Et si la générosité s'apprenait sur les bancs d'école? À l'UdeS, un don de la Fondation Famille Léger propulse une étude sur la culture du don
SHERBROOKE, QC, le 22 mai 2026 /CNW/ - Pourquoi les Québécoises et les Québécois donnent-ils moins? Comment se construit la générosité? Ces questions sont au cœur de la récente Étude sur l'effet des programmes éducatifs sur les comportements de dons, dont les résultats sont maintenant rendus publics.
Initiée par la Fondation Famille Léger et réalisée par l'École de gestion de l'Université de Sherbrooke, cette étude compare les comportements philanthropiques au Québec et dans le reste du Canada, tout en mettant en lumière le rôle déterminant de l'éducation dans le développement d'une culture du don.
Réalisée dans le cadre de la Grande Campagne Choisir de changer l'avenir, l'étude a été menée par le professeur Abdelouahab Mekki Berrada, doyen de l'École de gestion, et Stéphane Goyette, coordonnateur à la recherche, en collaboration avec Ibrahima II Diallo, candidat au doctorat, ainsi que Sara-Emmanuelle Paquet et Isaïe Ouellette, diplômés de la maîtrise en administration de l'École de gestion.
Des pistes concrètes pour renforcer la culture philanthropique
Profondément engagée envers le mieux-être des communautés, la Fondation Famille Léger a soutenu cette initiative grâce à un don de 200 000 $. Sa mission vise notamment à encourager des actions structurantes en philanthropie, particulièrement dans les domaines de la lutte contre la pauvreté, de la santé et du soutien aux personnes vulnérables.
L'étude visait à mieux comprendre les différences régionales et culturelles qui influencent les pratiques de dons et de bénévolat, ainsi qu'à identifier les facteurs déterminants de l'engagement philanthropique. Elle met en lumière des constats porteurs pour renforcer la culture du don chez les francophones, particulièrement chez les jeunes, et ce dès le parcours scolaire.
Les résultats démontrent que les écarts observés ne s'expliquent pas uniquement par des facteurs économiques ou fiscaux, mais également par des valeurs, des normes sociales et des expériences vécues, notamment à l'école.
Plus précisément, l'étude révèle que :
- Les programmes éducatifs à vocation prosociale ont un effet mesurable et durable, favorisant à l'âge adulte des comportements de dons plus fréquents et soutenus.
- L'empathie, l'altruisme et les attitudes positives envers les organismes caritatifs jouent un rôle clé dans le développement de ces comportements.
- Les approches pédagogiques les plus efficaces reposent sur des expériences concrètes, ancrées dans la réalité, qui amènent les jeunes à identifier un besoin, proposer une solution et réfléchir au sens de leur action.
- Le Québec présente un fort potentiel en matière d'empathie, mais accuse un retard quant aux dons monétaires, un écart que des interventions éducatives ciblées pourraient contribuer à combler.
Les résultats montrent ainsi que, si les Québécoises et les Québécois se distinguent par une grande sensibilité envers les autres, cette empathie ne se traduit pas encore pleinement en gestes philanthropiques concrets. L'étude souligne que des expériences significatives vécues dès le jeune âge peuvent favoriser le passage à l'action.
Des perspectives structurantes pour l'avenir
Afin de maximiser les retombées de ces travaux, Daniel Asselin, conseiller stratégique chez BNP Inspire et ancien directeur du développement philanthropique à la Fondation de l'Université de Sherbrooke, accompagnera la Fondation Famille Léger dans la mise en valeur des résultats auprès des milieux philanthropiques, éducatifs et gouvernementaux.
L'étude met également en évidence le rôle structurant que pourrait jouer la Fondation Famille Léger dans le développement d'un programme éducatif durable, fondé sur le modèle empathie-altruisme et aligné avec les priorités du milieu scolaire.
À propos de la Grande Campagne UdeS
Depuis sa fondation, l'Université de Sherbrooke se distingue par son esprit d'innovation et ses approches avant-gardistes. Fidèle à cette vision, elle déploie aujourd'hui la Grande Campagne de financement Choisir de changer l'avenir, la plus ambitieuse de son histoire avec un objectif de 250 M$. Cette campagne permettra de soutenir plus de 150 projets porteurs de solutions concrètes aux défis actuels et futurs.
Lien pour consulter le rapport exécutif de l'étude
Lien pour consulter le rapport intégral de l'étude
SOURCE Université de Sherbrooke

Renseignements : Geneviève Lussier, relations publiques et relations médias, Service des communications, Université de Sherbrooke, [email protected], 819 821-8000, poste 65472
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