Dans son mémoire au gouvernement fédéral, Unifor qualifie la révision du Code du travail par le gouvernement de « globalement insuffisante » et de « fondamentalement viciée » English
TORONTO, le 26 mai 2026 /CNW/ - Unifor dénonce les préjugés du gouvernement à l'encontre des travailleuses et travailleurs dans le mémoire qu'il a déposé dans le cadre de la consultation d'Emploi et Développement social Canada sur la modernisation du cadre fédéral des relations de travail.
« Les suppositions qui sous-tendent cette consultation révèlent une profonde incompréhension du fonctionnement réel des relations de travail dans ce pays, a déclaré Lana Payne, présidente nationale d'Unifor. C'est le pouvoir des travailleuses et travailleurs de faire la grève qui oblige les employeurs à négocier. Des échéances fermes aident les deux parties à conclure une entente. Unifor a participé et continuera de participer de bonne foi à ce processus vicié, mais nous percevons les sous-entendus antisyndicaux qui parsèment les questions et les documents de référence du gouvernement. »
Le mémoire d'Unifor à la consultation de 35 jours du gouvernement fédéral sur les modifications au Code canadien du travail répondait aux 12 grands thèmes énoncés par le gouvernement, lesquels incluent notamment les délais de préavis de négociation et de grève, le recours à l'article 107 du Code, la santé et la sécurité, l'intelligence artificielle et l'automatisation, la classification erronée des travailleuses et travailleurs, et le transfert de contrats.
Dans son mémoire, Unifor note qu'il « négocie des conventions collectives presque tous les jours de la semaine à la grandeur du pays. La grande majorité de ces négociations […] mènent à la conclusion d'une convention collective. Le syndicat estime que, dans l'ensemble, les structures existantes fonctionnent. »
Le syndicat a critiqué le recours récent à l'article 107 pour mettre fin à des grèves légales et imposer un arbitrage exécutoire, imposant ainsi aux travailleuses et travailleurs une convention qu'ils n'ont pas négociée, une violation franche de la Charte canadienne des droits et libertés.
« Des négociations collectives libres et équitables sont le moteur du changement social, économique et politique au Canada, des valeurs qui sont plus essentielles à "l'intérêt national" que les désagréments temporaires découlant des rares conflits de travail que subissent les entreprises, a ajouté Lana Payne. Notre syndicat est à l'origine de la négociation d'un congé payé en cas de violence conjugale, une disposition vitale qui fait désormais partie de presque tous les codes du travail du pays. Le progrès ne se fait pas tout seul : ce sont les travailleuses et travailleurs qui le négocient. »
La Cour internationale de justice de La Haye a récemment affirmé que le droit de grève est une activité syndicale protégée par le droit international.
Treize sections locales d'Unifor représentant des travailleuses et travailleurs des secteurs du transport routier, ferroviaire, aérien et maritime, de l'énergie, des télécommunications et des médias ont également présenté des mémoires mettant de l'avant les perspectives des travailleuses et travailleurs de ces secteurs.
Unifor est le plus grand syndicat du secteur privé au Canada, représentant environ 320 000 travailleuses et travailleurs dans tous les grands secteurs de l'économie. Il est aussi le plus grand syndicat du secteur privé relevant du gouvernement fédéral, notamment dans les secteurs du transport routier, ferroviaire, aérien et maritime, des médias, de l'aérospatiale, de l'énergie et des télécommunications. Quelque 70 000 membres d'Unifor travaillent dans un secteur sous réglementation fédérale.
SOURCE Le Syndicat Unifor

Pour les demandes de renseignements des médias en anglais, veuillez communiquer avec Sarah McCue, représentante des communications d'Unifor, à [email protected] ou au 416 458-3307
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