Le gouvernement signe l'arrêt de mort de la filière du cuivre au Québec - Les Métallos fustigent le gouvernement pour son inaction
MONTRÉAL, le 3 févr. 2026 /CNW/ - C'est avec colère et désolation que le Syndicat des Métallos a pris connaissance de l'annonce de l'arrêt des investissements de la multinationale Glencore à la fonderie Horne et à l'affinerie de Montréal-Est.
« En pleine guerre commerciale, alors qu'on se bat pour garder nos jobs, le gouvernement du Québec vient de signer l'arrêt de mort de la filière du cuivre au Québec par son inaction. C'est 1000 emplois directs et environ 3000 emplois indirects qui seront détruits dans la prochaine année en Abitibi et à Montréal-Est, en raison de l'incapacité à trouver une solution pour assurer la pérennité de la filière du cuivre. Ce gouvernement manque de courage politique et ce sont encore une fois les travailleur.euse.s qui vont en payer le prix », tonne le directeur québécois des Métallos, Nicolas Lapierre.
Glencore a en effet annoncé aujourd'hui l'arrêt de son programme de modernisation visant à se conformer à l'exigence de 15 ng/m3 d'arsenic en 2027, en l'absence d'une entente à plus long terme avec le gouvernement sur la pérennité des activités. Ainsi, les activités se poursuivront dans l'état actuels des choses, mais les nouveaux investissements cessent. Les usines de Rouyn-Noranda et de Montréal-Est risquent donc de fonctionner encore jusqu'à l'été 2027, date à laquelle la fonderie Horne ne serait plus conforme aux nouvelles normes si les investissements n'ont pas été faits.
« C'est extrêmement triste, parce qu'une piste d'atterrissage réaliste et raisonnable était en vue, ce qui aurait permis de faire passer le niveau d'émission maximal de 45 à 15 ng/m3, un niveau acceptable pour préserver la santé de la population. Mais les tergiversations du gouvernement à assurer l'avenir à long terme de la filière du cuivre ont refroidi la multinationale dans ses projets d'investissements. Un plan de démobilisation comme ça, alors qu'il y a déjà un exode des travailleur.euse.s, ça va vider les usines. On ne peut pas jouer avec la vie du monde comme ça », s'attriste Nicolas Lapierre.
Le Syndicat des Métallos presse le gouvernement et la multinationale Glencore de reconsidérer leurs positions et de rouvrir des pourparlers de toute urgence afin de protéger les emplois et d'assurer l'avenir de la filière du cuivre au Québec.
« Il n'est plus minuit moins une, mais bien minuit et quart. Nous allons continuer de nous battre pour protéger les emplois et nous serons présents pour accompagner les membres dans cette épreuve difficile. Le gouvernement du Québec devrait se réveiller et réaliser l'ampleur du gâchis qui est en train de se produire. Ce sont de bons emplois, qui font vivre des milliers de familles, qui sont en jeu », fait valoir le président de la section locale 6887 des Métallos à l'affinerie de cuivre de Montréal-Est, Stéphane Côté. Quelque 375 syndiqué.e.s font fonctionner l'affinerie de cuivre, dont l'approvisionnement dépend en grande partie de la Fonderie Horne de Rouyn-Noranda. Cette usine, la seule au Canada, est un maillon essentiel du cycle de recyclage des batteries.
Le Syndicat des Métallos, affilié à la FTQ, est le plus important syndicat du secteur privé au Québec. Il regroupe plus de 60 000 travailleurs et travailleuses de tous les secteurs économiques.
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SOURCE Syndicat des Métallos (FTQ)

Source : Syndicat des Métallos (FTQ); Renseignements : Clairandrée Cauchy, 514 774-4001, [email protected]
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