société, soient prêts à s'exprimer devrait faire réfléchir le gouvernement. Nous nous inquiétons des dommages à long terme causés à la santé publique, à l'environnement et à l'économie par la sous-estimation de la science publique et l'affaiblissement de ses capacités. »
Les membres SP travaillent dans l'ensemble du gouvernement fédéral dans des domaines qui protègent la population et soutiennent la prise de décision fondée sur des données probantes, notamment la sécurité des aliments et des médicaments, la préparation aux situations d'urgence, la surveillance de l'environnement, la pêche et les océans, la climatologie, la santé publique, la propriété intellectuelle et les études d'impact.
Les scientifiques fédéraux affirment que les négociations à venir ne se limitent pas aux salaires ou à une convention collective. Il s'agit de protéger la capacité scientifique publique sur laquelle les Canadien•nes comptent tous les jours.
« Lorsqu'un gouvernement coupe dans la science publique, nous perdons plus que des emplois », explique Bryan van Wilgenburg. « Nous perdons confiance dans la sécurité de nos aliments, des pesticides, des médicaments, des trains et des avions. Nous perdons la capacité de détecter les risques à un stade précoce, de réagir efficacement aux problèmes et de prendre des décisions fondées sur des preuves. Une fois cette expertise publique perdue, sa reconstruction peut prendre des années, dans le meilleur des scénarios. »
Le 27 mai dernier, le groupe SP a avisé la Commission des relations de travail et de l'emploi dans le secteur public fédéral de sa décision de recourir à la voie de la conciliation/grève et a signifié un avis de négociation au Conseil du Trésor le 1er juin. L'échange de propositions de négociation devrait avoir lieu dans le courant de l'été et les négociations devraient commencer avant l'expiration de la convention collective actuelle en septembre.
«Envisager le recours à la grève n'est pas une chose que nos membres prennent à la légère », conclut Bryan van Wilgenburg. « Le gouvernement peut considérer les coupes dans la science publique comme des économies à court terme, mais les Canadien•nes en paieront le prix réel sous la forme de coûts de sous-traitance à la hausse, de protections affaiblies, de dommages économiques et de risques accrus en cas d'urgence. »
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SOURCE Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC)

Source : Relations avec les médias à l'IPFPC, 613-883-4900 (cellulaire), [email protected]
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