La Société canadienne du cancer présente ses recommandations pour la lutte contre le cancer au Québec à l'occasion des élections provinciales.
MONTRÉAL, le 14 sept. 2026 /CNW/ -- À l'approche des élections générales du 5 octobre au Québec, la Société canadienne du cancer (SCC) demande à tous les partis politiques de présenter des engagements concrets pour mieux répondre aux besoins des personnes atteintes de cancer et de leurs proches.
« Le cancer est la première cause de mortalité au Québec et est responsable de 3 décès sur 10. La province affiche aussi le taux d'incidence du cancer le plus élevé au Canada et, selon les projections, 67 000 Québécoises et Québécois recevront un diagnostic de cancer en 2026. Les choix politiques d'aujourd'hui auront un impact direct sur les personnes qui recevront un diagnostic demain », fait valoir David Raynaud, gestionnaire principal, Défense de l'intérêt public à la Société canadienne du cancer.
Cet engagement est d'autant plus nécessaire, puisque le nombre de cas de cancer continuera d'augmenter au cours des prochaines années en raison de la croissance et du vieillissement de la population québécoise. Face à cette réalité, la SCC demande aux partis politiques de se mobiliser afin de mettre fin au statu quo en matière de cancer. La SCC formule ainsi trois principales priorités aux partis politiques, soit d'améliorer l'accès aux soins et services en oncologie, d'investir dans la prévention du cancer et de réduire le fardeau financier des personnes touchées par le cancer.
Améliorer l'accès aux soins et services en oncologie
« Chaque personne atteinte de cancer doit pouvoir obtenir un diagnostic et un traitement en temps opportun. Le prochain gouvernement doit réduire les délais en oncologie et améliorer l'accès au dépistage afin de mieux répondre aux besoins des Québécoises et Québécois », demande le Dr Denis Soulières, hématologue-oncologue et porte-parole scientifique et médical pour la Société canadienne du cancer.
Le Québec doit s'engager à mettre en place un programme de dépistage organisé du cancer colorectal et élargir l'accès aux femmes de 40 à 49 ans au Programme québécois de dépistage du cancer du sein. Un accès équitable au dépistage permet de détecter davantage de cas de cancer à un stade plus précoce, lorsqu'ils sont plus faciles à traiter. Cela peut améliorer la qualité de vie et les chances de survie des personnes atteintes.
« Le Québec demeure la seule province canadienne à ne pas avoir mis en place un programme organisé de dépistage du cancer colorectal, rappelle David Raynaud. Le prochain gouvernement doit s'engager à en faire une priorité ».
Au-delà du dépistage, plus de personnes doivent pouvoir accéder aux traitements novateurs. Un accès équitable à un plus grand nombre d'essais cliniques au Québec permet à davantage de personnes de bénéficier potentiellement de traitements innovants, tout en faisant progresser la recherche et les soins contre le cancer.
Investir dans la prévention du cancer
Près de 4 cas de cancer sur 10 pourraient être évités avec l'adoption d'un mode de vie sain et de politiques publiques qui protègent la santé de la population. Réduire le tabagisme et la consommation d'alcool, tout en favorisant l'activité physique et une saine alimentation, sont des exemples d'actions qui peuvent aider à prévenir le cancer et d'autres maladies chroniques. Investir davantage en prévention du cancer et mettre en place des politiques favorables à la santé sont parmi les mesures les plus concrètes pour réduire le fardeau social, économique et humain du cancer au Québec.
Concrètement, le Québec doit mettre en place des politiques de santé publique pour réduire le nombre de cas de cancer, la pression sur notre réseau de la santé et les coûts sociétaux. Par exemple, il faut augmenter les taxes sur les produits nocifs pour la santé, reconnus comme le moyen le plus efficace pour diminuer leur consommation, et réinvestir une partie des revenus générés par ces taxes de manière équitable dans la prévention du cancer et la promotion de la santé.
Réduire le fardeau financier
Le cancer coûte en moyenne près de 33 000 $ à vie aux personnes touchées par la maladie. Un diagnostic de cancer ne devrait pas mettre en péril la situation financière d'une personne ou de sa famille. Le gouvernement doit agir pour réduire les coûts assumés par les personnes atteintes et leurs proches.
Personne ne devrait avoir à assumer un fardeau financier supplémentaire pour recevoir des traitements essentiels contre le cancer. Le Québec doit améliorer son programme de remboursement des frais de déplacement afin de mieux répondre à la réalité des personnes qui vivent en milieu rural et en région éloignée. Les critères actuels, qui prévoient notamment une distance de 200 km ou plus, par exemple la distance entre Montréal et Gatineau, excluent plusieurs déplacements essentiels aux soins et créent des iniquités d'accès aux traitements.
Les proches aidants qui accompagnent les personnes atteintes de cancer tout au long de leur parcours vivent aussi des défis financiers. Le Québec doit en faire davantage pour prévenir l'appauvrissement des personnes atteintes de cancer et de leurs proches. Le prochain gouvernement doit adapter le crédit d'impôt pour personnes handicapées et celui des personnes aidantes à la réalité du cancer. Pour y avoir accès, une personne doit être considérée comme invalide pendant au moins 12 mois consécutifs, alors que les traitements oncologiques durent en moyenne environ 8 mois.
Pour plus d'informations sur les recommandations de la SCC, consultez cancer.ca/élections-québec.
À propos de la Société canadienne du cancer
La Société canadienne du cancer travaille sans relâche pour sauver des vies, améliorer la qualité de vie et mener une action collective contre le cancer. Avec le soutien de personnes atteintes, de bénévoles, de donateurs et de communautés de partout au pays, nous recueillons des fonds pour investir dans la recherche transformatrice sur le cancer, nous offrons un réseau d'aide bienveillant aux personnes atteintes de cancer et nous militons auprès des gouvernements pour créer un avenir plus sain pour tous. Ça prend une société pour agir contre le cancer, et la Société canadienne du cancer ouvre la voie. Aidez-nous à changer les choses. Appelez au 1 888 939-3333 ou visitez cancer.ca dès aujourd'hui.
SOURCE Société canadienne du cancer (Bureau National)

Renseignements ou demande d'entrevues :Vanessa Boucher, directrice, Relations et affaires publiques, 514 432-3587, [email protected]
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