Salaire minimum : le gouvernement tourne le dos aux travailleuses et travailleurs
MONTRÉAL, le 23 janv. 2026 /CNW/ - Le Front de défense des non-syndiqué.e.s (FDNS) exprime sa vive déception à la suite de l'annonce du nouveau salaire minimum par le gouvernement du Québec. En fixant le taux horaire à 16,60 $, le ministre du Travail fait le choix délibéré de maintenir des dizaines de milliers de personnes dans la pauvreté, malgré une crise du coût de la vie bien documentée.
L'annonce gouvernementale confirme une approche déconnectée de la réalité, qui sacrifie la qualité de vie de plus de centaines de milliers de travailleuses et travailleurs au nom d'un soi-disant équilibre entre une rémunération équitable et la protection des emplois et de la compétitivité des entreprises. Or, cet équilibre est factice. Un salaire minimum si bas impose un fardeau de stress économique sur le dos des employés. Les données sont pourtant claires. Selon les indicateurs reconnus de sortie de pauvreté -- la mesure de faible revenu et le revenu viable calculé par l'IRIS --, une personne seule, à Montréal en 2025, devait disposer d'un revenu annuel entre 34 155 $ et 38 135$ pour atteindre une sécurité économique minimale1. Le nouveau salaire minimum permettra d'atteindre un revenu disponible de seulement 27 647 $, soit un déficit d'environs 30%. « Ce qui est d'autant plus choquant, c'est que le gouvernement, malgré son affirmation, déroge à sa propre méthode. En effet avec un salaire moyen de 36 $ de l'heure en décembre 20252, l'indicateur de 50 % aurait dû donner un minimum de 18 $ $ » rappel Vincent Chevarie, co-porte-parole du FDNS.
Cette décision survient dans un contexte social alarmant. Alors que l'inflation générale dépassait les 18 % entre septembre 2021 et décembre 2025, le coût de l'alimentation et du logement a augmenté de plus de 28 %. Parmi le nombre de personnes ayant recours aux banques alimentaires, celles occupant un emploi atteint maintenant près de 20 %. Malgré cela, le gouvernement choisit de resserrer la vis aux plus vulnérables.
Le FDNS exige que gouvernement livre sa promesse de créer des « emplois payants » en instaurant un salaire minimum au-delà de 20,00 $ de l'heure, seule mesure capable d'offrir une réelle sortie de pauvreté. « En refusant d'atteindre au moins 20$ l'heure, le gouvernement fait un choix politique clair : celui d'ignorer la contribution essentielle des plus de 177 000 travailleuses et travailleurs qui gagnent le salaire minimum au Québec » s'indigne Nellie Arseneault co-porte-parole du FDNS.
Le Front de défense des non-syndiqué.e.s (FDNS) est une coalition large, communautaire et syndicale qui a pour mission de mobiliser, d'informer et de faire des représentations politiques afin d'améliorer les droits et les conditions de travail de l'ensemble des travailleuses et travailleurs non-syndiqués au Québec.
SOURCE Front de défense des non-syndiqué.e.s

Renseignements et demandes médias: Vincent Chevarie, Président, 514 270-7863, poste 25, [email protected]; Nellie Quane-Arsenault, Vice-Présidente, (819) 569-9993, [email protected]
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