La SOGC réclame un meilleur accès à des soins de la ménopause gratuits et accessibles en première ligne au Canada
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The Society of Obstetricians and Gynaecologists of Canada24 juin, 2026, 06:05 ET
OTTAWA, ON, le 24 juin 2026 /CNW/ - Les soins liés à la ménopause devraient être gratuits au Canada et toutes les femmes, peu importe où elles vivent, devraient pouvoir avoir accès au traitement pour la ménopause auprès de professionnel(le)s de la santé de première ligne, et non seulement auprès de spécialistes.
Un nombre croissant de femmes partout au pays se voient refuser des soins lorsqu'elles cherchent à obtenir de l'aide pour soulager des inconforts liés à la ménopause ou d'autres problèmes courants de santé féminine, souvent sans explication ni solution de rechange. En conséquence, le Canada assiste à une prolifération préoccupante de cliniques privées à but lucratif et de plateformes virtuelles qui tentent de combler ce vide.
Délaissées par le système de santé dit universel du Canada, de nombreuses Canadiennes se tournent vers des options de soins privés, souvent à grands frais.
Lors d'une conférence d'ouverture présentée la semaine dernière dans le cadre du Congrès clinique et scientifique annuel (CCSA) de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) à Ottawa, la Dre Jennifer Gunter, obstétricienne-gynécologue et experte internationale reconnue en santé des femmes, a qualifié cette situation émergente au Canada de « honte ».
Selon la Dre Gunter, cette réalité contribue à la création d'un système de santé à deux vitesses dans lequel les femmes sont contraintes de payer pour des soins de santé de base qui devraient être couverts par le régime public canadien.
« Quelle sera la prochaine étape? Les femmes devront-elles payer pour leurs mammographies? Devraient-elles aussi payer pour leurs grossesses? », a-t-elle demandé devant des centaines de clinicien(ne)s en santé des femmes réunis au congrès de la SOGC.
« Si nous commençons à exclure du système de santé public un aspect des soins destinés aux femmes, cela signifie simplement que d'autres suivront. C'est le début d'une pente glissante. »
Bien que la croissance du secteur privé des soins liés à la ménopause au Canada ne fasse actuellement l'objet d'aucun suivi national, une étude menée en Colombie-Britannique en 2024 a révélé que 43,5 % des femmes âgées de 39 à 60 ans avaient consulté au moins un(e) « professionnel(le) de la santé complémentaire », dont les services ne sont généralement pas couverts par le régime public d'assurance-maladie, pour gérer leurs symptômes de la ménopause.
Il est temps que les soins liés à la ménopause deviennent une priorité à tous les niveaux du système de santé canadien.
La SOGC demande que tous les professionnel(le)s de la santé de première ligne reçoivent la formation nécessaire pour offrir des soins liés à la ménopause, notamment les médecins de famille, omnipraticien(ne)s, infirmier(ère)s praticien(ne)s, pharmacien(ne)s et professionnel(le)s des services d'urgence.
L'ajout de ces professionnel(le)s aux obstétricien(ne)s-gynécologues et autres spécialistes de la santé des femmes qui offrent déjà ces soins contribuerait grandement à résoudre la crise actuelle d'accès aux soins de santé pour les femmes au Canada.
Il est temps que le Canada respecte les principes de la Loi canadienne sur la santé et cesse de forcer les femmes à payer pour répondre à leurs besoins essentiels en matière de santé. Il est également temps de financer et de prioriser davantage de formation pour les professionnel(le)s de première ligne afin qu'ils puissent traiter les femmes qui vivent avec la douleur et d'autres symptômes de la ménopause ayant un impact important sur leur qualité de vie.
« Les femmes représentent la moitié de la population canadienne et 100 % d'entre elles vivront la ménopause au cours de leur vie. Pourtant, ces femmes sont largement ignorées par notre système de santé. Aucune femme ne devrait avoir à payer pour des services de santé de base. Le Canada doit agir afin de rendre les soins liés à la ménopause beaucoup plus accessibles en première ligne » Dr Nicholas Leyland, président de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada.
SOURCE The Society of Obstetricians and Gynaecologists of Canada

Demandes des médias : Teresa Wright, Spécialiste des affaires publiques et des communications, Société des obstétriciens et gynécologues du Canada, [email protected]
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