La défense collective des droits vaut plus que des tapes dans le dos
QUÉBEC, le 2 févr. 2026 /CNW/ - Le Collectif pour un Québec sans pauvreté participe aujourd'hui à une journée d'action à Québec, dans le cadre de la Semaine nationale de grève et de mobilisation pour la défense collective des droits, coordonnée par le Regroupement des organismes en défense collective des droits (RODCD).
Cette mobilisation s'impose devant le silence persistant et l'inaction du gouvernement face au sous-financement endémique des organismes en défense collective des droits (DCD). Malgré leur rôle essentiel dans la protection des droits de la personne et la lutte contre la pauvreté, ces groupes demeurent parmi les organismes communautaires les moins bien financés au Québec.
« La défense collective des droits est un pilier du filet social québécois. Lorsqu'on la sous-finance, ce ne sont pas seulement des organismes qui s'appauvrissent, ce sont aussi des droits qui reculent et des inégalités qui s'aggravent. Il est temps que le gouvernement la finance à sa juste valeur », d'affirmer Serge Petitclerc, porte-parole du Collectif.
Alors que le Plan d'action gouvernemental en action communautaire (PAGAC) 2022-2027 touche à sa fin, la ministre responsable de la Solidarité sociale et de l'Action communautaire, Chantal Rouleau, se contente de réitérer les engagements annoncés par le gouvernement en 2022, sans rien apporter de nouveau.
Les chiffres mis de l'avant par le gouvernement masquent une réalité préoccupante. Les sommes accordées dans le cadre du PAGAC ont été réparties de façon inéquitable entre les secteurs de l'action communautaire autonome, laissant la défense collective des droits largement sous-financée. Durant la majeure partie du plan, les augmentations accordées n'ont pas suffi à absorber la hausse des coûts de fonctionnement. L'absence d'un mécanisme d'indexation a en outre provoqué un appauvrissement progressif des groupes au fil des ans.
Cette situation s'inscrit dans un contexte de désengagement de l'État et de fragilisation du filet social, alors même que les atteintes aux droits sociaux et économiques se multiplient. Les organismes en défense collective des droits sont en première ligne pour accompagner les personnes et les communautés confrontées à ces atteintes.
C'est pour dénoncer ces choix politiques et exiger une reconnaissance réelle et durable de la défense collective des droits que le Collectif pour un Québec sans pauvreté prend part aujourd'hui à la journée d'action à Québec.
- Manifestation à 13 h devant le Complexe G (Édifice Marie-Guyart)
- 1037, rue de la Chevrotière
Cette mobilisation marque la première journée d'une semaine de grève rotative et d'action collective à laquelle participent des groupes de partout au Québec, à l'approche du budget 2026-2027 et dans un contexte préélectoral déterminant.
Elle survient par ailleurs dans un contexte de menaces répétées contre l'autonomie de l'action communautaire, notamment à travers le projet de loi 7, qui prévoit l'intégration du Fonds d'aide à l'action communautaire autonome (FAACA) au Fonds québécois pour les initiatives sociales (FQIS). Cette fusion compromet un outil central de reconnaissance et de protection de la défense collective des droits et témoigne d'un manque de compréhension des enjeux propres à ce secteur.
Alors que s'amorce la dernière année du PAGAC, il est urgent que le gouvernement reconnaisse pleinement la contribution essentielle de la défense collective des droits et qu'il lui accorde les ressources nécessaires pour remplir sa mission.
La défense collective des droits mérite mieux que de belles paroles et des tapes dans le dos !
SOURCE Collectif pour un Québec sans pauvreté

Pour informations et demandes d'entrevue : Regroupement des organismes en défense collective des droits (RODCD). Ève Xinidakis : 581 745 8514 | Courriel : [email protected]; Collectif pour un Québec sans pauvreté : Rozenn Potin : 418 930-5969 | [email protected]
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