Les tensions commerciales avec les États-Unis reprennent de plus belle, et une entreprise sur trois cherche de nouveaux marchés, les deux tiers d'entre elles ayant augmenté leurs prix
Une réforme réglementaire, des approbations de projets plus rapides et un examen fiscal sont nécessaires pour stimuler la croissance
TORONTO, le 5 août 2026 /CNW/ -- Selon un nouveau sondage de KPMG, les chefs d'entreprise canadiens voient des possibilités dans le programme économique du gouvernement fédéral, mais ils affirment que les engagements doivent se traduire rapidement par des mesures concrètes pour composer avec l'incertitude commerciale continue.
Le sondage national sur les perspectives d'affaires et des échanges commerciaux des entreprises mené auprès de 359 chefs d'entreprise et décideurs a révélé qu'un peu plus de la moitié (51 %) d'entre eux s'attendent à ce que les mesures économiques du gouvernement fédéral améliorent considérablement ou quelque peu les activités de leurs entreprises au cours des trois prochaines années. Plus de la moitié (55 %) croient que le gouvernement fait des progrès pour renforcer le soutien aux entreprises canadiennes, ce qui suggère une approche globale qui est considérée comme positive sur le plan directionnel. Cependant, l'optimisme est tempéré par le désir d'une exécution plus rapide.
« Alors que les États-Unis intensifient les pressions commerciales sur le Canada, de nombreuses entreprises canadiennes adoptent une approche mesurée et veulent attendre de voir comment les derniers droits de douane américains s'appliqueront avant de réagir, a déclaré Lachlan Wolfers, leader national, KPMG cabinet juridique. Notre sondage montre que les chefs d'entreprise veulent que les gouvernements restent concentrés sur les mesures que le Canada peut prendre pour renforcer la résilience économique. Ils veulent que le gouvernement travaille avec eux pour réaliser rapidement le programme économique fédéral, améliorer la compétitivité fiscale, réduire les formalités administratives et diversifier le commerce. »
Bien que le sondage ait été mené peu avant la dernière menace des États-Unis d'imposer un tarif de 50 % sur certaines exportations canadiennes et l'annonce d'un nouveau tarif de 10 % sur le « travail forcé », les résultats donnent une idée de ce que ressentent les chefs d'entreprise pendant une période de volatilité commerciale continue.
Lorsqu'on leur a demandé de classer les mesures que les chefs d'entreprise voulaient voir adopter par les gouvernements, ils ont indiqué qu'il fallait éliminer les formalités administratives et accélérer la réforme réglementaire, la construction d'un nouvel oléoduc sur la côte ouest, les grands projets d'infrastructure et la réforme fiscale comme des mesures clés nécessaires pour renforcer l'économie.
Les trois principales priorités pour stimuler l'économie :
50 % (lié) |
Éliminer les formalités administratives et accélérer la réforme réglementaire Accélérer la construction d'un nouvel oléoduc sur la côte ouest pour soutenir le Canada en tant que superpuissance énergétique |
47 % |
Accélérer les dépenses liées aux grands projets, comme les infrastructures |
43 % |
S'engager dans une réforme fiscale, y compris l'impôt sur les sociétés et les incitatifs à l'investissement |
Malgré les défis continus, le sondage mené auprès de chefs de file de plusieurs secteurs révèle que près de la moitié (47 %) d'entre eux ont confiance en la capacité de leur entreprise à accroître les investissements au Canada si elle est appuyée par un approvisionnement « Achetez canadien », des incitatifs gouvernementaux et du financement nouveau.
« Le Canada dispose des bonnes bases pour attirer des investissements mondiaux, mais il a maintenant besoin du bon cadre stratégique pour le faire connaître au monde », a ajouté M. Wolfers.
Principales conclusions du sondage
- 51 % s'attendent à ce que leur entreprise se porte mieux grâce aux mesures économiques du gouvernement fédéral au cours des trois prochaines années
- 14 % s'attendent à ce qu'elle se porte « beaucoup mieux » et 36 % « un peu mieux »; 31 % disent qu'il n'y aura « aucune incidence importante », et 15 % s'attendent à ce que leur situation soit « un peu moins bonne » ou « moins bonne ».
- 66 % ont rajusté les prix pour tenir compte d'une partie ou de l'ensemble des coûts tarifaires
- 35 % ont rajusté les prix pour une partie (mais pas tous) des coûts tarifaires; 31 % ont pris en compte la totalité des coûts tarifaires
- 65 % conviennent que le Canada devrait être plus transactionnel et impassible dans ses négociations avec les États-Unis, car il s'agit de la nouvelle normalité
- 67 % conviennent que les exigences de conformité réglementaire à tous les ordres de gouvernement (p. ex., les formalités administratives, la prise de décisions consensuelles) ont créé une impasse institutionnelle, retardé des projets et entravé les investissements.
Une position de négociation solide, mais transactionnelle, pour l'ACEUM
Alors que les négociations de l'ACEUM s'intensifient, le sondage montre un large soutien pour une position canadienne forte. Près de sept répondants sur dix (69 %) conviennent que le Canada devrait être un négociateur ferme et utiliser tous les points de levier dont il dispose. La plupart voient les tensions commerciales continuer de façonner leur environnement opérationnel dans un avenir prévisible.
