Fermeture de trois bureaux de Services Québec à Montréal et en Montérégie, déplore le SFPQ
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Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec17 févr, 2026, 09:06 ET
Mesures d'austérité de la CAQ
MONTRÉAL, le 17 févr. 2026 /CNW/ - Le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ) dénonce la fermeture de trois bureaux de Service Québec, forçant les citoyennes et les citoyens, parmi les plus démunies, à se déplacer pour recevoir des services. Ainsi, le bureau de l'est de l'Île-de-Montréal a fermé ses portes il y a quelques semaines, de même que celui d'Acton Vale en Montérégie. D'ici quelques jours, au mois de mars, ce sera au tour du bureau d'Ahuntsic de fermer ses portes. Ces bureaux offrent notamment des services de renseignements généraux à la population, de l'aide pour naviguer dans le dédale des services gouvernementaux, mais surtout des services d'aide financière et d'aide à l'emploi pour les personnes en situation de pauvreté.
« Les citoyennes et les citoyens seront redirigés vers d'autres bureaux de Services Québec qui ne sont pas à proximité. Pour nous, il est clair que le gouvernement de la CAQ a fait preuve d'amateurisme en n'engageant aucune démarche afin de trouver un espace de remplacement pour le seul bureau couvrant l'est de l'île de Montréal. Ce bureau servait plusieurs milliers de personnes, dont plus de 200 sont en situation d'itinérance. La fermeture du bureau ajoute des kilomètres de marche de plus pour les personnes en situation de pauvreté puisse avoir accès à un service en personne. Imaginez l'impact de cette barrière supplémentaire à l'accès aux services pour les personnes itinérantes ou nouvellement arrivées au Québec. Il s'agit d'une situation inacceptable! Le ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale (MESS) a tenté d'avoir recours aux organismes d'aide en itinérance afin de pallier cette diminution de services et ainsi sous-traiter les services de l'État. Les organismes ont refusé, réclamant que le gouvernement assume pleinement son rôle en matière d'aide sociale et d'aide à l'emploi », indique Michel Girard, vice-président du SFPQ.
Depuis plus d'un an, les dossiers ne sont plus régionalisés au MESS, mais plutôt distribués via un « bassin de tâches » à l'échelle de la province, rappelle le SFPQ. Les dossiers numérisés ne sont ainsi plus assignés à une personne, mais divisés en tâches automatiquement assignées à différents agentes et agents. « Ainsi, les services sont désormais de plus en plus difficiles d'accès, et il est de plus en plus compliqué pour les prestataires et demandeurs d'aide sociale de parler à une agente, voire simplement d'avoir accès à des informations sur leurs droits. Cette situation est d'autant plus préoccupante que les personnes touchées sont en situation de pauvreté, auxquelles s'ajoutent souvent des enjeux psychosociaux requérant un accompagnement adéquat et personnalisé pour éviter les situations de déni de droits. Cette gestion décloisonnée augmente le nombre d'erreurs, diminue l'accompagnement disponible pour les prestataires et les demandeurs, et allonge les délais pour l'obtention d'un premier chèque », rappelle monsieur Girard.
Le SFPQ est un syndicat indépendant qui regroupe environ 44 000 membres à travers le Québec, dont quelque 33 000 sont issus de la fonction publique québécoise et répartis comme suit : près de 29 000 employé.e.s de bureau et technicien.ne.s et environ 4 000 ouvrier.ère.s travaillant au sein de divers ministères et organismes. Les 11 000 autres membres proviennent du secteur parapublic.
SOURCE Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec

SOURCE : Éric Lévesque, Responsable des relations médias, SFPQ, Cellulaire : 418 564-4150, Courriel : [email protected]
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