Fin du programme Environnement Plage : il ne faut pas l'abolir, il faut l'améliorer
MONTRÉAL, le 22 avril 2026 /CNW/ - À l'approche de l'été et de l'ouverture des plages publiques, la Fondation Rivières considère que l'abolition du programme Environnement Plage du ministère de l'Environnement est une mesure d'économies de bout de chandelle qui pénalise les bons gestionnaires des plages au Québec et qui aura pour effet d'inquiéter les citoyens à la recherche de lieux de baignade. Bien qu'imparfait, nous croyons que ce programme méritait d'être réformé et non d'être simplement supprimé à quelques semaines du début de l'été.
Ce programme permettait aux bons gestionnaires de lieux de baignade de rassurer le public quant à la qualité de l'eau. Par contre, et c'était sa grande faiblesse, le programme était volontaire et il ne permettait pas au public de connaître les endroits de baignade à éviter. Dès que les résultats n'étaient pas satisfaisants, le gestionnaire de la plage avait le choix de corriger la situation ou de se retirer du programme. À noter que les équipes du ministère faisaient l'échantillonnage et que des laboratoires étaient accrédités pour tester la qualité de l'eau.
À titre comparatif, en Europe, ce sont des normes qui encadrent la qualité de l'eau et non des recommandations. Les normes européennes obligent les gestionnaires de lieux de baignade à appliquer des suivis de qualité de l'eau, faute de quoi leur lieu de baignade peut être fermé. Parmi les obligations européennes figurent l'exigence d'identifier les risques relatifs à la sécurité et à l'hygiène du milieu et de prévoir des mesures pour pallier ces risques. Nous n'avons qu'à penser aux surverses d'eaux usées, aux colonies d'oiseaux aquatiques ou bien ou installations septiques non conformes.
Un maintien pour cette année
La Fondation Rivières est d'avis que le Québec est mûr pour avoir un programme obligatoire de suivi de la qualité de l'eau dans les zones de baignade. L'abolition du programme à quelques semaines du début de l'été pénalise les quelque 140 participants qui offraient un environnement sécuritaire pour la baignade.
« Le programme n'était pas parfait, mais il ne fallait pas l'abolir. Nous demandons au ministère de maintenir le programme pour l'été 2026 et de le réévaluer afin de l'améliorer pour l'été suivant. Et on demande que le ministère poursuive son programme d'accréditation des laboratoires afin d'aider les gestionnaires à passer l'été », dit André Bélanger, directeur général de la Fondation Rivières.
La Fondation Rivières a accompagné la Ville de Beloeil dans le suivi de la qualité de l'eau de sa piscine en eaux-vives lors des deux dernières années. La Ville a pu appliquer un protocole qui a permis aux baigneurs de profiter d'une eau sécuritaire tous les jours où la piscine était ouverte lors de l'été 2024 et 2025.
À propos de la Fondation Rivières
Depuis plus de 20 ans, la Fondation Rivières travaille à protéger, restaurer et mettre en valeur les rivières du Québec afin qu'elles puissent continuer de couler librement, au bénéfice des écosystèmes et des générations futures.
SOURCE Fondation Rivières

Source: David Beauchamp, Responsable des communications, Fondation Rivières, [email protected], 514-272-2666 x307
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