La CAQ refuse de tenir une commission parlementaire sur la traite de personnes
QUÉBEC, le 4 mars 2026 /CNW/ - Une demande de mandat d'initiative de la porte-parole de l'opposition officielle en matière de sécurité publique, Jennifer Maccarone, visant à élaborer des solutions pour lutter contre la traite des personnes a été formellement refusée par le gouvernement de la CAQ, la semaine dernière, à l'Assemblée nationale.
La députée libérale de Westmount-Saint-Louis déplore le manque de sensibilité de la part du gouvernement caquiste envers les victimes d'abus de toutes formes. Elle estime que les élus caquistes ont refusé sa demande de commission parlementaire par pure partisanerie, ce qui est injustifiable envers les victimes.
Parmi les solutions envisagées dans la demande de Mme Maccarone, la mise sur pied d'une stratégie nationale de lutte contre la traite des personnes aurait été un premier pas dans la bonne direction. La fin de non-recevoir de la CAQ est une véritable gifle au visage des victimes et des organismes qui leur viennent en aide, déplore la porte-parole libérale.
Citations :
« Non seulement la CAQ a laissé s'écouler presqu'un an avant de répondre, notre demande date de juin 2025, mais en plus, elle refuse de se pencher sur ce fléau innommable. Durant tous ces mois d'attente et encore pour on ne sait combien de temps, des personnes, en majorité des femmes, continuent d'être victimes d'exploitation sexuelle, de travaux forcés ou même de prélèvements d'organes involontaires. Pourtant les élus caquistes ne voient pas la pertinence d'entendre les experts et de se mettre en mode solution. Au contraire, le gouvernement les abandonne et les laisse retourner à la rue, à leurs agresseurs. C'est inacceptable et inhumain. »
-Jennifer Maccarone, députée de Westmount-Saint-Louis et porte-parole de l'opposition officielle en matière de sécurité publique
« Dans un contexte où la traite des personnes est en augmentation, le gouvernement fait le choix d'ignorer les victimes et les groupes communautaires qui les soutiennent, envoyant le message aux exploiteurs qu'ils peuvent agir en toute impunité! Le Québec choisit le statu quo, au contraire de l'Ontario, du Manitoba, de l'Alberta et de la Colombie-Britannique qui se sont dotées de plan d'action et de stratégie nationale contre la traite des personnes. C'est une occasion manquée pour le gouvernement, alors que le 22 février marquait la journée de sensibilisation à la traite des personnes. La traite ne se produit pas seulement ailleurs, elle se déroule ici même au Québec, sous nos yeux. Son inaction ne passe pas inaperçue ! »
-Cynthia Beaulieu, coordonnatrice générale de la Coalition québécoise contre la traite de personnes
SOURCE Aile parlementaire du Parti libéral du Québec

Source : Catherine Dostie, Attachée de presse, Aile parlementaire de l'opposition officielle, 581-999-6434, [email protected]
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