Élections 2026 : l'Ordre propose des mesures concrètes pour améliorer l'accès aux services sociaux et communautaires
Nouvelles fournies par
Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec25 août, 2026, 07:35 ET
MONTRÉAL, le 25 août 2026 /CNW/ -- À l'approche des élections générales de 2026, l'Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec (ci-après « l'Ordre ») invite les partis politiques à faire des services sociaux et communautaires une priorité électorale, en s'engageant à mettre en œuvre des mesures concrètes pour améliorer l'accès aux services et le bien-être de la population québécoise.
« L'itinérance, la pauvreté, la violence faite aux femmes et la santé mentale ne peuvent plus être traitées comme des enjeux secondaires lors des campagnes électorales. Le Québec fait face à des crises sociales majeures qui touchent directement la dignité, la sécurité, la santé et le bien-être des personnes et des communautés. Il est donc plus que temps de donner à la population les services sociaux qu'elle mérite, et pour cela, il faut une vision, un leadership fort et des ressources. Pour y arriver, l'Ordre propose des solutions concrètes, pragmatiques et assez simples à mettre en œuvre », affirme Valérie Fernandez, T.S., présidente de l'Ordre.
D'abord, le prochain Conseil des ministres doit impérativement compter une ou un ministre responsable des services sociaux qui donnera une voix forte aux services sociaux au sein du gouvernement. Cette personne devrait hériter de la responsabilité de coordonner l'action gouvernementale face aux crises sociales et disposer d'un budget conséquent.
Des services sociaux accessibles sans rendez-vous, sans référence et sans diagnostic
Pour la protection et dans l'intérêt du public, l'Ordre estime que l'accès aux services sociaux et communautaires de proximité doit être amélioré en priorité. En ce sens, il propose notamment d'augmenter le nombre de ressources dans les CLSC pour former une première ligne forte offrant des services accessibles pour la population sans rendez-vous, sans référence et sans nécessairement de diagnostic précis.
Pour renforcer la première ligne sans fragiliser les équipes en place, il faudra compter sur un plus grand nombre de professionnelles et professionnels, déjà trop peu nombreux dans le réseau de la santé et des services sociaux. L'Ordre recommande donc d'augmenter les cohortes au Baccalauréat en travail social et de créer des programmes universitaires francophones en thérapie conjugale et familiale. Il invite aussi le prochain gouvernement à déployer, avec Santé Québec, des orientations visant à valoriser la pratique professionnelle en travail social et à mieux utiliser les ressources déjà à leur emploi. Cela passe notamment par le respect du jugement et de l'autonomie professionnelle des travailleuses sociales et travailleurs sociaux (T.S.), la création de plus de postes de T.S. et la mise en place d'incitatifs pour encourager les personnes formées en travail social à devenir ou redevenir membres de l'Ordre, notamment pour exercer les activités réservées.
Investir maintenant pour prévenir les ruptures sociales
Bien que la pauvreté et l'itinérance découlent de multiples facteurs, le revenu et le logement demeurent des leviers essentiels pour aider les personnes les plus démunies à retrouver leur dignité. C'est pourquoi l'Ordre joint sa voix à celle de nombreux partenaires du milieu communautaire afin de réclamer une hausse des prestations d'aide sociale, au minimum jusqu'au seuil de la mesure du panier de consommation, ainsi que des mesures destinées à améliorer la situation des personnes à faible revenu. L'Ordre réclame également un réinvestissement massif dans le logement social et communautaire sur le plan national et rappelle l'importance d'améliorer le financement à la mission des organismes communautaires, lesquels sont une composante majeure du filet social québécois.
« Les solutions existent. Ce qu'il faut maintenant, c'est le courage politique de les mettre en œuvre. Investir dans les services sociaux, c'est prévenir les crises, soutenir les personnes avant que les situations ne se détériorent et bâtir un Québec plus juste et plus humain », ajoute Mme Fernandez.
Découvrir plus en détail les cinq solutions proposées par l'Ordre
À propos de l'Ordre
L'Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec regroupe près de 17 000 membres. Son mandat est d'assurer la protection du public. Les T.S. œuvrent majoritairement dans le réseau de la santé et des services sociaux, mais également en milieu communautaire, en pratique autonome ainsi que dans les milieux de l'enseignement et de la recherche. Les quelque 300 T.C.F. exercent essentiellement dans le secteur privé, en pratique autonome, mais un certain nombre travaillent dans le réseau public sous d'autres titres d'emploi.
SOURCE Ordre des travailleurs sociaux et des thérapeutes conjugaux et familiaux du Québec

Contact : Stéphanie Napky-Couture, Conseillère principale en affaires publiques, 514 622-6050, [email protected]
Partager cet article