La région de l'Estrie tenue pour acquise par le gouvernement libéral

QUÉBEC, le 2 juin 2017 /CNW Telbec/ - Le porte-parole de l'opposition officielle pour le développement des régions, la décentralisation et responsable de la région de l'Estrie, Sylvain Gaudreault, a dénoncé le fait que le gouvernement libéral ait délaissé la région de l'Estrie, et ce, malgré qu'elle ait élu cinq députés libéraux, dont un ministre ayant pourtant une charge importante, le ministre de la Culture et député de Sherbrooke.

 

EN BREF

  • La région a besoin de plus d'attention pour assurer son développement économique.
  • Le secteur de la santé y paie très cher le prix de la centralisation libérale.
  • En éducation, les besoins sont criants, mais le gouvernement fait la sourde oreille.

 

Sous-performance en matière de développement économique
« Depuis 2013, le nombre d'emplois en Estrie a baissé. En effet, les pertes d'emplois dans la région s'accumulent : par exemple, le 20 avril 2017, 130 employés de G-Spek, à Magog, ont reçu un avis de licenciement », a d'abord rappelé Sylvain Gaudreault, qui note en outre que les investissements sont en baisse. Ils sont en effet passés d'un peu plus de 1 G$ en 2014 à 956 M$ en 2016.

De plus, preuve que les députés de l'Estrie tiennent la région pour acquise, on apprenait, aujourd'hui même, que parmi les 32 entreprises sélectionnées dans la stratégie d'accompagnement des PME (la stratégie performe), il n'y en a aucune de l'Estrie.

Le député a poursuivi en abordant des questions importantes pour l'économie estrienne, mais négligées par les libéraux. « Il y a notamment la relance de l'aéroport de Sherbrooke et le développement de lignes commerciales. Sherbrooke est la seule agglomération canadienne de plus de 200 000 habitants qui ne dispose d'aucun service aérien régulier. Qu'ont accompli les libéraux dans ce dossier? Rien. Nous déplorons aussi l'absence de reconnaissance du parc éco-industriel Valoris à Bury, alors que celui-ci répond aux conditions d'enfouissement du ministère. C'est un énorme frein au développement économique de la région. Autre exemple : de nombreux secteurs de l'Estrie n'ont toujours pas accès à Internet haute vitesse, ce qui crée un écart important par rapport aux régions urbaines. Le programme Québec branché, avec son enveloppe de 100 M$ sur 10 ans, est nettement insuffisant », a‑t‑il soutenu.

Centralisation néfaste en santé
« En Estrie, le secteur de la santé paie très cher pour la centralisation qu'entraînent les réformes Barrette. Le projet de réorganisation des laboratoires de biologie médicale Optilab y fera perdre 50 emplois et conduira à une perte d'autonomie et d'expertise, notamment à Lac-Mégantic et à Coaticook. Pendant ce temps, plusieurs communautés - East Angus, Ayer's Cliff… - n'ont pas de médecin de famille sur leur territoire. Les priorités du gouvernement ne sont décidément pas aux bonnes places », a également relevé le porte-parole.

Mont Hereford
Le dossier du mont Hereford, un milieu de conservation important, demeure très controversé. Le député libéral Guy Hardy a même émis, à ce sujet, une position contraire à celle de son gouvernement. « Nous, nous réitérons que le tracé de la portion québécoise du projet de ligne électrique Northern Pass d'Hydro‑Québec doit respecter l'intégrité de la Forêt communautaire Hereford : la ligne doit être enfouie et contourner la forêt. Cette modification ne représenterait que 3 %, environ, des coûts totaux du projet et en assurerait l'acceptabilité sociale », a insisté Sylvain Gaudreault. Celui-ci ajoute que dans le contrat liant Hydro‑Québec et Northern Pass, qu'il a déposé en Chambre aujourd'hui, il est clairement indiqué que les Québécois paieront pour l'enfouissement de la ligne du côté américain.

Éducation
« En éducation, les besoins sont croissants. Les infrastructures en place ne suffisent pas à accueillir les nouveaux élèves. De nombreuses écoles, par exemple celle de Compton, Source-Vive d'Ascot Corner ou encore l'école Saint-Pie-X de Magog, ont besoin d'être agrandies. Des demandes de financement ont été faites, mais le gouvernement n'a toujours pas répondu. À Compton, des parents se sont même mobilisés, amassant eux-mêmes 7000 $ pour louer des locaux à la municipalité afin que leurs enfants puissent continuer d'étudier. Faut le faire! », a réagi le député.

« Nous devons poser des questions. Ça permet parfois de dénouer des impasses. Par exemple, le dossier de l'eau potable à Val-Joli est peut-être enfin réglé, grâce aux questions que nous avons posées. Finalement, après plus de 5 ans d'attente, les citoyens touchés par un problème d'eau contaminée auront accès à de l'eau potable », a conclu Sylvain Gaudreault.

 

SOURCE Aile parlementaire du Parti Québécois

Renseignements : Valérie Chamula, Attachée de presse, Aile parlementaire du Parti Québécois, 418 643-2743


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