Les coupures à l'Agence du revenu du Canada risquent de se traduire en pertes de plusieurs milliards de dollars English
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Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC)31 mars, 2026, 15:00 ET
31 mars, 2026, 15:00 ET
OTTAWA, ON, le 31 mars 2026 /CNW/ - Les réductions d'effectifs à l'Agence du revenu du Canada (ARC) affaibliront la capacité du gouvernement à appliquer les lois fiscales et à recouvrer des milliards de dollars de recettes perdues, prévient l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC).
« Ce sont ces gens qui veillent à ce que chacun paie sa juste part d'impôts, déclare Sean O'Reily, président de l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada. Supprimer leurs postes ne permet pas de faire des économies. En fait, c'est une perte de revenus. »
L'Institut représente près de 16 000 professionnel•les de la fiscalité à l'ARC, dont beaucoup s'inquiètent depuis longtemps de l'ampleur de l'évasion fiscale pratiquée par les grandes entreprises et les particuliers fortunés. Le directeur parlementaire du budget estime que le Canada perd jusqu'à 25 milliards de dollars chaque année en raison du transfert de bénéfices et d'autres stratégies d'évasion fiscale.
« On ne comble pas un déficit de 25 milliards de dollars en supprimant les personnes formées pour le combler, poursuit Sean O'Reilly. En fait, leur maintien en poste assure la rentabilité de l'investissement. »
Ces réaménagements d'effectifs s'inscrivent dans le cadre d'efforts généralisés visant à supprimer des dizaines de milliers de postes de fonctionnaires dans l'ensemble de l'administration. L'Institut souligne que le renforcement de la capacité de l'ARC pourrait aider à financer les services publics et à réduire la pression des réductions dans d'autres secteurs.
« Le gouvernement réduit les services publics pour réaliser des économies, tout en laissant des milliards de recettes potentielles sur la table. À l'ARC, ce sont nos membres qui trouvent ces revenus fiscaux. Les doter de ressources suffisantes pour qu'ils puissent faire leur travail permettrait de renforcer les finances publiques et d'éviter des coupes sévères dans d'autres services. Les supprimer, c'est l'inverse : c'est un non-sens », ajoute le président de l'IPFPC.
Le personnel concerné comprend des auditeur•rices, des économistes et des professionnel•les de l'informatique dont le travail est au cœur de la lutte à l'évasion fiscale et garant de la conformité fiscale. La plupart de ces employé•es sont basés en dehors de la région de la capitale nationale, et ces réductions ont de graves répercussions dans les bureaux régionaux où le travail d'audit et de conformité est effectué.
« Il faut des expert•es pour voir venir les risques, pour faire respecter les règles et pour améliorer le fonctionnement du système. Lorsque l'on supprime cette expertise, on ne procède pas à une rationalisation. On affaiblit le système », dit M. O'Reilly.
Le syndicat s'inquiète également des compressions visant la cybersécurité et l'expertise en matière de données, à un moment où l'ARC développe son utilisation de l'intelligence artificielle et des systèmes numériques.
« Les Canadien•nes confient à l'ARC des informations financières personnelles sensibles. La réduction de l'expertise interne, couplée à une dépendance accrue à l'égard de la technologie, soulève de sérieuses questions sur la manière dont ces données seront protégées », conclut Sean O'Reilly.
L'annonce intervient à un moment de transition pour l'Agence, le départ du commissaire étant prévu pour le 31 mars, ce qui soulève des questions plus générales sur le contrôle et l'orientation de ces changements.
L'Institut demande au gouvernement fédéral de reconsidérer ces réductions et de réinvestir dans l'audit, l'application et la capacité informatique afin de garantir un système fiscal juste et efficace.
L'IPFPC représente plus de 85 000 professionnel•les de la fonction publique partout au pays, dont la plupart sont employés par le gouvernement fédéral. Suivez-nous sur Facebook, sur X (anciennement connu sous le nom de « Twitter ») et sur Instagram.
SOURCE Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC)

Source : Johanne Fillion, 613-883-4900 (cellulaire), [email protected]
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