« Les chefs d'entreprise veulent que le Canada continue de défendre sa position à la table de négociation de l'ACEUM et de réduire l'exposition aux droits de douane, a déclaré Joy Nott, associée, Taxes indirectes, Douanes et commerce. En même temps, on reconnaît une réinitialisation fondamentale de la relation commerciale et des risques qu'elle comporte. Près des deux tiers des répondants conviennent que le Canada devrait aborder les négociations avec un plus grand pragmatisme, conformément à une relation plus transactionnelle entre le Canada et les États-Unis. »
La diversification est réelle, mais les États-Unis demeurent le principal marché
Le programme de diversification du commerce du Canada se reflète dans les plans d'adaptation des entreprises, mais l'attrait gravitationnel des États-Unis demeure fort. Lorsqu'on leur a demandé si les efforts déployés par le Canada pour diversifier le commerce, conclure de nouveaux accords commerciaux et accroître les services aux exportateurs avaient une incidence sur les horizons commerciaux de leur entreprise, un tiers (33 %) des répondants ont répondu qu'ils avaient l'intention de conquérir de nouveaux marchés d'ici un à trois ans. Vingt-six pour cent exportent déjà et explorent l'exportation vers des marchés où le Canada a conclu un accord commercial.
« Notre sondage indique que les entreprises canadiennes prennent la diversification du commerce au sérieux, et les données officielles indiquent que le changement est déjà en cours, en raison de la demande de produits de base. Les États-Unis représentent toujours le gros du commerce de biens et de services, mais il n'est pas surprenant qu'un plus grand nombre d'exportateurs prévoient de conquérir d'autres marchés. Il s'agit de diversification, et non de découplage. Les entreprises canadiennes demeurent engagées sur le marché américain tout en renforçant leur résilience et en réduisant les risques grâce à des relations commerciales mondiales plus vastes », a déclaré Ali Jaffery, associé et économiste en chef de KPMG au Canada.
L'Union européenne, le Royaume-Uni et le Mexique ont été les marchés non américains les plus courants, où les entreprises ont déclaré une augmentation des exportations au cours de la dernière année, et ces territoires ont également été identifiés comme les principales destinations pour la croissance future des exportations.
Marchés non américains les |
Croissance prévue |
|
Union européenne |
26 % |
25 % |
Royaume-Uni |
24 % |
19 % |
Mexique |
18 % |
16 % |
Australie et Nouvelle-Zélande |
14 % |
15 % |
Chine |
13 % |
14 % |
Les entreprises s'adaptent en modifiant la tarification
Les pressions tarifaires influencent à la fois les prix facturés aux clients et les décisions internes de gestion des coûts. Seuls 39 % d'entre elles ne déclarent aucune variation de prix en raison de pressions tarifaires. En revanche, les deux tiers (66 %) ont rajusté les prix pour tenir compte d'une partie ou de la totalité des coûts tarifaires.
Les formalités administratives et la réglementation créent nettement des irritants
Plus des deux tiers (67 %) affirment que les exigences réglementaires ont créé une impasse institutionnelle; environ les deux tiers (65 %) affirment que la surréglementation et les impôts plus élevés font en sorte qu'il est plus difficile pour les entreprises de prendre de l'expansion et de rester au Canada.
Cela ne porte pas à croire que les entreprises rejettent carrément la réglementation. Un peu plus de la moitié (51 %) des répondants conviennent que la conformité à la réglementation est un compromis important pour protéger la santé, la sécurité et l'environnement, ainsi que l'obligation de consulter les peuples autochtones. « Les entreprises acceptent le besoin de mesures de protection appropriées, mais elles veulent des processus plus rapides et plus prévisibles qui accélèrent la réalisation des projets et permettent de prendre des décisions en matière d'investissement et d'expansion », a déclaré M. Wolfers.
À propos du Sondage national sur les perspectives d'affaires et les échanges commerciaux des entreprises mené par KPMG
Le sondage en ligne a été mené du 25 juin au 13 juillet 2026 auprès de 359 propriétaires et décideurs d'entreprises au Canada dont le revenu brut annuel est supérieur à 10 millions de dollars canadiens. Les répondants ont été recrutés auprès du Forum Angus Reid et comprenaient des propriétaires d'entreprise et des décideurs de haut niveau occupant des postes de direction. La répartition des revenus annuels est la suivante : 10 à 99 millions de dollars (24 %); 100 à 299,9 millions de dollars (11 %); 300 à 499,9 millions de dollars (8 %); 500 millions de dollars à 1 milliard de dollars (21 %); 1 à 10 milliards de dollars (22 %); 10 à 20 milliards de dollars (4 %); plus de 20 milliards de dollars (11 %). Près des trois quarts (72 %) des répondants se disent exportateurs; 79 % affirment que leurs biens et services sont conformes à l'ACEUM. (*Dans les cas où les répondants ont été autorisés à sélectionner plusieurs réponses, les pourcentages peuvent ne pas correspondre à 100 %.)
Demandes de renseignements des médias :
Nancy White
Directrice, Affaires de la société (Fiscalité et droit)
KPMG Canada
Téléphone : 416 777-3306
Copie : 416 777-1400
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SOURCE KPMG LLP
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