QUÉBEC, le 27 avril 2026 /CNW/ - La fermeture de l'entreprise québécoise Meubles South Shore, après plus de 86 ans d'existence, envoie un signal d'alarme pour l'avenir du secteur manufacturier du Québec, estime Unifor.
Alors que les activités cesseront dans les installations de Sainte-Croix et de Coaticook, le syndicat souligne qu'il s'agit d'une perte importante pour les travailleuses et travailleurs. Pour Unifor, cette fermeture touchera directement près de 90 membres, dont 25 à Coaticook et 65 à Sainte-Croix.
« Chaque fermeture d'une entreprise manufacturière historique est un coup dur pour nos communautés et pour notre capacité collective à valoriser nos ressources ici, au Québec. On ne peut pas continuer à perdre des entreprises de 2ème et 3ème transformation sans réagir », déclare Daniel Cloutier, directeur québécois d'Unifor.
Au moment même où la liquidation de Duchesne et Fils apparaît imminente, la disparition de Meubles South Shore s'inscrit dans un pattern inquiétant : après des décennies d'activité, des entreprises bien établies disparaissent les unes après les autres, affaiblissant l'économie régionale et les emplois de qualité.
« Les tarifs et le contexte commercial sont souvent évoqués comme étant la cause de ces difficultés, mais ils ne peuvent pas tout expliquer. Cela dit, la pression exercée par les importations à bas prix, notamment en provenance d'Asie, est bien réelle », ajoute Daniel Cloutier.
Dans le contexte des mesures commerciales américaines visent certains produits asiatiques, le syndicat rappelle que le Canada devient souvent une cible de rechange pour ces exportations.
« Quand les États-Unis ferment une porte, ces produits cherchent une autre entrée et trop souvent, c'est le marché canadien qui absorbe le choc. Nos entreprises se retrouvent en concurrence avec des produits vendus à des prix qui ne reflètent pas les coûts réels », explique Daniel Cloutier.
Québec et Ottawa doivent intervenir
Unifor presse les gouvernements d'agir rapidement pour protéger les emplois et assurer des conditions de concurrence équitables, notamment dans le contexte de la renégociation de l'ACEUM.
Le syndicat rappelle également que des actions proactives visant à protéger nos industries ont déjà porté fruit, notamment dans des dossiers portant sur le silicium métal et les résines de plastique.
D'autant que la fermeture du fabricant intervient à peine une semaine après que le gouvernement fédéral a demandé au Tribunal canadien du commerce extérieur de mener une enquête de sauvegarde sur les importations mondiales d'armoires et de meubles-lavabos en bois massif et en bois transformé, de planchers de bois franc massif et contrecollé, ainsi que de meubles de rangement de bois d'ingénierie.
« Unifor intervient directement dans ces causes et porte la voix des travailleurs et travailleuses en soutien aux employeurs qui sont lésés par des pratiques déloyales. . Nous croyons qu'il faut utiliser tous les outils à notre disposition : ordonnances anti-dumping, mesures de protection commerciale et politiques d'achat local. Nos entreprises ne demandent pas de traitement de faveur, mais des règles du jeu équitables », conclut Daniel Cloutier.
À propos d'Unifor
Unifor est le plus grand syndicat du secteur privé au Québec et au Canada, représentant plus de 320 000 membres dans tous les secteurs de l'économie. Unifor se bat pour les droits de toutes les travailleuses et tous les travailleurs. Il lutte également pour l'égalité et la justice sociale au pays et à l'étranger et aspire à apporter des changements progressifs pour un avenir meilleur. Au Québec, Unifor représente près de 55 000 membres et est affilié à la plus grande centrale syndicale du Québec, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ).
SOURCE Syndicat Unifor Québec

Pour les demandes de renseignements des médias, veuillez communiquer avec Véronique Figliuzzi, représentante des communications d'Unifor Québec, à [email protected].
Partager cet article