Grands projets numériques - Le gouvernement autorise la poursuite du projet SIFA dans un cadre de gouvernance renforcé
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Cabinet de la ministre de la Santé et ministre responsable des Aînés et des Proches aidants17 juil, 2026, 17:26 ET
QUÉBEC, le 17 juill. 2026 /CNW/ -- Le gouvernement du Québec autorise la poursuite du projet de Système d'information en finance et approvisionnement (projet SIFA), selon un cadre de gouvernance renforcé applicable aux grands projets numériques de l'État. Il devient ainsi le premier projet assujetti à ce nouveau cadre.
Le projet SIFA vise à doter les établissements de Santé Québec d'une plateforme intégrée, moderne et sécurisée afin d'améliorer la gestion financière, les processus d'approvisionnement et la qualité de la reddition de comptes.
Cette autorisation s'accompagne d'une révision assumée de la portée et des coûts du projet. Le volet des ressources humaines est retiré et le projet est recentré sur la gestion financière et l'approvisionnement, là où les besoins de modernisation du réseau sont les plus pressants. Les paramètres financiers sont ajustés en conséquence, passant de 202 à 329,4 millions de dollars, notamment en raison de l'ajustement de la planification de la mise en place, du renforcement de l'expertise de livraison et de la mise en place des mesures nécessaires pour assurer la qualité et la pérennité du projet. Les dépenses feront l'objet d'un suivi mensuel du Secrétariat du Conseil du trésor tout au long de la réalisation du projet.
En remplaçant 41 systèmes informatiques vieillissants, le projet SIFA contribuera à moderniser le réseau de la santé, à améliorer l'efficacité administrative et à générer des économies estimées à plus de 1,1 milliard de dollars. Ces bénéfices demeurent toutefois conditionnels à la réalisation du projet dans le respect des paramètres autorisés.
Après une analyse rigoureuse des options, le gouvernement conclut que la poursuite encadrée du projet représente l'approche la plus responsable pour les contribuables et pour la transformation numérique du réseau de la santé et des services sociaux. Elle préserve les investissements déjà consentis, tout en imposant les conditions nécessaires pour éviter les dérives observées dans d'autres grands projets numériques.
La poursuite du projet est assujettie à un suivi gouvernemental resserré et à une nouvelle autorisation obligatoire du Conseil des ministres, au plus tard le 30 janvier 2027.
Une nouvelle gouvernance pour les grands projets numériques
Cette décision met concrètement en œuvre les engagements pris par le gouvernement à la suite du rapport Gallant et des constats de l'Autorité des marchés publics (AMP). Elle s'appuie notamment sur le plan d'action déposé par Santé Québec à l'AMP, qui a été jugé satisfaisant par cette dernière et qui prévoit un renforcement des outils de gestion de projet, du suivi budgétaire, de la gestion documentaire et du suivi des livrables. Ces éléments permettent au gouvernement d'autoriser la poursuite du projet.
Cette nouvelle approche repose sur un principe clair : voir plus tôt, agir plus vite et mesurer mieux. Elle vise à renforcer la gouvernance des projets numériques en offrant une meilleure visibilité quant aux coûts, aux échéanciers, aux risques et aux bénéfices attendus, tout en assurant une reddition de comptes accrue pour soutenir la prise de décision gouvernementale, le tout sans perdre de vue l'efficacité de l'État.
Concrètement, ce nouveau cadre prévoit notamment :
- un comité de gouvernance qui assurera un suivi mensuel des coûts, des échéanciers, des risques et des bénéfices attendus;
- une reddition de comptes renforcée auprès du Conseil du trésor;
- une nouvelle autorisation obligatoire du Conseil des ministres avant toute poursuite de la réalisation du projet, au terme des six prochains mois.
Avant que le gouvernement ne se prononce de nouveau sur la poursuite du projet, Santé Québec devra démontrer que :
- l'architecture détaillée du projet est complétée;
- les coûts et les échéanciers reposent sur des hypothèses réalistes;
- la gouvernance opérationnelle est pleinement en place;
- les établissements disposent de la capacité nécessaire pour soutenir le déploiement.
Si ces conditions ne sont pas remplies, le gouvernement aura toute la latitude pour refuser la poursuite du projet.
