Le FDNS dénonce les compressions à la CNESST et exige un réinvestissement immédiat
MONTRÉAL, le 9 févr. 2026 /CNW/ - Le Front de défense des non-syndiqué•e•s (FDNS) dénonce les compressions imposées à la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) avec la transmission d'une lettre à Jean Boulet, Ministre du travail.
Le 28 janvier dernier, le personnel de la CNESST a appris qu'une réduction de 2,3 % des effectifs serait appliquée pour l'année 2026-2027, ce qui représente environ 110 postes équivalents temps complet (ETC). Cette nouvelle coupe s'ajoute à une première vague majeure de compressions : pour l'année financière 2025-2026 seulement, près de 250 ETC ont déjà été éliminés. En deux ans, ce sont donc près de 660 000 heures de travail par année qui disparaîtront des services destinés aux travailleuses et aux travailleurs.
Ces compressions frappent une institution déjà incapable de répondre adéquatement à sa vocation. Dans la majorité des régions du Québec, les services en personne ont été abandonnés. Les appels téléphoniques se soldent de plus en plus souvent par des lignes coupées. Les inspections et enquêtes en milieu de travail diminuent. Les dossiers d'indemnisation s'accumulent. Les plaintes pour harcèlement psychologique prennent presque deux fois plus de temps à être traitées qu'en 2023.
« On démantèle sciemment un pilier de la protection des travailleuses et des travailleurs », dénonce Nellie Quane-Arsenault, vice-présidente. « Et on le fait alors qu'on coupe simultanément dans les organismes communautaires de défenses de droits, qui de leur côté, se font transférer les plaintes qui ne peuvent être traitées par la CNESST, par manque de ressources », renchérit Vincent Chevarie, président.
« Ce sont les personnes blessées au travail, celles qui subissent du harcèlement ou de la violence, celles qui ont besoin d'un régime public fort, qui paient le prix de ces décisions », poursuit les portes paroles. « Le gouvernement choisit d'affaiblir un système qui protège des centaines de milliers de personnes, tout en prétendant défendre l'efficacité de l'État. C'est un choix politique qui sacrifie des droits fondamentaux. »
Par la publication d'une lettre signée par plus de 44 organisations et professeurs, le FDNS appelle à une mobilisation immédiate pour forcer le gouvernement à :
- mettre fin aux compressions à la CNESST ;
- rétablir le niveau d'effectifs nécessaire à l'exercice de sa mission ;
- garantir des services accessibles, rapides et humains à toutes les travailleuses et tous les travailleurs.
« Il est encore temps de reculer. Le rôle d'un gouvernement est de protéger la population, pas d'affaiblir les institutions qui défendent ses droits. Nous demandons une intervention immédiate et un changement de cap clair », concluent les porte-paroles du FDNS.
Pour consulter la lettre : https://www.facebook.com/share/p/1FvxAZwdHx/
SOURCE Front de défense des non-syndiqué.e.s

Renseignements et demandes médias: Vincent Chevarie, Président, 514 270-7863, poste 25, [email protected]; Nellie Quane-Arsenault, Vice-Présidente, (819) 569-9993, [email protected]
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