Fonderie Horne : la CSN estime qu'une entente est à portée de main
ROUYN-NORANDA, QC, le 5 févr. 2026 /CNW/ - La CSN estime qu'une entente entre le gouvernement du Québec et Glencore pour assurer la production de cuivre au Canada est possible et qu'elle est à portée de main.
La CSN a appris que des discussions ont eu lieu avec le cabinet de premier ministre Legault. Ce dernier a d'ailleurs récemment fait savoir cette semaine qu'il était prêt à devancer d'un an le processus d'autorisation environnementale. Cela permettrait donc de déterminer quels seront les critères exigés à long terme afin d'amortir les investissements de 1 G$ - dont 300 M$ pour des raisons environnementales -, qui étaient prévus par Glencore avant l'annonce, cette semaine, d'arrêt des investissements.
« Il doit y avoir moyen de fixer un seuil pour l'arsenic avec des échéanciers réalistes en fonction des travaux nécessaires et de prévoir un nombre d'années suffisant pour qu'on ne revive pas la saga actuelle dans un avenir rapproché et qu'on lève enfin l'incertitude actuelle », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville. Cette dernière demande une rencontre d'urgence avec le premier ministre Legault, qui est aussi responsable de la région, pour aider à sécuriser les emplois en jeu et rassurer la population de l'Abitibi-Témiscamingue.
« On demande au gouvernement du Québec et à Glencore de se parler à nouveau et de faire un compromis acceptable pour le bien des travailleuses et des travailleurs et pour le bien de notre région. Il faut trouver une norme qui ne soit ni idéaliste ni laxiste. Il y a des gars qui ne dorment plus, il y a des arrêts de travail, ça devient dangereux. Ça ne peut plus durer ! », indique le président du Syndicat des travailleurs de la Mine Noranda-CSN, Shawn Smith.
Un enjeu interministériel
« On sait qu'un comité interministériel est en place pour le dossier de la Horne - comité dont fait notamment partie le ministre Jean Boulet. On souhaite que notre région et notre premier ministre puissent bénéficier de tout l'appui interne nécessaire pour aboutir enfin et rassurer la population locale quant aux emplois et à la modernisation de l'usine », répète le président du Conseil central de l'Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec-CSN, Félix-Antoine Lafleur.
Achat canadien en jeu
Cette saga survient au moment où le gouvernement Carney tente de mettre en place un programme d'achat canadien. Or, la Fonderie Horne est la seule productrice de cuivre au Canada. « On se demande si le gouvernement canadien a les moyens et l'intérêt d'aider à régler le dossier de la Fonderie Horne pour qu'on puisse continuer d'acheter du cuivre canadien. C'est toujours le silence du côté d'Ottawa, malgré nos appels précédents », réitère Kevin Gagnon, président de la FIM-CSN. Ce dernier rappelle qu'il serait important que les deux gouvernements se concertent rapidement et utilisent tous les moyens nécessaires pour régler ce dossier et sécuriser les emplois et l'approvisionnement en cuivre au Canada.
À propos
Le Syndicat des travailleurs de la Mine Noranda (STMN-CSN) compte environ 400 membres et est affilié à la Fédération de l'industrie manufacturière (FIM-CSN), laquelle rassemble plus de 25 000 travailleuses et travailleurs réunis dans plus de 320 syndicats à travers toutes les régions du Québec. La CSN compte 330 000 membres répartis dans 2 000 syndicats, 8 fédérations et 13 conseils centraux, dont le Conseil central de l'Abitibi-Témiscamingue-Nord-du-Québec-CSN. La CSN œuvre pour une société solidaire, démocratique, équitable et durable.
SOURCE CSN - Confédération des syndicats nationaux

Renseignements : Thierry Larivière, 514-966-4380, [email protected]
Partager cet article