Élections provinciales : face à la violence conjugale, l'inaction n'est pas une option
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Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale20 août, 2026, 06:30 ET
MONTRÉAL, le 20 août 2026 /CNW/ -- À la veille du déclenchement de la campagne électorale et au lendemain du 13e féminicide conjugal survenu au Québec, le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale interpelle à nouveau tous les partis, dans l'espoir que les plateformes politiques fassent de la lutte contre la violence conjugale un engagement de campagne. Pour alimenter le débat public, le Regroupement publie une brochure de revendications qui seront portées par nos maisons membres dans les différentes circonscriptions.
La violence conjugale coûte des vies, mais aussi la santé des femmes et des enfants. Derrière les 90 femmes et les 14 enfants tués en contexte de violence conjugale depuis 2020, il y en a des milliers d'autres qui subissent des conséquences dévastatrices : syndrome de stress post-traumatique, traumatisme craniocérébral, tentatives de suicide, dépression, troubles anxieux, sans parler de l'isolement, de la perte d'estime de soi, etc.
« Après 13 féminicides en contexte conjugal depuis le début de l'année, l'inaction n'est pas une option. On lance un appel aux partis, aux candidates et candidats : quels engagements êtes-vous prêts à prendre pour faire reculer la violence conjugale? » lance Annick Brazeau, présidente du Regroupement.
Enjeux politiques, réponses politiques
« Il faut s'attaquer à cet enjeu sous plusieurs angles : à la fois pour aider toutes les femmes au moment où elles ont besoin ; à la fois pour s'attaquer durablement aux racines de la violence conjugale et aux obstacles qui empêchent les femmes de s'en sortir » insiste Hélène Millier, porte-parole du Regroupement et directrice de la Maison des femmes de Baie-Comeau.
- Enjeu 1 : Les maisons d'aide et d'hébergement ne parviennent pas à aider toutes les femmes qui en ont besoin
Avec un taux moyen d'occupation avoisinant les 100% et des listes d'attente de 8 semaines pour les services sans hébergement, les maisons sont à pleine capacité. La solution devra passer par l'augmentation du nombre de places mais aussi par un rehaussement de leur financement afin d'offrir davantage de services et de garantir des conditions de travail à la hauteur de la tâche. Ce financement devrait aussi permettre d'ajuster les services pour les femmes et les enfants en situation de handicap ou encore pour les femmes allophones.
- Enjeu 2 : De nombreux obstacles nuisent à la sortie de la violence et à la défense des droits des victimes
Faciliter la sortie de la violence doit passer par des mesures d'accès à la justice et d'accès au logement, par des politiques de lutte à la pauvreté ainsi que par un financement adéquat du milieu communautaire. La formation des professionnels entourant les victimes est aussi un élément clé pour permettre de détecter et d'intervenir adéquatement face à la violence conjugale.
- Enjeu 3 : L'égalité des genres est mise à l'épreuve par des discours antiféministes
La circulation d'idées et de propos misogynes et masculinistes a un impact concret sur la vie des filles et des femmes, sur leur trajectoire individuelle et collective, et dans leurs relations intimes. L'antiféminisme est un terrain fertile pour la violence conjugale, car il rend possibles et acceptables des comportements de contrôle et de domination. En plus de larges campagnes de sensibilisation dès le plus jeune âge, le Regroupement réclame - aux côtés de nombreux organismes féministes - la création d'un ministère des Droits des femmes et de l'Égalité.
« La campagne électorale ne peut pas faire l'impasse sur la violence conjugale. Les Québecoises et les Québécois sont préoccupés, voire consternés, face à l'actualité en matière de violence conjugale et de féminicides. On s'attend à ce que le futur gouvernement et les futur.e.s député.e.s mettent les bouchées doubles. » conclut Annick Brazeau.
Lien vers la brochure : https://bit.ly/ElectionsViolenceConjugale
SOURCE Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale

Information et demandes d'entrevue : Fanny Guérin, responsable des communications et des relations de presse, [email protected] / 514 754-1057
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