Le gouvernement pose ainsi un geste de gouvernance pratique et responsable afin de poursuivre la modernisation du réseau de la santé et des services sociaux, tout en protégeant la valeur des sommes déjà investies.
Citations :
« Moderniser le réseau de la santé, c'est aussi moderniser nos façons de faire. Dans un réseau de cette ampleur, le virage numérique est essentiel pour mieux soutenir les équipes, simplifier les processus et consacrer davantage de ressources aux soins. Le projet SIFA contribuera à cette transformation, mais il devait d'abord être recadré. Les correctifs apportés et les engagements pris par Santé Québec nous permettent d'en autoriser la poursuite, dans un cadre de gouvernance renforcé. Au bout du compte, ce qu'on souhaite avec les projets numériques, dont celui-là, c'est donner aux équipes les moyens de travailler plus efficacement et ainsi consacrer plus de temps aux patients et aux patientes. »
Sonia Bélanger, ministre de la Santé et ministre responsable des Aînés et des Proches aidants
« Le projet SIFA constitue le premier projet de transformation numérique d'envergure bénéficiant du mode de gouvernance post-Gallant. Il est de notre responsabilité de protéger les fonds publics, de suivre les coûts et les échéanciers avec rigueur et de nous assurer que les bénéfices attendus de cette transformation seront réellement au rendez-vous. Le statu quo n'est plus possible. La transformation numérique de l'État est une priorité. C'est ce qui amènera plus d'efficacité, notamment dans le réseau de la santé. »
France-Élaine Duranceau, présidente du Conseil du trésor
Faits saillants :
- Le Conseil des ministres autorise une poursuite encadrée du projet SIFA, avec un point de contrôle obligatoire au plus tard le 30 janvier 2027.
- La portée du projet est révisée : le volet des ressources humaines est retiré et fera l'objet d'une décision distincte.
- Les paramètres financiers du projet recentré s'établissent à 329,4 millions de dollars, comparativement aux 202 millions de dollars autorisés initialement par le Conseil du trésor pour le projet incluant le volet des ressources humaines (SIFARH).
- Le montant de 202 millions de dollars correspond à :
- 99,5 millions de dollars pour le volet SIFA;
- 102,5 millions de dollars pour le volet SIRH.
- Le montant de 202 millions de dollars correspond à :
- Santé Québec a déposé à l'AMP un plan d'action jugé satisfaisant, qui vise à renforcer les outils de gestion de projet, le suivi budgétaire, la gestion documentaire et le suivi des livrables.
- Santé Québec et le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) devront présenter l'état d'avancement du plan d'action et l'architecture détaillée du projet et faire la démonstration de la capacité réelle des établissements à soutenir le déploiement.
- Le Secrétariat du Conseil du trésor assurera le suivi des paramètres d'autorisation, tandis que le ministère de la Cybersécurité et du Numérique apportera son expertise technologique. Santé Québec et le MSSS demeureront responsables de la réalisation et de la mise en œuvre du projet.
- Des rapports semestriels seront transmis au Conseil du trésor afin de suivre les coûts, l'échéancier, les risques, l'utilisation de la réserve pour risques et la matérialisation des bénéfices attendus.
- Le gouvernement demande une transparence accrue sur les dépenses additionnelles liées au contrat avec LGS. Leur publication est demandée dès qu'elles atteindront 5 %, même si le seuil réglementaire actuel prévoit une publication obligatoire au-delà de 10 %.
- Le projet devra être réalisé à l'intérieur des paramètres financiers autorisés et sans crédits additionnels, sauf décision ultérieure dans le cadre d'un budget ou d'une mise à jour économique.
- Toute modification au contrat en cours devra demeurer accessoire et conforme à la Loi sur les contrats des organismes publics, et tout contrat additionnel devra faire l'objet d'un processus concurrentiel.
SOURCE Cabinet de la ministre de la Santé et ministre responsable des Aînés et des Proches aidants

Sources : Catherine Barbeau, Directrice des communications et des relations médias, Cabinet de la ministre de la Santé et ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Tél. : 514 554-4170; William Demers, Directeur des communications et des relations médias, Cabinet de la ministre responsable de l'Administration gouvernementale, de l'Efficacité de l'État, présidente du Conseil du trésor et ministre de la Cybersécurité et du Numérique, Courriel : [email protected]
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